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2. Mat�riels et m�thodes

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

2.1 S�lection des exploitations-pilotes
2.2 Inventaire de l'�tat des pertes avant la r�colte
2.3 Pr�l�vement d'�chantillons
2.4 Calcul des pertes relatives en poids

2.1 S�lection des exploitations-pilotes

En raison de la situation (par ex. absence de donn�es relatives � la r�partition globale des surfaces, ou donn�es impr�cises, disposition des paysans � coop�rer, �tendue du territoire objet de l'enqu�te, possibilit�s d'acc�s aux exploitations toute l'ann�e), il n'a pas �t� possible d'op�rer une s�lection repr�sentative des entreprises-pilotes qui aurait permis de proc�der � une description exacte de l'�tat des pertes subies dans les greniers traditionnels de stockage du mais au Togo.

Afin de donner malgr� tout une id�e aussi r�aliste que possible de l'�tat des pertes dans les greniers � mais traditionnels, il a �t� tenu compte, lors de la s�lection des entreprises-pilotes dans les r�gions togolaises de culture du mais, de la totalit� des facteurs g�ographiques typiques, et par l�-m�me des aspects climatiques ou relevant des techniques de stockage. On a par ailleurs aussi bien r�pertori� les esp�ces locales que les esp�ces hybrides.

N'ont �t� consid�r�s comme greniers traditionnels que ceux dans lesquels le mais �tait stock� en �pis, avec les spathes, et dans lesquels n'�tait utilis� aucun proc�d� physique ou chimique modernes visant � la protection des denr�es stock�es. Les greniers qui avaient �t� au contraire, selon les traditions, trait�s � la cendre ou � la fum�e, faisaient �galement l'objet de l'enqu�te.

La s�lection des entreprises-pilotes a �t� op�r�e conjointement avec des repr�sentants de l'Institut de Recherches Agronomiques Tropicales (IRAT). Parmi les 32 exploitations contact�es, on en a trouv� finalement 15 pour la premi�re r�colte, et 8 pour la seconde r�colte, dans lesquelles les chefs d'exploitation se soient port�s garants d'une collaboration suivie et sans heurts. Apr�s d�termination du temps de travail n�cessaire au pr�l�vement d'�chantillons et � leur analyse, on a proc�d� parmi les 23 exploitations restantes au tirage au sort de 10 d'entre elles, en vue de l'analyse de la premi�re r�colte stock�e, et de 4 autres exploitations pour l'analyse de la seconde r�colte. On a retenu dans chacune des entreprises un entrep�t de mais (entrep�t de marchandises pour la consommation ou la consommation/vente).

A la suite de la premi�re apparition de P. truncatus au Togo, en janvier 1984 (HARNISCH et KRALL, 1984), on a �galement int�gr� au programme trois greniers infest�s par ce ravageur, Outre le probl�me particulier de la propagation interne des ravageurs � l'int�rieur de l'entrep�t, il a �t� proc�d� au cours de la seconde ann�e d'enqu�te � l'�rection, sur le terrain du service de Protection des V�g�taux (P.V.). � Lom�-Cacaveli, de quatre greniers de construction traditionelle "Ebli-Va", d'une capacit� en �pis de 500 kg chacun,

La r�partition locale des greniers examin�s a �t� �tablie en fonction des crit�res indiqu�s ci-apr�s (cf. fig. 1 et 2):

Figure 1: Carte du relief de la R�publique du Togo

N� d'entrep. Lieu Pr�fecture Crit�res de s�lection
Entrep�ts de la 1�re r�colte:
V 1-4 Lom�-Cacaveli du Golfe Type: Ebli-Va
Esp�ce: locale
Pr�cipit.: 900-1000 (mm/an)
Traitement: n�ant
VI A Gbonv� du Golfe Type Ebli-Va
Infestation par P. truncatus
VI D Klubaten " Esp�ce: locale
VI C Hlankope " Pr�cipit: 900- 1000 (mm/an)
Traitement: n�ant
I D Ah�p� Ap�dom� Yoto Type: Ebli-Va
I C Afikou-Kondji " Esp�ce: hybr. (NH,-F) Pr�cipit.:1200-1300 (mm/an)

Situation g�ogr.:
Terre de Barre
Traitement: n�ant
2 r�coltes de mais/an

  B Togodo "
II A Djemini Haho Type:
      Ebli-Va (avec
II B Mangotigom� " passages pour stockage dans la maison
II C Tsagba " Esp�ce: locale Pr�cipit.:1200-1300 (mm/an)
Situation g�ogr.:
Savanne guin�enne
Traitement: �pandage de cendre de bois 2 r�coltes de mais/an
III A Danyi K�t�m� Kloto Type: enfumage obligatoire au-dessus du foyer, dans la maison
Esp�ce: locale
Pr�cipit. 1400-1500 (mm/an)
Situation g�ogr.: for�t m�sophile
Moyenne inf. � 400 m au dessus du niv. de la mer Une r�colte de mais/an
III B Dzogb�gan "
IV D B�nali Wawa Type: enfumage au-dessus du foyer, � l'ext�rieur de la maison (facultatif)
Esp�ce: locale
Pr�cipit,: 1400-1600 (mm/an)
Situation g�ogr.: for�t m�sophile, 400 m au-dessus du niv. de la mer en moyenne.
Une r�colte de mais/an
IV B Kokukope "
Entrep�ts de la seconde r�colte
I BB Togodo Yoto Type:*) Ebli-Va,
I CC Afikou-Kondji " stockage en corbeilles ou en vrac dans la maison
Esp�ce: locale
Traitement: n�ant
II AA Djemini Haho  
Il BB Mangotigom�    

*) En raison de rendements souvent tr�s faibles, les m�thodes de stockage de la seconde r�colte �taient susceptibles de varier entre les trois types au cours d'une m�me p�riode de stockage.

Figure 2. Greniers � mais typiques au Togo

2.2 Inventaire de l'�tat des pertes avant la r�colte

Il a �t� possible de pr�lever, avant le commencement de la saison de stockage de la seconde p�riode de l'enqu�te, des �chantillons permettant d'examiner l'�tat des �pis et la situation de l'infestation caus�e par les ravageurs des denr�es stock�es. Les �chantillons ont �t� pr�lev�s dans un champ dont la r�colte �tait destin�e � �tre stock�e. Pour ce faire, on a travers� le champ en diagonale et pr�lev� 100 �pis, � droite et � gauche du chemin emprunt�. De mani�re � ce que le pr�l�vement puisse s'effectuer � intervalles r�guliers sur la totalit� du trajet, on a tout d'abord arpent� celui-ci, sous la conduite du paysan, avant de proc�der au pr�l�vement effectif, mesur� la longueur du trajet parcouru d'apr�s le nombre de pas effectu�, et enfin divis� la longueur ainsi obtenue par le nombre d'�pis que l'on voulait pr�lever.

2.3 Pr�l�vement d'�chantillons

En commencent dans la mesure du possible d�s le d�but de la mise en entrep�t, on a pr�lev� dans chaque grenier 100 �pis en spathes, et ce � intervalles d'environ 4 semaines. Ces �pis ont �t� empaquet�s individuellement dans des sachets de plastique num�rot�es et exp�di�s au laboratoire aux fins d'analyse. Le nombre d'�pis pour chaque �chantillon a �t� fix� � 100 en raison de l'h�t�rog�n�it� consid�rable des �pis quant � leur taille, le nombre des grains les composant, et enfin la r�partition de l'infestation.

Les fermiers ont re�u � titre de d�dommagement 10 F CFA (O 07 DM) par �pi pr�lev�. Ils ont en outre r�cup�r� leurs c�r�ales apr�s analyse, lors de la visite suivante.

Selon un conseil dispens� par l'IRAT (Institut de Recherche Agronomique Tropicale) et la P V. (Service de la Protection des V�g�taux) (1982), les �pis pr�lev�s au cours de la premi�re partie de l'enqu�te l'ont �t� � partir de tous les endroits accessibles du grenier, � savoir sous le toit de paille et dans les couches situ�es sur les bords.

Etant donn� que cette technique de pr�l�vement �tait susceptible d'aboutir � collecter de gros �pis en surnombre, et cela en raison du mode de construction particulier du type de grenier Ebli-Va, les �pis pr�lev�s au cours de la seconde p�riode l'ont �t� exclusivement par le dessus.

Pour ce faire il fallait construire le toit de paille de telle fa�on que l'on puisse l'�ter sans difficult� � chaque pr�l�vement, de mani�re � pouvoir �galement atteindre plus ais�ment les couches centrales.

Sch�ma de pr�l�vement des �chantillons durant la seconde ann�e d'enqu�te (cf. figure 3):

Figure 3:Sch�ma de pr�l�vement des �pis dans les greniers

Cette m�thode de pr�l�vement n'�tait pas seulement destin�e � livrer un assortiment d'�chantillons plus homog�ne, mais �galement, gr�ce � la d�termination pr�cise de l'emplacement originel des �pis pr�lev�s, des donn�es concr�tes sur la propagation des ravageurs dans le grenier

2.4 Calcul des pertes relatives en poids

2.4.1 M�thode du comptage et du pesage (MCP)
2.4.2 M�thode du poids volumique standard (MPVS)
2.4 3 M�thode du poids de 1.000 grains (MPMG)
2.4.4 M�thode du poids des �chantillons (MPE)

Au cours des deux ann�es qu'a dur� l'enqu�te, on a test� dans le cadre des essais sur le terrain quatre m�thodes de calcul des pertes quantitatives relatives afin d'en d�terminer le degr� de comparabilit�, d'exactitude, ainsi que le caract�re pratique de leur utilisation.

  1. M�thode du comptage et du pesage (MCP) (Anon. 1969)
  2. M�thode du poids volumique standard (MPVS), d'apr�s ADAMS et SCHULTEN (1978)
  3. M�thode du poids de mille grains (MPMG), d'apr�s PROCTOR et ROWLEY (1983)
  4. M�thode du poids des �chantillons (MPE)

Les m�thodes a. et b. ont �t� utilis�es durant la totalit� des deux ann�es d'enqu�te pour l'analyse des pertes pr�sent�es par les �chantillons provenant de la l�re r�colte. Etant donn� que les secondes r�coltes �taient d�j� trop fortement infest�es au moment de leur mise en entrep�t, il n'a pas �t� possible de pr�lever d'�chantillons mod�les afin de d�terminer l'importance des pertes, ce qui a �galement rendu caduque une analyse fond�e sur les m�thodes b. et c.

En raison des probl�mes particuliers pos�s par la d�termination des pertes dans les greniers infest�s par P. truncatus, on a �labor� la m�thode d., qui s'appuie sur celle d�crite par HAYWARD (1983), et qui est destin�e � la d�termination des pertes provoqu�es par l'infestation de Trogoderma sur le millet. Cette m�thode n'a �t� appliqu�e que dans les greniers de la R�gion IV, qui pr�sentaient une infestation par P. truncatus.

Les changements intervenant au niveau du taux d'humidit� des grains entra�nent des modifications de poids qui masquent les pertes de poids r�elles. C'est la raison pour laquelle la totalit� des calculs de d�termination des pertes quantitatives relatives fait r�f�rence � la mati�re s�che (MS).

2.4.1 M�thode du comptage et du pesage (MCP)

Pour la m�thode du comptage et du pesage, on a r�pertori� et examin� chacun des �pis constituant les �chantillons de 100 unit�s. Apr�s avoir �t� les spathes, on a proc�d� pour chaque �pi au comptage des grains, qui �taient de toute �vidence fortement ab�m�s, ou dont l'int�rieur avait �t� d�vore, avant de s�parer avec pr�caution ces m�mes grains de leur rafle. Cette premi�re fraction a �t� nettoy�e au moyen d'un tamis de 3 mm et de 1 mm, afin d'en extraire les impuret�s, la farine r�siduelle r�sultant des d�g�ts alimentaires, ainsi que les insectes, puis pes�e avec exactitude (pr�cision: 0,1 9) sur une balance de pr�cision de la marque Satorius (n� 1213 MP). Les grains restants ont �t� ensuite d�tach�s, pour �tre examin�s aux fins d'y d�celer d'�ventuels sympt�mes d'infestation, et enfin r�partis en deux fractions, d'un c�t� les grains endommages (l�re fraction), de l'autre les grains intacts (2�me fraction). Apr�s tamisage des impuret�s et des insectes, les deux fractions ont �t� recens�es num�riquement et pes�es, puis additionn�es entre elles. Les grains intacts, ainsi que les grains peu endommages, ont �t� d�nombr�s au moyen d'un appareil � compter les grains de la marque Pfeuffer, le "NUMIGRAL Durant Solid State 1800".

Le but de ce triple fractionnement de la partie grains �tait de d�terminer avec pr�cision la relation nombre/poids en excluant les grains bris�s.

A la suite de l'inventaire des parties de grains endommag�es et non endommag�es du point de vue de leur nombre et de leur poids, on a pu d�terminer les d�g�ts et pertes selon les formules suivantes:

A = nombre total de grains
B = nombre de grains infest�s *)
C = nombre de grains non infest�s
D = poids des grains infest�s *) (g)
E = poids des grains non infest�s (g)

*) B et D peuvent �tre subdivis�s suivant la cause de l'infestation: insectes, champignons et rongeurs

Cette m�thode rendait superflue la d�termination du taux d'humidit� des grains pour le calcul des pertes de poids de MS, car le calcul des pertes constat�es au niveau de chacun des �chantillons r�sultait de la comparaison entre la valeur standard interne des grains intacts et celle des grains endommag�s, le taux d'humidit� respectif n'ayant aucune influence sur le r�sultat.

On ne dispose jusqu'� pr�sent que d'une exp�rience modeste en ce qui concerne cette m�thode. La plupart des �chantillons trait�s suivant cette m�thode ne d�passaient pas en g�n�ral plus de 100 � 1000 grains (ADAMS et SCHULTEN, 1978). Dans le cas qui nous occupe, il a �t� proc�d� au comptage unitaire des grains de chacun des 100 �pis constituant un �chantillon, ce qui correspond au traitement de 20 � 35.000 grains par �chantillon.

La m�thode du comptage et du pesage est relativement ais�e � appliquer, et cela � tout moment durant la p�riode de stockage, lorsque l'on veut estimer l'�tat actuel des dommages et des pertes car elle dispense du standard externe que constitue le pr�l�vement d'un �chantillon standard au d�but de la p�riode de stockage aux fins d'estimation des pertes, et ne n�cessite qu'un mat�riel r�duit.

Mat�riel n�cessaire:

2.4.2 M�thode du poids volumique standard (MPVS)

En ce qui concerne le calcul des pertes selon la m�thode du poids volumique standard, il a fallu �tablir une ligne de base, propre � chacun des greniers. Cette ligne de base repr�sente la relation entre le taux d'humidit� du grain et son poids volumique correspondant de mati�re s�che (poids de MS). La ligne de base a permis par la suite l'estimation des pertes en pourcentage de MS.

L'�tablissement de cette ligne de base a exig�, au d�but de la p�riode d'enqu�te, la confection d'un �chantillon standard d'un poids minimum de 5 kg de mati�re humide (MH) de grain (ce qui correspond au grain de 100 � 150 �pis), compos� de grains absolument exempts d'infestation et d�barrass�s de toute impuret�. Le moment optimal pour le pr�l�vement d'�chantillons se situait durant la p�riode de stockage.

Cet �chantillon global a �t� divis� en 5 sous-�chantillons d'1 kg chacun, et conserv� pendant quatre semaines dans deux r�cipients de verre afin de d�celer une �ventuelle infestation interne. Les r�cipients dans lesquels se d�clarait au cours de la p�riode d'observation une infestation de ravageurs ont �t� �cart�s et �ventuellement remplac�s par d'autres. On a ensuite proc�d� par humidification ou ass�chement des sous-�chantillons � la r�gularisation du champ de variation du taux d'humidit� du grain pr�visible pour la p�riode de stockage � venir. Si le taux d'humidit� du grain oscillait par ex. entre 10 et 18%, il fallait alors fixer le taux d'humidit� du grain des �chantillons � 10, 12, 14, 16 et 18%.

Pour ass�cher les sous-�chantillons jusqu'� ce qu'ils aient atteint un certain contenu en eau, les grains ont �t� �tal�s sur une soucoupe et conserv�s dans un endroit chaud et bien a�r�. On avait en l'occurrence le choix entre un s�choir bien ventil�, dans lequel la temp�rature ne devait pas d�passer 35�C, et un endroit sec et propre, en plein air et suffisament expos� � l'ensoleillement et au vent. Il a �t� proc�d� � intervalles r�guliers au contr�le de l'humidit� du grain d'un �chantillon refroidi, jusqu'� ce que ce dernier ait atteint le taux d'humidit� d�sir�.

L'addition d'une quantit� d'eau calcul�e au pr�alable a permis de conf�rer au sous- �chantillon l'humidit� d�sir�e.

La quantit� d'eau n�cessaire a �t� calcul�e � partir de la formule suivante:

% = quantit� d'eau n�cessaire (en g ou ml)
A = poids du grain (g)
B = humidit� d�sir�e (%)
C = humidit� actuelle (%)

Apr�s qu'elle ait �t� calcul�e et pes�e, la quantit� d'eau n�cessaire a �t� rajout�e au grain, bien m�lang�e, et celui-ci a �t� conserv� durant deux semaines au r�frig�rateur par une temp�rature de 5�C, afin de pr�venir la formation de moisissures Pour permettre une humidification homog�ne des grains, il a fallu, durant la p�riode d'humidification, proc�der quotidiennement au m�lange soigneux des sous-�chantillons.

La m�thode la plus pratique s'est av�r�e �tre celle qui consiste � laisser s�cher les sous-�chantillons lentement et en douceur, jusqu'� ce qu'il ait atteint un taux d'humidit� inf�rieur au minimum pr�visible, pour r�gler ensuite, � partir de cette humidit� de base, et par addition d'eau, le taux d'humidit� d�sir� dans chaque cas.

Les mesures du taux d'humidit� ont �t� effectu�es conform�ment aux prescriptions, au moyen de l'humidim�tre "HOH-Expre� HE 30" (St� Pfeuffer).

Apr�s stabilisation des 5 sous-�chantillons aux taux d'humidit� d�finis en vue de l'�tablissement de la ligne de base, on a d�termin� � l'aide d'une �prouvette gradu�e d'l 1 le poids volumique moyen de chacun des sous-�chantillons (cf. fig. 4).

La conversion du poids de MH en poids de MS a �t� effectu�e selon la formule:

A = poids volumique de MH (9)

B = taux d'humidit� du grain (%)

Fig.4: Eprouvette gradu�e servant � d�terminer le poids volumique (d'apr�s ADAMS et SCHULTEN, 1978).

En partant des taux d'humidit� d�finis et des poids volumiques de MS respectivement calcul�s, on a pu �tablir pour chacun des greniers observ�s une ligne de base caract�ristique [cf. fig. 5).

Apr�s avoir �t� nettoy� au pr�alable (tamisage des particules de grain inf�rieures � 1 mm de diam�tre), l'�chantillon de travail (100 �pis) pr�lev� dans le grenier � la date % a �t� divis� au moyen d'un s�parateur d'�chantillon en trois fractions � peu pr�s �gales. A partir du poids volumique de MH fix� pour chacune de ces fractions, on a ensuite d�termin� le poids volumique moyen de MS.

A partir de la diff�rence de poids entre l'�chantillon de travail et la ligne de base des taux d'humidit� correspondants, il a �t� proc�d� au calcul de la perte de poids de MS selon la formule suivante:

A = poids de MS sur la ligne de base pour une humidit� correspondante (g)
B = poids de MS de l'�chantillon de travail � la date % (g)

Fig.5: Exemple de ligne de base pour le poids de mati�re s�che d'un volume d�fini, avec des taux d'humidit� de grain diff�rents. (D'apr�s ADAMS et SCHULTEN, 1978, modifi�)

Mat�riel n�cessaire:

2.4.3 M�thode du poids de 1.000 grains (MPMG)

Comme pour la m�thode du poids volumique standard, la m�thode du poids de 1.000 grains fait �galement intervenir un �chantillon standard de grain pour le calcul des pertes.

C'est en l'occurrence le poids moyen de MS d'un �chantillon de grain de 1.000 unit�s, d�termin� � partir de trois �chantillons pr�lev�s au hasard parmi l'�chantillon standard d�j� pr�par� pour la m�thode du poids volumique qui a servi d'�talon pour l'appr�ciation des pertes enregistr�es au niveau des �chantillons de travail de 1.000 grains aux dates %. Les trois sous-�chantillons, d'env. 1.000 grains chacun, constitu�s � la date % � partir de l'�chantillon de grain de 100 �pis nettoy�, et divis�s � l'aide du s�parateur d'�chantillons, ont �t� d�nombr�s et, apr�s avoir mesur� le taux d'humidit� du grain, on a d�termin� le poids moyen en MS de 1.000 grains.

Les pertes de poids de MS ont �t� calcul�es au moyen de la formule suivante:

A = poids de MS de l'�chantillon standard de 1.000 grains (g)
B = poids de MS de l'�chantillon de travail de 1.000 grains � la date %.

Le probl�me particulier qui s'est pr�sent� dans le cadre de cette m�thode r�sidait dans l'appr�ciation des fractions de grain bris� au sein des �chantillons de travail. Etant donn� qu'un pourcentage �lev� de grains bris�s est susceptible d'entra�ner une surestimation des pertes (si l'on assimile une particule � un grain), les particules de grain bris� de plus d'l mm ont �t� class�es en trois tailles diff�rentes (moins du 1/8 d'un grain intact, 1/8 � 1/4 d'un grain intact, et 1/4 � 1/2 d'un grain intact), le nombre correspondant de particules �tant compt� pour un grain entier. Lors de l'appr�ciation des particules de grain, il a �t� �galement tenu compte du degr� d'endommagement de l'endosperme.

L'inventaire des grains bris�s a �t� effectu� selon le sch�ma suivant:

Classe Nombre de particules
1 8-4
2 4-2
3 2-1

Mat�riel n�cessaire:

2.4.4 M�thode du poids des �chantillons (MPE)

En ce qui concerne la d�termination des pertes cons�cutives � une infestation du grenier par P. truncatus, il a fallu utiliser ici d'autres m�thodes, et cela en raison des dommages typiques caus�s par cet insecte.

Dans les m�thodes a. � c., la d�termination de la perte de poids �tait fond�e sur le grain unitaire, dont on mesurait le degr� de transformation � la suite d'une infestation par un parasite, ceci en prenant pour base de comparaison le grain intact.

Cette forme d'�valuation ne pouvait plus �tre utilis�e dans le cas d'une infestation caus�e par P. trancatus. Cet insecte d�vore en effet aussi bien le grain que la tige, et laisse de telles quantit�s de farine que l'on ne peut m�me plus, lorsque l'infestation augmente, reconna�tre la silhouette des grains, ce qui supprime toute possibilit� d'estimation (cf. fig. 6). Il devient par l�-m�me impossible d'identifier les grains endommag�s sur l'�pi, sur la base des parties vides. L'estimation de ces pertes selon la MCP ou la MPVS sur la base des grains identifiables restants, ou encore sur celle des parties manquantes, conduirait en cas d'augmentation de l'infestation par P. truncatus � une forte sous-estimation des pertes.

C'est ainsi qu'a �t� �labor�e la m�thode du poids des �chantillons, qui est calqu�e sur la m�thode d'HAYWARD (1983) destin�e � d�terminer les pertes en millet occasionn�es par une infestation de Trogoderma.

Ce proc�d� fait �galement intervenir un standard externe lors du calcul des pertes (cf. fig. 7). Pour effectuer les examens destin�s a l'appr�ciation des �chantillons de travail de 100 �pis, on a pr�lev� aux dates % un �chantillon standard issu d'un �chantillon de 100 �pis, et dont on a v�rifi� l'�tat de non infestation.

Constitution de l'�chantillon de r�f�rence servant au calcul des pertes:

Suivant l'�tat des pertes visuellement constatables, l'on a pr�lev� dans le grenier de 200 � 300 �pis pour constituer un �chantillon de r�f�rence exempt de toute infestation. Apr�s avoir retir� les spathes des �pis, on a proc�d� � l'examen de l'�tat de sant� de ces derniers et � celui de leur gramination. Les �pis pr�sentant des d�fauts ont �t� �cart�s. On a ensuite pr�lev� parmi les �pis restants, qui �taient prafaitement sains, 100 �pis, que l'on a empaquet�s s�par�ment dans des sachets de plastique, afin de pouvoir d�celer une infestation �ventuelle � l'issue d'une p�riode de conservation de quatre semaines. Les �pis sur lesquels on a constat� une infestation � l'issue de la p�riode de conservation de quatre semaines ont du �tre �cart�s et remplac�s.

De mani�re � calculer le poids standard de MS de l'�chantillon de 100 �pis, on a �grain� les �pis et d�termin� � 0,1 9 pr�s le poids de MH de chaque �pi. On a ensuite consign� par �crit les poids de MH de chacun des �pis et effectu� la somme. Apr�s avoir mesur� trois fois le taux d'humidit� de l'ensemble des grains constituant l'�chantillon, il a �t� possible de calculer le poids de MS de l'�chantillon standard de 100 �pis.

Comme pour le traitement de l'�chantillon standard, les �pis constituant l'�chantillon de travail ont �t� d�spath�s, �grain�s, on a tamis� la farine r�siduelle, la poussi�re et les insectes, d�termin� le poids total de grain de l'�chantillon de 100 �pis, et enfin mesur� le taux d'humidit�, afin de pouvoir d�terminer le poids de MS

Les pertes de poids de MS se calculent selon la formule suivante:

A = poids de MS des grains provenant de l'�chantillon standard de 100 �pis (g)

B = poids de MS des grains provenant de l'�chantillon de travail de 100 �pis (g)

Fig.7: Rapport entre l'�chantillon standard de grains de 100 �pis et les �chantillons de travail des dates de pr�l�vement des �chant. -1 � -n.

Etant donn� que la farine r�sultant de l'activit� alimentaire des insectes est impropre � la consommation humaine, le pourcentage repr�sent� par cette farine peut �tre consid�r� comme perte totale. La perte de poids globale sera donc calcul�e � partir de la somme du pourcentage de farine r�siduelle et de la modification de poids de MS.

Mat�riel n�cessaire:. Humidim�tre ou s�choir


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