3.4 Description de l'infestation par des insectes
Table
des mati�res - Pr�c�dente - Suivante
3.4.1 Infestation dans les champs par des
ravageurs des denr�es stock�es
3.4.2 Evolution de l'infestation due aux
insectes nuisibles au cours de la saison de stockage
3.4.3 R�partition de l'infestation au sein
des greniers
3.4.4 Infestation de teignes
3.4.5 Evolution de l'infestation caus�e par
les teignes
Les points pr�c�dents ont illustre le fait que c'�taient avant tout les insectes qui �taient responsables de la majeure partie des dommages et pertes caus�s dans les greniers des fermes.
Parmi les insectes responsables de ces infestations, les col�opt�res constituent le groupe le plus important du point de vue quantitatif. Les l�pidopt�res nuisibles n'ont jou� de r�le pr�dominant qu'au d�but seulement de la saison de stockage, et cela aussi bien du point de vue de leur nombre que de l'importance de leur potentiel de d�g�ts.
Particuli�rement dans les cas o� l'on avait affaire � un degr� d'infestation initial �lev� de la r�colte par des larves de l�pidopt�res, les ravageurs ayant succ�d� � ces derniers ont trouv� des conditions d'infestation et de d�veloppement favorables de sorte que les pertes intervenues dans les greniers ont �t� plus �lev�es que la moyenne, et ce malgr� la pr�sence d'une population d'insectes qui n'�tait que d'importance moyenne.
Le tabl. 21 rassemble les diff�rentes esp�ces trouv�es dans les greniers, du point de vue de leur distribution et de leur importance.
Tabl. 21: Liste des insectes trouv�s dans les greniers � mais des petits paysans
| Esp�ce | Distribution et importance |
| COLEOPTERA | |
| BOSTRICHIDAE | |
| Prostephanus truncatus (HORN) | nouvellement apparu se r�pand rapidement a partir du sud vers le nord (++++) |
| Heterobostrychus brunneus (MURRAY) | apparition isol�e dans des greniers soumis � l'enfumage de la r�gion d'Akposso, (-) |
| Xyloperthella guineensis (ROBERTS) | apparition isol�e dans du mais hybride, (-) |
| Rhyzopertha dominica (FABRITIUS) | apparition isol�e dans des greniers des r�gions montagneuses soumis � l'enfumage, (-) |
| Dinoderus minutus (FABRITIUS) | apparition r�guli�re dans des greniers de la r�gion d'Akposso soumis � l'enfumage, en partie (+) |
| CURCULIONIDAE | |
| Sitophilus zeamais (MOTSCH.) | apparition r�guli�re dans la totalit� des greniers, souvent en grand nombre (+++) |
| SILVANIDAE | |
| Cathartus quadricollis (GUER.) | apparition r�guli�re en grand nombre dans tous les greniers, (+) |
| Oryzaephilus mercator (FAUVEL) | apparition r�guli�re en nombre r�duit dans les greniers soumis � l'enfumage obligatoire (-) |
| Monanus concinullus (WALKER) | apparition isol�e dans des greniers non trait�s, (-) |
| Ahasverus advena (WALTL) | apparition isol�e dans des greniers non trait�s, (-) |
| Cryptolestes spp. | apparition r�guli�re dans presque tous les greniers, � la fin de la saison de stockage, (-) |
| NITIDULIDAE | |
| Carpophilus hemipterus (LINNE) | apparition r�guli�re |
| C. fumatus (BOHEMAN) | dans tous les greniers au d�but de la saison de stockage (larves), (+) |
| TENEBRIONIDAE | |
| Tribolium castaneum (HERBST) | apparition r�guli�re sur le mais hybride, dans presque tous les greniers, (+) |
| T. confusum (DU VAL) | apparition r�guli�re dans des greniers des r�gions montagneuses soumis � l'enfumage, (-) |
| TENEBRIONIDAE (suite) | |
| Palorus subdepressus (WOLLASTON) | apparition r�guli�re sur le mais hybride dans presque tous l�s greniers, (++) |
| Echocerus maxillosus (FABRITIUS) | apparition r�guli�re dans des greniers de la r�gion d'Akposso, en partie (+) |
| Alphitobius laevigatus (FABRITIUS) | apparition isol�e sur le mais hybride, (-) |
| A. viator (MULSANT et GODART) | apparition isol�e sur le mais hybride, (-) |
| ANOBIIDAE | |
| Lasioderma sericorne (FABRITIUS) | apparition isol�e dans certains greniers � enfumage obligatoire, (-) |
| LIMNICHIDAE | |
| Pelocherops sp. | D�couverte unique, sur du mais hybride (-) |
| CLERIDAE | |
| Korynetes sp. | D�couverte unique, sur du mais hybride (-) |
| PASSANDRIDAE | |
| Laemotmetus rhyzophagoides (WALKER) | D�couverte unique dans un grenier � enfumage obligatoire, (-) |
| COLYDIIDAE | |
| Synchita fairmairei (GROUVELLE) | D�couverte unique dans un grenier non trait�, (-) |
| ALLECULIDAE | |
| Alogista sp. | D�couverte unique, sur du mais hybride, (-) |
| ADERIDAE | |
| Aderus sp. | D�couverte unique, (-) |
| SCOLYTIDAE | |
| Hypothenemus crudiae (PANZER) | Apparition isol�e, dans des greniers non trait�s, (-) |
| PLATYPOIDAE | |
| Platypus linearis (STEPHENS) | D�couverte unique, sur du mais hybride, (-) |
| LEPIDOPTERA : | |
| PYRALIDAE | |
| Ectomyelois sp. | dans tous les greniers au d�but de la saison de stockage, partiellement en grand nombre (+++) |
| Ephestia sp. | peuvent �tre ais�ment confondus avec Ectomyelois sp,! Caract�ristique distinctive chez la larve: absence de couture sur la capsule c�phalique chez les Ectomyelois |
| PHYCITINAE | |
| Gen. et sp. indet. | apparition r�guli�re � la fin de la saison de stockage dans des greniers � enfumage de la r�gion d'Akposso, (-) |
| TORTRICIDAE | |
| Cryptophlebia leucotreta (MEYRICK) | au d�but de la saison de stockage, souvent en compagnie de Ectomyclois sp., (+) |
| COSMOPTERIGIDAE | |
| Pyroderces hemizopha (MEYRICK) | apparition isol�e dans la r�gion de Danyi |
| GALLERINAE | |
| Paralipsa gularis (ZELLER) | D�couvertes isol�es dans des greniers, durant la petite saison de stockage, (-) |
| TINEIDAE | |
| gen. et sp. indet. | D�couverte unique dans grenier � enfumage de la r�gion d'Akposso, (-) |
| BLASTBASIDAE | |
| Blastobasis sp. | D�couverte unique dans grenier de la petite saison de stockage, (-) |
| HYMENOPTERA | |
| BETHYLIDAE | |
| Rhapdepiris sp. | vers la fin des saisons de stockage, dans des greniers non trait�s et � enfumage facultatif |
| DIPTERA | |
| SCENOPINIDAE | |
| Gen. et sp. indet | vers la fin de la saison de stockage dans des �pis fortement infest�s |
| HETEROPTERA | |
| ANTHOCORIDAE | |
| Xylocoris (Proxylocoris) after (REUTER) | -"- |
| Xylocoris (Arrostelus) flavipes (REUTER) | -"- |
| ScoIoscelis sp. | -"- |
| ARACHNIDA | |
| PSEUDOSCORPIONES | |
| Gen. et sp. indet. | - " - |
(-) = insignifiant;
(+) = important;
(++) = tr�s important;
(+++) = dangereux;
(++++) = tr�s dangereux
Dans le but de conserver � ce tableau une plus grande clart� et une meilleure comparabilit�, les insectes nuisibles prenant part � l'�volution de l'infestation ont �t� rassembl�s par groupes. Leur abondance respective a �t� �tablie sur la base de 1000 grains.
3.4.1 Infestation dans les champs par des ravageurs des denr�es stock�es
D'une mani�re g�n�rale, tous les ravageurs des stocks concern�s ont �t� trouv�s d�j� sur les �chantillons pr�lev�s dans les champs, Comme le montreront les r�sultats ci-apr�s, l'�volution de l'infestation dans le grenier �tait fonction de l'importance de l'infestation initiale existant au moment de la mise en entrep�t. Etant donne que les �pis de mais ont �t� rentr�s dans le magasin soit imm�diatement, soit peu de temps apr�s la r�colte, il faut supposer que la grande majorit� des insectes observ�s au moment de la mise en magasin ont �t� introduits, avec la r�colte, des champs dans l'entrep�t.
L'importance de l'infestation sur pied �tait cependant nettement diff�rente selon qu'il s'agissait de la p�riode pr�c�dant la petite ou la grande saison de stockage. Avec un chiffre de 21,8 insectes/1000 grains, l'infestation sur pied constat�e � la fin de la petite p�riode de v�g�tation s'est av�r�e d�passer de loin le chiffre de comparaison de la grande p�riode de v�g�tation, qui n'�tait que d'l, 9 insecte/1000 grains.
L'�ventail de l'infestation constat�e � la fin de la petite p�riode de v�g�tation rassemblait la totalit� des esp�ces importantes, alors que les �chantillons de la grande p�riode de v�g�tation ne recelaient pour l'essentiel que 5. zeamais, C. quadricollis et des larves de Carpophilus hemipterus (LINNE), et de C. fumatus (BOHEMAN}.
On a pu en outre observer au niveau de l'infestation des diff�rences de nature aussi bien r�gionale que li�es aux diverses sortes de mais concern�es. Ainsi les �chantillons des r�gions montagneuses ne pr�sentaient-ils pratiquement pas d'infestation. Dans les �chantillons des r�gions de savanes, au contraire, et en particulier dans le mais hybride, on a r�guli�rement trouv� des ravageurs des stocks, et ce d�j� sur le mais sur pied.
3.4.2 Evolution de l'infestation due aux insectes nuisibles au cours de la saison de stockage
L'observation globale de l'infestation caus�e par les insectes (cf. tabl. 22 et fig. 19) montre que l'abondance d'insectes initiale de la petite saison de stockage, et cela en raison d'une infestation sur pied plus importante, pr�sentait par rapport � celle de la grande saison de stockage une diff�rence extr�mement significative quand on sait que la probabilit� d'erreur �tait �tait de p inf�rieure � 0,001 %. On a m�me pu d�montrer jusqu'au 50�me jour apr�s la ME � quel point a �t� diff�rente l'�volution des infestations respectives.
De mani�re globale, l'infestation caus�e par les insectes durant la petite saison de stockage a atteint en moyenne 101,4 insectes/1000 grains au 120�me JME, alors que les �chantillons de la grande saison de stockage ne recelaient au terme de la m�me p�riode que 76,2 insectes/1000 grains. Il n'a cependant pas �t� possible de fixer cette diff�rence avec certitude en raison du fait que la croissance des populations durant la grande saison de stockage a �t� 10 fois plus rapide.
A l'issue d'une p�riode de 180 jours la densit� d'infestation du mais avait atteint durant la grande saison de stockage 89,0 insectes/1000 grains.
Tabl. 22 : Tableau comparatif de la dynamique d�mographique des insectes nuisibles (nombre d'insectes pour 1000 grains) au cours de la grande et de la petite saison de stockage, en jours apr�s la mise en entrep�t (JME)
| JME |
GRANDE SAISON DE STOCKAGE | PETITE SAISON DE STOCKAGE | ||||||||
| n | x | +/- SD | min | max. | n | X | +/- SD | min. | max. | |
| (F) | 9 | 1.9 | 3.6 | 0.0 | 11.3 | 3 | 21.8 | 10.3 | 10.3 | 30.1 |
| E | 16 | 2.1 | 5.7 | 0.0 | 23.1 | 3 | 37.5 | 39.7 | 2.4 | 80.6 |
| 30 | 20 | 15.5 | 25.1 | 0.2 | 107.1 | 8 | 75.2 | 44.8 | 25.0 | 143.9 1 |
| 60 | 19 | 32.4 | 42.8 | 0.0 | 130.9 | 8 | 86.9 | 43.6 | 34.5 | 146.3 |
| 90 | 20 | 50.3 | 56.3 | 1.3 | 168.1 | 8 | 71.4 | 24.1 | 31.4 | 99.5 |
| 120 | 20 | 76.2 | 82.1 | 0.5 | 298.1 | 7 | 101.4 | 52.5 | 52.5 | 207.3 |
| 150 | 20 | 69.1 | 56.1 | 2.2 | 203.5 | - | - | - | - | - |
| 180 | 18 | 89.0 | 81.0 | 2.7 | 252.5 | - | - | - | - | - |
(F) = �chantillon pr�lev� dans les
champs, de 1 � 7 jours avant la r�colte
Au terme du 90 �me et du 150 �me jour apr�s la ME l'�volution des infestations survenues aussi bien au cours de la petite que de la grande saison de stockage a respectivement accus� une r�duction du nombre des insectes. Il s'est produit dans les deux cas un changement de pr�dominance d'esp�ce entre les deux ravageurs les plus importants du point de vue quantitatif: C. quadricollis et S. zeamais.
3.4.3 R�partition de l'infestation au sein des greniers
Lors de la totalit� des pr�l�vements d'�chantillons dans les greniers s�lectionn�s pour les tests, le probl�me qui se posait r�sidait dans le fait que ces pr�l�vements ne permettaient pas de se rendre compte de la situation r�gnant � l'int�rieur de ce grenier sans pour autant la modifier. C'est la raison pour laquelle la totalit� des �chantillons pr�lev�s selon la m�thode d�crite donnent une image qui ne vaut que pour ces seuls �chantillons Ceci veut dire que si l'on consid�re les choses de mani�re rigoureuse, on ne peut en tirer que des conclusions r�duites quant � l'�tat de l'infestation et celui des pertes dans le grenier.
Etant donn� les pr�misses existantes, � savoir que les denr�es stock�es subissent par trois canaux diff�rents l'infestation des insectes nuisibles (infestation de la r�colte sur pied, mauvaises conditions d'hygi�ne dans le local d'entreposage au moment de la mise en magasin, et enfin p�n�tration d'insectes venus de l'ext�rieur durant la p�riode de stockage), et sachant d'autre part que le dernier mode d'infestation cit� est aussi le plus significatif, il devrait �tre possible d'�tablir une gradation de l'infestation � l'int�rieur de l'entrep�t.
Dans le but d'�claircir cette question, les �chantillons pr�lev�s au cours de la seconde p�riode d'enqu�te l'on �t� exclusivement � partir de la couche sup�rieure. On pouvait en effet supposer que les couches sup�rieures �taient relativement bien prot�g�es contre l'intrusion des insectes par le toit de paille. Gr�ce aux pr�l�vements effectu�s par les paysans au cours de la p�riode de stockage, il devait s'av�rer par ailleurs possible d'obtenir �galement des �chantillons repr�sentatifs � partir de l'int�rieur du grenier.
Dans un souci de contr�le, on a proc�d� en outre � l'�rection sur le terrain m�me de la P.V. de quatre greniers de construction typique, qui ont permis une observation directe de l'int�rieur d'un entrep�t togolais
L'examen des r�sultats du test "t" a montr� qu'il n'�tait pas possible de mettre en �vidence des diff�rences d'infestation dans les greniers test�s, et cela ni d'un point de vue sectoriel, ni au niveau de diff�rences �ventuelles entre les couches ext�rieures et les couches centrales des greniers L'intensit� moyenne d'infestation relev�e au sein des couches ext�rieures �tait de 110,4 insectes pour 1000 grains. Le nombre d'insectes nuisibles recens� au centre, 95,0 insectes pour 1000 grains, n'�tait que tr�s l�g�rement inf�rieur. L'examen du nombre de S. zeamais n'a pas fourni de r�sultat contraire,
Ainsi que le montre la fig. 20, il n'a �t� possible de mettre en �vidence des diff�rences d'infestation que dans les greniers soumis aux contr�les, et ce avec une probabilit� d'erreur de 0,05 %. La pr�sence des insectes au sein des couches ext�rieures �tait ainsi, avec un chiffre de 365,3 unit�s pour 1000 grains, de 35 % sup�rieure � ce qu'elle �tait au centre, � savoir 236,1 insectes pour 1000 grains. On n'a pas constat� de diff�rences quant � la composition de l'�ventail des esp�ces.
L'infestation de la r�colte de mais par des larves de teignes constitue dans certaines r�gions du Togo un grave probl�me. Si les teignes ne jouent pas un r�le important du point de vue quantitatif par rapport aux insectes nuisibles, on ne saurait cependant du fait de leur grande voracit�, sous-estimer leur importance quant au volume ult�rieur des dommages.
Leurs puissantes mandibules leur permettent de percer les spathes prot�geant l'�pi Ils offrent ainsi une porte d'entr�e dans le grain aux insectes nuisibles qui les suivront. On a fr�quemment d�cel� leurs trous de forage � la pointe des �pis, sous le point d'attache des spathes (infestation sur pied), ainsi qu'� la base de l'�pi (infestation en entrep�t). A partir de l�, ils s'introduisent par forage dans l'�pi et d�vorent les germes des grains, creusant en cela une galerie parall�le aux rang�es de grains.
Les esp�ces les plus fr�quemment repr�sent�es �taient une Ectomyelois sp. ainsi que Cryptophlebia leucotreta (MEYRICK). Ces deux esp�ces ne sont pas � consid�rer � proprement parler comme des ravageurs des stocks. Elles ne sont pas en mesure de se d�velopper int�gralement dans le grenier et de s'y reproduire, mais disparaissent au contraire souvent, et presque totalement au bout de quelques semaines Vu qu'elles ont �t� principalement observ�es sur les fruits des citrus, des amandes et du caroubier (BALACHOWSKY, 1972, et HILL, 1982), elles sont � ranger en priorit� au nombre des ravageurs op�rant � l'ext�rieur, mais susceptibles d'infester �galement le mais, et ayant �t� introduites dans l'entrep�t par hasard, avec la r�colte.
Dans la mesure o� C. leucotreta avait par rapport � Ectomyelois sp. une importance moindre du point de vue quantitatif, nous renoncerons dans la suite � traiter de l'infestation caus�e par cette esp�ce.
3.4.5 Evolution de l'infestation caus�e par les teignes
En comparaison des �chantillons pr�lev�s dans les champs avant la grande saison de stockage, et qui contenaient 21,1 animaux pour 100 �pis, l'infestation constat�e avant la petite saison de stockage s'est r�v�l�e de 4 � 5 fois plus forte, avec un total de 97,7 mites pour 100 �pis. La part la plus �lev�e �tait dans les deux cas repr�sent�e par les larves de teignes, avec + de 80 %.
L'�volution de l'infestation due � Ectomyelois sp. durant la grande et la petite saison de stockage est illustr�e au tabl. 23, ainsi qu'aux fig. 21 et 22.
Fig. 21: Evolution de l'infestation due � Ectomyelois au cours de la grande saison de stockage
Fig. 22: Evolution de l'infestation due � Ectomyelois aucours de la petite saison de stockage
On a observ� au cours des deux premiers mois de la grande saison de stockage une progression de 74 % du nombre des teignes, ce nombre passant de 31,9 � 54,5 teignes pour 100 �pis. Plus de 80 % de l'ensemble des formes se trouvaient encore au moment de cette phase au stade larvaire. Apr�s le point maximum d'infestation, intervenu au 60�me jour apr�s la ME l'intensit� de l'infestation a d�cru de mani�re continuelle jusqu'au 180�me jour apr�s la ME, pour descendre � cette date � 9,0 Ectomyelois sp. pour 100 �pis. Au fur et � mesure du recul de l'infestation, le nombre des larves a diminu� au profit de celui des imagos.
Le nombre r�duit des nymphes trouv�es dans les �chantillons indique que les larves quittent le substrat pour effectuer leur nymphose. En revanche, les larves qui se trouvaient dans les �pis des couches centrales et n'avaient ainsi aucune possibilit� de quitter l'entrep�t, ont �t� contraintes de se d�velopper compl�tement � l'int�rieur de celui-ci.
Le nombre maximum d'animaux adultes a �t� trouv� au 120�me jour apr�s la ME, avec une moyenne de 13,0 par �chantillon de 100 �pis. La plupart des imagos �taient morts ou pr�sentaient de fortes d�formations des ailes,
Tabl. 23: Tableau comparatif de la dynamique d�mographique de Ectomyelois sp.(nombre d'animaux pour 100 �pis) au cours de la grande et de la petite saison de stockage, en jours apr�s la mise en entrep�t (JME)
| JME | GRANDE SAISON DE STOCKAGE | PETITE SAISON DE STOCKAGE | ||||||||
| N | x | +/- SD | min. | max. | n | X | +/- SD | min | max. | |
| (F) | 9 | 21.1 | 24.5 | 1 | 82 | 3 | 97.7 | 117.8 | 18 | 233 |
| E | 16 | 31.9 | 50.2 | 2 | 205 | 3 | 137.7 | 129.5 | 35 | 281 |
| 30 | 20 | 49.0 | 93.8 | 0 | 364 | 8 | 53.9 | 75.8 | 3 | 206 |
| 60 | 19 | 54.5 | 100.0 | 0 | 353 | 8 | 4.8 | 3.9 | 0 | 11 |
| 90 | 20 | 32.3 | 41.6 | 0 | 148 | 8 | 1.3 | 1.4 | 0 | 4 |
| 120 | 20 | 26.9 | 46.2 | 0 | 205 | 7 | 6.6 | 7.6 | 0 | 19 |
| 150 | 20 | 16.3 | 35.7 | 0 | 140 | - | - | - | - | - |
| 180 | 18 | 9.0 | 20.2 | 0 | 84 | - | - | - | - | - |
(F) = �chantillon pr�lev� dans le champ, de 1 � 7 jours avant la r�colte.
L'infestation maximale survenue durant la petite saison de stockage a �t� observ�e d�j� au moment de la mise en entrep�t. On a alors compt� 137,7 animaux pour 100 �pis, c'est-�-dire un nombre tr�s nettement sup�rieur au nombre correspondant pour la saison principale. L� aussi, les larves deteignesrepr�sentaient avec plus de 80 % de l'�ventail d'infestation le pourcentage le plus �lev� En raison du fait que l'on conserve fr�quemment les �pis de mais en vrac pendant la saison secondaire, les mites avaient rencontr� des conditions plus favorables pour pouvoir quitter le substrat que celles offertes dans un grenier de la grande saison de stockage, dans lequel le mais est dispos� bien en ordre. Ceci a eu pour r�sultat une diminution rapide du nombre de Ectomyelois apr�s la mise en entrep�t, ce nombre tombant alors � un minimum de 1,3 animaux pour 100 �pis.
Il n'a pas �t� mis en �vidence d'influence annuelle quant � l'intensit� et � l'�volution de l'infestation caus�e par Ectomyelois sp.