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Water, Sanitation and Health
Protection of the Human Environment
S�rie sur la participation � la transformation de
l'hygi�ne
S�rie sur la participation � la transformation de l'hygi�ne
et de l'assainissement
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Organisation mondiale de la Sant�, Gen�ve |
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Agence su�doise internationale pour le D�veloppement (Sida) |
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PNUD-Banque mondiale, Programme de l'Eau et de l'Assainissement |
Manuel r�alis� par Ron Sawyer, Mayling Simpson-H�bert, Sara Wood
Illustrations de Regina Faul-Doyle et Victoria Francis
Ce guide est le fruit d'une collaboration entre l'Unit� de l'hygi�ne du Milieu rural, le Groupe sp�cial mondial de lutte contre le chol�ra et l'Equipe sous-r�gionale de lutte contre le chol�ra (Harare).
© Organisation mondiale de la Sant�, 1998
Ce document n'est pas une publication officielle de l'Organisation mondiale de la Sant� (OMS); tous les droits sont r�serv�s � l'Organisation. Le document peut toutefois �tre librement r�sum�, cit�, reproduit et traduit, en partie ou en totalit�. Sa vente ou tout autre usage commercial est interdit. Toute r�f�rence � ce document doit �tre la suivante: Wood S, Sawyer R, Simpson-H�bert M - Manuel progressif PHAST: approche participative pour la lutte contre les maladies diarrh�iques, Gen�ve, Organisation mondiale de la Sant� (document non publi� OMS/EOS/98.3).
Les opinions exprim�es dans ce document n'engagent que la responsabilit� des auteurs.
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Bienvenue
Ce manuel progressif devrait vous permettre d'aider les collectivit�s � lutter contre les maladies diarrh�iques gr�ce � une am�lioration de leurs conditions de vie et � une meilleure gestion de leurs moyens d'approvisionnement en eau et d'assainissement. Il est inutile que vous consultiez un grand nombre d'ouvrages de r�f�rence; il faut en revanche que vous soyez form� � l'utilisation des m�thodes PHAST or SARAR qui constituent la base m�me de ce manuel. Vous devrez �galement poss�der certaines connaissances techniques sur la transmission des maladies diarrh�iques, connaissances que vous pourrez partager avec les membres de la communaut� et qui vous serviront � orienter la discussion.
Les techniques participatives utilis�es dans le cadre de l'initiative PHAST se sont r�v�l�es hautement efficaces et tr�s gratifiantes, tant pour les communaut�s que pour les animateurs. C'est si vrai que les participants � l'�tude pilote men�e initialement pour tester l'utilisation des techniques participatives � l'am�lioration des pratiques d'hygi�ne n'ont plus voulu de leurs anciennes m�thodes. Selon eux, l'approche participative donne de bien meilleurs r�sultats et est beaucoup plus agr�able � utiliser. Mais jugez par vous-m�me. Prenez le temps de vous informer sur les techniques participatives et sur la fa�on de les utiliser. Renseignez-vous sur les possibilit�s de formation existantes ou demandez � participer � des projets actuellement en cours qui font appel � l'approche participative.
Nous souhaitons vivement conna�tre votre avis sur l'utilisation concr�te de ce manuel. C'est pourquoi nous avons inclus un questionnaire d'�valuation que nous vous demandons de remplir et de nous retourner. Vos commentaires nous aideront � am�liorer la prochaine �dition de ce manuel.
Bonne chance!
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Questionnaire d'�valuation: manuel progressif PHAST
Vous nous aiderez � am�liorer le manuel PHAST en r�pondant au questionnaire ci-apr�s et en le retournant � l'adresse suivante:
Division du soutien op�rationnel � l'hygi�ne du
milieu
Organisation mondiale de la Sant�
1211 Gen�ve
27
Suisse
Nom:__________________________________________________
Fonction:_______________________________________________
Organisation:____________________________________________
Adresse
postale:_________________________________________
1. Ce manuel contient-il toutes les informations n�cessaires pour utiliser la m�thode PHAST?
Oui
Non
Dans le cas contraire, veuillez nous indiquer les informations qui vous manquent.
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2. Ce manuel est-il facile � lire et � comprendre?
Oui
Non
3. Ce guide a-t-il �t� traduit dans une autre langue pour que vous puissiez l'utiliser au niveau communautaire?
Oui
Non
Si oui, quelle langue a �t� utilis�e?_____________________
La traduction dans cette langue a-t-elle �t� difficile?
Oui
Non
Si oui, veuillez expliquer
pourquoi.________________________________
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4. Apr�s avoir utilis� ce manuel, avez-vous eu l'impression que certaines des �tapes ou des activit�s qui le composent �taient superflues?
Oui
Non
Si oui, veuillez indiquer lesquelles et pourquoi?
5. Veuillez indiquer bri�vement les changements induits par l'utilisation de ce manuel dans un groupe communautaire.
Changements concernant les installations:________________
Changements concernant les comportements
d'hygi�ne:
______________________________________________________
______________________________________________________
Evolution de l'esprit communautaire:_____________________
Autres changements:______________________________________
6. Aimeriez-vous continuer de travailler avec des groupes communautaires au moyen de ce manuel?
Oui
Non
Si non, veuillez expliquer pourquoi._____________________
7. Avez-vous - vous ou vos coll�gues - modifi� ce manuel afin de l'utiliser dans des domaines autres que celui de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement?
Oui
Non
Si oui, veuillez indiquer dans quels
domaines.__________________
______________________________________________________
8. Avant d'utiliser ce manuel, avez-vous re�u une formation de type SARAR ou PHAST, ou bien une formation � toute autre m�thode participative?
Oui
Non
Si oui, veuillez indiquer quelle formation vous avez
re�ue.
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9. Si vous avez d'autres commentaires � faire ou des suggestions
� proposer, veuillez les indiquer
ci-apr�s.
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Merci d'avoir pris le temps de remplir ce questionnaire.
Nota: Si vous voulez conserver cette page, envoyez-nous en une photocopie.
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Remerciements
Les auteurs souhaitent t�moigner leur reconnaissance et adresser leurs remerciements � tous ceux qui ont particip� � la r�alisation de ce manuel. Nous pensons d'abord � l'Institut de l'Eau et de l'Assainissement de Harare pour la premi�re mouture de ce document. Nous remercions ceux qui en ont test� la deuxi�me version sur le terrain: NETWAS au Kenya, les Volontaires de la paix et Leticia Addo au Ghana, l'Union internationale pour la Promotion de la Sant� et de l'Education � Delhi en Inde, et l'Universit� de l'Alabama aux Etats-Unis d'Am�rique. Leurs multiples contributions ont permis d'am�liorer ce manuel. Nous remercions �galement les groupes du Programme Eau et Assainissement du PNUD/Banque mondiale de Nairobi et New Delhi qui ont grandement facilit� les essais sur le terrain et ont collabor� de mani�re soutenue avec l'OMS dans l'�laboration et la promotion de l'initiative PHAST. Margarita Kenefic nous a aid� � int�grer les r�sultats des essais sur le terrain dans ce manuel. Jacqueline Sawyer a assur� la mise en page r�dactionnelle finale.
Les concepts, activit�s, outils et illustrations utilis�s dans ce manuel PHAST sont tir�s pour une large part de travaux ant�rieurs men�s par d'autres. Pour tous d�tails, on se reportera � la rubrique
Remerciements aux personnes qui se sont charg�es d'�laborer les activit�s, de confectionner les kits d'animation et de r�aliser les illustrations.
Ce manuel n'aurait pu voir le jour sans les essais men�s sur le terrain d�s 1994 au Botswana, au Kenya, en Ouganda et au Zimbabwe avec le soutien du gouvernement de ces pays, l'UNICEF, WaterAid, CARE/Kenya, KWAHO, PLAN International, Mvuramanzi Trust, La F�d�ration mondiale luth�rienne, Africare, NETWAS et ISWD.
Enfin, et surtout, nous tenons � remercier Sida et DANIDA pour le soutien financier qu'ils apportent � l'initiative PHAST depuis 1993.
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Manuel Progressif PHAST: Approche participative pour la Lutte contre les Maladies diarrh�iques (SIDA - UNDP - WHO, 1998, 71 p.)
Premi�re partie: Pr�sentation du manuel progressif PHAST
Objet et grandes lignes du manuel
Pourquoi utiliser ce manuel?
Ce projet est arriv� � point nomm�. Il a ouvert les yeux de l'�quipe. Il nous a donn� l'occasion d'observer de pr�s les probl�mes de sant� des populations d�favoris�es, sous-aliment�es et laiss�es pour compte des bidonvilles. L'�quipe a pu examiner les probl�mes de ces habitants en profondeur. Ils ont l'envie, l'aptitude et la volont� d'am�liorer leur sort. Avec un peu d'esprit d'initiative, un suivi constant et quelques services, ils peuvent �liminer les conditions insalubres, lutter contre les maladies et am�liorer leur environnement gr�ce � l'approche participative.
Commentaires d'agents communautaires apr�s exp�rimentation de ce manuel en Inde.
Combien de fois n'avons-nous pas vu des efforts d�ploy�s pour une communaut� alors que cette communaut� n'en voyait pas la n�cessit� et n'�tait pas dispos�e � apporter son appui? De telles entreprises sont souvent vou�es � l'�chec. L'approche participative d�crite ici pr�tend �viter de telles situations. Gr�ce aux �tapes de ce manuel, vous devriez pouvoir aider les membres d'une communaut� � d�finir un projet, � en fixer les modalit�s d'ex�cution et de financement et � en garantir la p�rennit�.
L'approche participative conduit � la mise en place d'actions dont les chances de r�ussite sont bien sup�rieures � celles de programmes qui imposent des solutions toutes faites aux communaut�s. Nous vous demandons de lire ce manuel: vous verrez comme la m�thode qui y est d�crite est simple. Le peu de temps pass� � la lecture vous fera gagner beaucoup de temps plus tard. Vos efforts seront r�compens�s car vous obtiendrez de meilleurs r�sultats. Vous constaterez que les groupes avec lesquels vous travaillez seront beaucoup plus int�ress�s par les activit�s que vous entreprenez ensemble et s'y investiront bien davantage.
Plus pr�cis�ment, en termes d'hygi�ne et d'assainissement, ce manuel:
· offre aux personnes qui travaillent dans le secteur de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement un nouveau mod�le propre � modifier les comportements d'hygi�ne· propose � ceux qui s'occupent de pr�vention du chol�ra et autres maladies diarrh�iques un outil qui donne aux communaut�s le moyen d'�radiquer de telles maladies
· offre aux agents communautaires des m�thodes qui peuvent d�boucher sur une gestion communautaire des moyens d'approvisionnement en eau et d'assainissement.
Les m�thodes participatives d�crites ici visent � donner � la communaut� avec laquelle vous travaillez les connaissances, l'autonomie et la responsabilit� n�cessaires. Ainsi, gr�ce � ces m�thodes, vous pourrez contribuer de fa�on tangible aux efforts pour am�liorer l'environnement et la sant�.
A qui s'adresse ce manuel?
Avec ce manuel, les agents communautaires disposent d'une m�thode qui les aide � induire des changements de comportement en mati�re d'hygi�ne et � am�liorer les installations d'approvisionnement d'eau et d'assainissement. Cette m�thode s'appelle PHAST (acronyme de l'anglais Participatory Hygiene and Sanitation Transformation - en fran�ais, Participation � la transformation de l'hygi�ne et de l'assainissement). Elle s'inspire elle-m�me d'une autre approche participative dite SARAR (de l'anglais Self-esteem Associative strengths, Resourcefulness, Action-planning, and Responsibility, soit Estime de soi, force d'association, esprit d'initiative, planification de l'action et responsabilit�). (Se reporter en troisi�me page de couverture pour tous d�tails concernant l'historique de ces m�thodes participatives).
Avant d'utiliser ce manuel au niveau communautaire, vous devez avoir re�u une formation aux m�thodes soit PHAST, soit SARAR. (Voir en deuxi�me page de couverture pour tout renseignement � ce sujet). Ensuite, ce manuel vous servira d'aide-m�moire pour le d�roulement de chacune des activit�s. Lorsque vous vous serez bien familiaris� avec la s�quence des activit�s, vous aurez moins besoin de ce manuel.
Si vous �tes directeur de projet et que vous envisagiez de cr�er des ateliers participatifs � l'intention d'agents communautaires, reportez-vous au manuel de Lyra Srinivasan intitul� Tools for community participation: a manual for training trainers in participatory techniques (Outils pour la participation communautaire: manuel de formation des formateurs aux techniques participatives).
Ce que l'initiative PHAST tente de r�aliser
L'initiative PHAST doit aider les communaut�s �:
· am�liorer les comportements en mati�re d'hygi�ne· emp�cher la propagation des maladies diarrh�iques
· encourager la gestion communautaire des installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement.
A cette fin, il faut:
· mettre en �vidence le rapport entre l'assainissement et le niveau de sant�· am�liorer l'estime de soi chez les membres de la communaut�
· amener la communaut� � am�liorer ses conditions de vie et � se doter d'installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement dont elle assure la gestion.
Les m�thodes utilis�es pour atteindre ces objectifs sont dites m�thodes participatives.
Qu'entend-on par m�thode participative?
Comme leur nom l'indique, les m�thodes participatives visent � encourager la participation des individus � des activit�s de groupe sans consid�ration d'�ge, de sexe, de classe sociale ou de niveau d'instruction. Ces m�thodes sont particuli�rement efficaces pour les femmes (qui, dans certaines cultures, r�pugnent � exprimer leur opinion ou ne savent ni lire ni �crire). Les m�thodes participatives ont pour but de d�velopper la confiance en soi et le sens des responsabilit�s pour la prise de d�cisions. Elles rendent le processus de prise de d�cisions facile et amusant. Elles facilitent la planification au niveau communautaire, favorisent l'enrichissement mutuel et incitent les participants � respecter les connaissances et les comp�tences d'autrui.
Pourquoi utiliser des m�thodes participatives?
Les m�thodes participatives ont r�ussi l� o� d'autres techniques avaient �chou�. Fond�es sur les principes de l'�ducation des adultes, elles ont �t� test�es � grande �chelle en conditions r�elles.
Il a �t� d�montr� que l'emploi de m�thodes participatives �tait tr�s gratifiant pour les agents communautaires. Ceux d'entre eux qui ont exp�riment� ces techniques ne veulent g�n�ralement plus revenir aux anciennes m�thodes.
Les activit�s d�crites dans ce manuel font appel aux principes de l'apprentissage participatif pour promouvoir des changements en mati�re d'assainissement. Ces principes sont explicit�s dans un document d'accompagnement de cette s�rie intitul� Initiative PHAST: Action participative pour la transformation de l'hygi�ne et de l'assainissement. Une nouvelle m�thode de travail avec les communaut�s. (Voir R�f�rences).
PHAST et autonomie
La m�thode PHAST renforce la confiance en soi et la capacit� individuelle d'agir et d'apporter des am�liorations � sa communaut�. Les sentiments d'autonomie et de croissance personnelle sont tout aussi importants que les changements d'ordre physique tels que l'assainissement du milieu ou la construction de latrines. Les commentaires suivants de personnes qui ont particip� � un programme PHAST illustrent bien ces principes de d�veloppement personnel.
J'ai assist� � beaucoup de r�unions communautaires au fil des ann�es mais je n'ai jamais �t� capable de prendre la parole. Comme je ne sais ni lire ni �crire, je manquais de confiance en moi. Avec ces m�thodes, je n'ai pas peur de m'exprimer. Lorsque je vois un dessin en rapport avec un probl�me qui touche notre communaut�, je me dis: Je connais ce probl�me, je suis capable d'en parler.
Auparavant, je ne me sentais pas concern� et j'attendais que d'autres agissent. Aujourd'hui, je n'ai plus envie d'attendre, je veux me mettre tout de suite au travail!
Toute ma vie, j'ai entendu des gens de l'ext�rieur nous dire ce qu'il fallait faire. C'est bien la premi�re fois qu'on nous �coute.
Il est donc important d'�valuer les r�sultats globaux de ces activit�s � la fois en termes d'am�liorations de l'assainissement et d'autonomisation. Toutefois, il se peut que les communaut�s aient des difficult�s � appr�cier leurs progr�s, qu'il s'agisse de comportements, d'am�liorations des installations - par exemple des latrines propres et en ordre de marche - et d'utilisation appropri�e de ces moyens. Ce manuel inclut donc certaines activit�s qui permettent � un groupe communautaire d'appr�cier les progr�s accomplis. On parle alors d'�valuation interne. Parfois, il faudra �galement recourir � une �valuation externe pour recueillir des renseignements pr�cis aux fins, par exemple, de comparaison avec un autre programme. Si tel est le cas, il faudra �ventuellement faire appel � une personne qualifi�e capable de r�diger un rapport sur les r�sultats. Il vous incombe de d�terminer si ce type d'information est n�cessaire avant d'entamer le travail avec le groupe communautaire. Si oui, les personnes charg�es des activit�s de surveillance et d'�valuation devraient �tre impliqu�es d'embl�e, participer � toutes les r�unions et �tre trait�es comme les autres participants. Il importe de faire participer le plus possible la communaut� � la collecte des informations et - c'est un point tout particuli�rement important - de communiquer les r�sultats au groupe sous une forme compr�hensible et int�ressante.
Pour des conseils sur ce point, voir le document Hygiene evaluation procedures: approaches and methods for assessing water - and sanitation - related hygiene practives. (Voir R�f�rences.)
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D�finitions cl�s Etape: Ensemble d'une ou de plusieurs activit�s ax�es sur un objectif final. Activit�: Travail du groupe devant permettre de trouver les informations et les capacit�s n�cessaires pour tomber d'accord ou prendre une d�cision sur un point pr�cis. Kit d'animation: Ensemble de mat�riels (tels que dessins) utilis� par l'animateur pour faciliter le travail. On peut cr�er plusieurs kits participatifs - i.e. pour les maladies diarrh�iques, pour la nutrition, pour le sida, etc. Pour des conseils concernant la constitution de kits d'animation, se reporter � la troisi�me partie. Outils: Ensemble de techniques et mat�riels utilis�s par l'animateur pour faciliter le travail du groupe. Ces outils doivent �tre adapt�s � l'environnement et aux circonstances. Vous pouvez �galement les compl�ter sur la base de votre propre exp�rience. Pour des listes d'illustrations types, voir la troisi�me partie. |
Agencement du manuel
Ce manuel se compose de sept �tapes. Les cinq premi�res vous aideront � accompagner le groupe communautaire tout au long du processus de mise en place d'un plan destin� � emp�cher la propagation des maladies diarrh�iques gr�ce � une am�lioration du syst�me d'approvisionnement en eau, des comportements en mati�re d'hygi�ne et de l'assainissement. Les sixi�me et septi�me �tapes concernent la surveillance (c'est-�-dire le contr�le des progr�s accomplis) et l'�valuation. Les informations recueillies dans le cadre de ces activit�s serviront � d�terminer si le plan a port� ses fruits.
Chaque �tape compte de une � quatre activit�s. Des instructions relatives � l'ex�cution de chacune de ces activit�s sont donn�es sous les rubriques suivantes:
· Objectif
· Dur�e
· Mat�riels
· Marche � suivre
· Notes
La plupart des activit�s n�cessite l'utilisation de dessins ou d'un tableau, c'est-�-dire d'outils destin�s � faciliter la discussion.
Le tableau de la page 8 fait appara�tre ces sept �tapes, ainsi que les activit�s qui s'y rapportent et les outils utilis�s. Vous pourrez si vous le souhaitez cocher les activit�s lorsqu'elles sont termin�es ou les outils dont vous n'avez plus besoin.
Comment utiliser ce manuel
D'abord se pr�parer
Avant d'entamer le travail avec le groupe communautaire, vous devez:
· Lire soigneusement ce manuel dans sa totalit� en vous assurant que vous comprenez bien l'objectif et les r�sultats escompt�s pour chacune des activit�s.· Lire la troisi�me partie en portant une attention particuli�re aux listes d'illustrations types correspondant aux diverses activit�s. Faites une liste des illustrations dont vous pensez avoir besoin.
· Trouver un artiste capable de r�aliser ces dessins pour vous. Assurez-vous que les sc�nes et les personnes repr�sent�es sont famili�res aux membres de la communaut� avec laquelle vous utiliserez ce manuel.
· R�unir tous les mat�riels dont vous aurez besoin pour les activit�s de groupe telles que: dessins r�alis�s tout sp�cialement pour le cours, ruban adh�sif, marqueurs, papier de couleur, stickers en couleur, grandes feuilles de papier ou de papier journal, cartes, petites chutes de mat�riau, coton, boutons, petits cailloux, perles, graines, ciseaux, �pingles, punaises, r�cipient (panier, chapeau, bo�te, etc.).
· Vous entra�ner avec des amis, des coll�gues ou des membres de votre famille jusqu'� ce que vous vous sentiez � l'aise.
R�alisez votre kit d'animation
Vous trouverez dans la troisi�me partie des conseils pour la r�alisation de vos propres outils ainsi que des listes types des dessins dont vous aurez besoin. Il va de soi que ces listes ne sont fournies qu'� titre de r�f�rence - les kits d'animation doivent �tre compos�s d'illustrations adapt�es aux personnes avec lesquelles vous travaillerez et � leur milieu. Les coutumes, religions, classes sociales, v�tements, relations interpersonnelles, styles de vie, types d'activit�s, b�timents et installations (tels que sources d'approvisionnement en eau et toilettes), v�g�tation et animaux doivent correspondre � ce que l'on peut observer dans votre communaut�.
Attention: Pendant le travail, n'utilisez pas de colle ou d'autres produits adh�sifs permanents pour la fixation des dessins car ceux-ci devront �tre d�plac�s, retir�s et r�utilis�s.
Composition du groupe
Les m�thodes participatives conviennent pour de petits groupes (15-40 personnes) soucieux d'am�liorer la vie de leur communaut�. A ce stade, vous devrez faire appel � votre bon sens. Voici n�anmoins quelques exemples de groupes types qui peuvent vous donner une id�e du groupe � constituer en fonction de l'objectif recherch�.
· Une communaut� souhaite am�liorer les infrastructures d'eau et d'assainissement dans une �cole. L'association parents-enseignants est le groupe tout trouv� avec lequel travailler. Certains �l�ves pourront �galement �tre inclus dans le groupe afin de rendre celui-ci encore plus repr�sentatif.· Un agent communautaire est charg� d'aider une communaut� � lutter contre les maladies diarrh�iques. Apr�s discussion avec le personnel du dispensaire et les chefs du village, on d�cide de former un groupe d'environ 30 personnes qui repr�senteront les diff�rents int�r�ts du village.
· La collectivit� s'est d'ores et d�j� dot� d'un comit� de 15 personnes assurant la gestion des eaux. Les responsables communautaires d�cident que ce groupe repr�sentera la communaut�.
· Une communaut� urbaine de squatters vivant dans des conditions d'extr�me pr�carit� sans reconnaissance officielle des autorit�s locales se voit donner la possibilit� d'am�liorer ses conditions de vie. En r�gle g�n�rale, une telle communaut� n'a que des responsables informels. Les discussions avec ces personnes d�bouchent sur la cr�ation d'un groupe de travail qui repr�sentera cette communaut�.
Taille du groupe
On obtient les meilleurs r�sultats avec des groupes de moins de 40 personnes. En principe, les grands groupes devraient �tre scind�s en petits groupes de 5 � 8 personnes pour l'ex�cution de certaines activit�s car de tels groupes sont plus stimulants et favorisent la participation. Si cette solution est retenue, les participants devraient tourner d'un sous-groupe � un autre au gr� des activit�s afin que tous les participants aient la chance de travailler ensemble. Une certaine �mulation entre les groupes ne peut �tre que souhaitable. On trouvera dans la description des activit�s des conseils quant � la composition de sous-groupes.
Les groupes restreints peuvent �tre convi�s � soumettre le r�sultat de leur travail � l'ensemble du groupe � la fin d'une activit� donn�e, ceci de deux fa�ons: soit chacun des sous-groupes expose ses r�sultats, soit, � la fin de l'activit�, un seul sous-groupe (mais � tour de r�le) est d�sign� pour soumettre ses travaux aux autres sous-groupes afin de susciter des commentaires. La seconde m�thode est �videmment plus rapide. La pr�sentation des diff�rents points de vue vous aidera � montrer qu'il n'y a pas qu'une seule bonne r�ponse.
Faut-il suivre les �tapes dans l'ordre?
Ce manuel se compose d'�tapes elles-m�mes subdivis�es en plusieurs activit�s. Veillez � bien traiter les �tapes dans l'ordre car chacune d'elles fournit aux participants la mati�re ou les connaissances dont ils ont besoin pour aborder l'�tape suivante. Au cas o� une �tape serait saut�e, le groupe aurait des difficult�s � s'acquitter des activit�s pr�vues dans le cadre de l'�tape suivante.
Combien de temps cela prendra-t-il?
L'�tude du manuel complet avec le groupe communautaire peut durer de deux semaines � six mois. Cette m�thode vise � stimuler l'apprentissage et le changement en laissant suffisamment de temps pour l'�change d'informations et les r�actions � posteriori. Soyez tol�rant: C'est au groupe de trouver son propre rythme.
Progression d'une �tape � une autre
Comment savoir quand passer � l'�tape suivante?
C'est au groupe d'indiquer quand il est pr�t � passer � l'�tape suivante. Par exemple, lorsqu'il est pr�t � passer de l'�tape 2: Analyse du probl�me � l'�tape 3: Elaboration de solutions, les membres du groupe commenceront par exemple � envisager les mesures qu'ils peuvent prendre pour r�soudre les probl�mes mis au jour.
Faut-il respecter scrupuleusement le temps imparti pour chaque activit�?
Les dur�es ne sont qu'estimatives. Laissez-vous guider par l'ardeur et l'enthousiasme du groupe. Si le groupe manifeste des signes d'agitation ou d'ennui, ou bien si le temps presse, pr�voyez une pause ou fixez l'heure ou la date de la prochaine r�union. Abstenez-vous d'indiquer au groupe la dur�e pr�vue d'une activit�.
Comment passer d'une �tape � la suivante?
S'il y a une longue interruption entre les �tapes, assurez-vous que le groupe sait quel niveau il a atteint et ce qu'il a d�cid�. Revoyez les notes (voir page suivante) de la r�union pr�c�dente. C'est une bonne fa�on de s'assurer que le groupe a bien compris le travail qui a �t� effectu� et souscrit toujours aux d�cisions prises plus t�t.
Est-il possible de modifier les activit�s?
Lorsque vous aurez acquis suffisamment d'exp�rience et de confiance, vous pourrez � votre guise modifier l'ordre des activit�s, supprimer certaines activit�s ou en ajouter d'autres.
Tenir des dossiers et enregistrer le r�sultat des activit�s
Le groupe devrait noter les conclusions auxquelles il est parvenu et les d�cisions prises pour chaque �tape. En g�n�ral, ces conclusions et d�cisions refl�teront clairement le travail produit pendant l'activit� et prendront par exemple la forme d'une carte communautaire. Les r�sultats de chaque activit� peuvent �tre affich�s sur les murs, �ventuellement dans un lieu public fr�quent� par le reste de la communaut�. La forme � donner aux dossiers d�pend de plusieurs facteurs, et notamment du degr� d'alphab�tisation du groupe. Gr�ce � ces dossiers, les participants ont la possibilit� de revoir rapidement, si n�cessaire, les progr�s accomplis.
Certaines id�es devront �ventuellement �tre not�es et affich�es ou pr�sent�es � des personnes qui ne participent pas directement au travail. En g�n�ral, le mieux est que le groupe choisisse un ou plusieurs volontaires pour s'acquitter de cette t�che. En l'absence de volontaires, vous pourrez �ventuellement d�signer une personne que vous jugez apte � faire ce travail.
Ces dossiers doivent �tre disponibles � chaque r�union afin que les r�sultats des s�ances pr�c�dentes puissent �tre revus facilement. Si le groupe h�site, est dans le doute, est incapable de parvenir � un consensus ou bien si la participation faiblit, vous devrez �ventuellement l'aideren revoyant les conclusions et les d�cisions des rencontres pr�c�dentes.
Evaluer chaque activit�
Il est important de conna�tre les r�actions du groupe sur la pertinence des activit�s, les points jug�s bons ou mauvais et les am�liorations possibles. C'est pourquoi il faut �valuer chacune des activit�s une premi�re fois au terme du travail et, si possible, une deuxi�me fois avant d'entamer une nouvelle �tape ou une nouvelle activit�.
Quelques concepts de base essentiels
Nature et transmission des maladies diarrh�iques
La diarrh�e est g�n�ralement provoqu�e par l'absorption d'aliments ou d'eau contamin�s par des excr�ments humains. Les nourrissons peuvent �tre atteints de diarrh�e apr�s avoir �t� nourris � la main par quelqu'un dont les mains sont sales, ou avoir port� � leur bouche des objets sales. Le diagramme ci-dessous montre les voies de contamination courante de l'homme: par les doigts, les mouches (insectes), les champs et les liquides, la nourriture ou directement dans la bouche. La diarrh�e eut �tre le plus souvent �vit�e. Le tableau ci-apr�s (voir page 14) fournit de plus amples renseignements sur la maladie diarrh�ique.
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Renseignements compl�mentaires sur les maladies diarrh�iques Qu'est-ce qui provoque la diarrh�e? Des germes pr�sents dans les excr�ments humains qui p�n�trent dans la bouche. Ces germes peuvent �tre pr�sents dans l'eau, dans la nourriture ainsi que sur les mains ou sur des objets sales. Par exemple, les enfants peuvent �tre atteints de diarrh�e si leurs m�res pr�parent leur nourriture avec des mains ou des ongles sales. Rougeoles et certaines autres maladies. Pourquoi la diarrh�e est-elle dangereuse? La diarrh�e provoque chez l'enfant et l'adulte une d�shydratation intense qui peut entra�ner la mort. La diarrh�e peut �galement causer ou aggraver la malnutrition pour les raisons suivantes: · d�nutrition Comment savoir si une personne souffre de diarrh�e? Chez une personne souffrant de diarrh�e, les selles contiennent davantage d'eau que normalement, avec parfois du sang. On parle de diarrh�e en cas de trois selles liquides ou plus par jour (24 heures). Que faire en cas de diarrh�e? 1. Faire absorber de grandes quantit�s de liquide au malade. Administrer l'un quelconque des liquides suivants: · lait maternel 2. Donner de la nourriture 3. En cas de diarrh�e grave, faire appel � une personne comp�tente. Que faire pour enrayer les maladies diarrh�iques? 1. Prendre toute mesure de s�curit� qui s'impose pour l'�vacuation des excr�ments, en particulier dans le cas de jeunes enfants et de nourrissons ou de personnes atteintes de diarrh�e. 2. Se laver les mains apr�s la d�f�cation ou la manipulation d'excr�ments, avant de donner de la nourriture, de manger ou de manipuler des aliments. 3. Prot�ger l'eau potable contre la contamination par les excr�ments, � la maison et � la source. |
Emp�cher la transmission
L'objet de tout programme communautaire de pr�vention des maladies diarrh�iques est de bloquer les voies de transmission. Le diagramme de la page 15 montre clairement qu'un assainissement de qualit� r�sulte d'une combinaison d'infrastructures et de comportements. Les trois grandes r�gles d'hygi�ne suivantes permettent de r�duire au maximum les maladies diarrh�iques:
· Elimination efficace des excr�ments, en particulier chez les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes souffrant de diarrh�e.· Lavage des mains apr�s d�f�cation, apr�s contact avec les selles du nourrisson, avant de nourrir des enfants, de manger et de toucher � de la nourriture.
· Protection de l'eau potable contre la contamination f�cale, � la maison et � la source.
Prise de conscience de la sant� et �volution communautaire
Le remplacement des points d'eau communaux par un syst�me d'adduction d'eau � domicile peut procurer une am�lioration sensible de la qualit� de la vie. Avec l'approvisionnement en eau � domicile, les usagers disposent de davantage d'eau pour se baigner, abreuver les animaux, arroser les jardins, et jouissent par ailleurs d'une plus grande intimit� pour la d�f�cation. Clairement per�us, les avantages en termes d'agr�ment, d'intimit� et de prestige peuvent pousser une communaut� � am�liorer son environnement.
Pourtant, les gens ont parfois des difficult�s � saisir le rapport entre la sant� et les conditions d'approvisionnement en eau et d'assainissement. C'est pourquoi on pourra obtenir des changements durables en d�clenchant une telle prise de conscience. Ce manuel contient des m�thodes d'enseignement non traditionnel faites pour vous aider � atteindre cet objectif.
Mieux faire prendre conscience de la sant�
Cette prise de conscience appara�t lorsque les gens sont en mesure de d�crire comment leur environnement et leur propre comportement interviennent dans la transmission des maladies. Ce manuel part du principe que les communaut�s peuvent et doivent comprendre les modes de transmission des maladies diarrh�iques, et que cette connaissance peut les inciter � modifier leur comportement d'hygi�ne.
Une fois cette connaissance acquise, les gens peuvent identifier les divers modes de barrage des voies de transmission. Ils peuvent �galement soupeser les avantages et les inconv�nients qui accompagnent ce barrage dans leurs foyers et dans la communaut�. Qu'en est-il en termes de d�sagr�ment, de temps et d'argent? Quels en seraient les avantages? Le jeu en vaut-il la chandelle? Dans ce manuel, trois activit�s reposent sur l'acquisition d'une nouvelle compr�hension: Bons et mauvais comportements d'hygi�ne, Modes de transmission de la maladie et Barrage des voies de contamination.
Selon un autre principe, il est bon que les communaut�s jugent leurs comportements et leurs infrastructures actuels, puis les modifient petit � petit. Ainsi, elles peuvent apporter des am�liorations progressives en veillant � consolider chaque acquis (et en s'assurant qu'il peut �tre sauvegard�) avant de passer � l'�tape suivante. L'activit� Choix d'am�liorations en mati�re d'assainissement concerne l'�laboration de mesures propres � am�liorer les comportements d'hygi�ne. (Parall�lement, les communaut�s devraient tenir compte de facteurs tels qu'agr�ment, intimit�, �tat social et dignit�).
Gr�ce aux m�thodes participatives et � une meilleure connaissance des rapports entre sant� d'une part, bien-�tre et d�veloppement communautaire d'autre part, une communaut� peut s'investir dans la mise en oeuvre d'un plan d'am�lioration de ses conditions de vie.
Autres utilisations de ce guide
Les m�thodes participatives SARAR ont �t� utilis�es � des fins diverses. Le pr�sent manuel concerne la lutte contre les maladies diarrh�iques et la mise en place d'une gestion communautaire des infrastructures d'eau et d'assainissement. Il peut cependant �tre modifi� et utilis� pour la lutte contre d'autres maladies en rapport �troit avec l'environnement telles que paludisme, parasites intestinaux, schistosomiase et dengue. Il peut aussi �tre repens� en vue d'une utilisation pour des maladies autres que celles en rapport avec l'hygi�ne du milieu, le sida par exemple.
Quelques points importants pour l'animateur
En tant qu'animateur, vous devez avant tout vous convaincre que vous n'�tes pas un enseignant!
Votre r�le est d'aider ou de faciliter les choses. Gr�ce aux activit�s d�crites dans ce manuel, vous pourrez aider le groupe �:
· cerner les questions importantes
· exprimer ses pr�occupations
· exposer ses probl�mes
· analyser ces probl�mes
· identifier des solutions possibles
· retenir des options appropri�es
· �laborer un plan d'action pour la mise en oeuvre des
· solutions identifi�es d'un commun accord
· �valuer les r�sultats de ce plan.
Vous ne devez donc pas:
· diriger le groupe
· donner des informations au lieu de laisser le groupe les trouver lui-m�me
· conseiller le groupe ou lui sugg�rer que faire
· sous-entendre ce qu'est la bonne r�ponse � une activit� donn�e
· corriger le groupe.
Si, par exemple, vous fournissez des renseignements pendant la phase pr�alable d'identification des probl�mes, vous prenez le risque de diriger le groupe. La seule exception � cette r�gle est lorsque le groupe demande sans ambiguit� des renseignements techniques pr�cis afin de pouvoir aller de l'avant ou lorsque les informations dont il dispose sont incorrectes. Le cas peut se poser lors des �tapes d'analyse ou de planification.
Les m�thodes participatives ne r�duisent pas la t�che de l'agent communautaire mais plut�t la red�finissent. Votre r�le est d'inciter la communaut� � s'impliquer. Vous essayerez de cr�er un environnement qui permette au groupe de d�couvrir les informations par lui-m�me. Du coup, les participants acqu�rront la confiance et l'estime de soi n�cessaires � l'analyse des probl�mes et � l'�laboration de solutions.
Vous �tes un animateur, non un chef qui oriente le groupe l� o� il souhaite le voir aller. Votre r�le consiste � aider le groupe � mieux comprendre sa propre situation et � prendre des d�cisions en toute connaissance de cause quant aux moyens d'am�liorer cette situation.
La seule solution valable est celle que les participants trouvent eux-m�mes. En tant que personne ext�rieure, vous ne pouvez pas percevoir leur situation comme eux la per�oivent, aussi d�vou�, int�ress� ou impliqu� que vous soyez. C'est pourquoi les id�es du groupe sont plus importantes que ce que vous pouvez penser ou sentir. C'est au groupe qu'il incombera de rendre des comptes � la communaut� dans son ensemble et de justifier les d�cisions prises. Dernier point: Ne sous-estimez jamais les ressources non exploit�es des participants qui composent votre groupe: Donnez-leur en toute circonstance la possibilit� de se surprendre eux-m�mes; vous serez sans doute le premier surpris.
Tous les participants sont �gaux
Telles qu'elles ont �t� �labor�es, les activit�s de ce manuel pr�supposent que la participation de chaque membre du groupe est �galement importante. Par ailleurs, vous devez �tre per�u comme �tant au m�me niveau que les participants, non comme une figure faisant autorit�. L'information doit s'�couler librement de vous au groupe et du groupe � vous. Ce double partage garantit l'�galit� entre vous et le groupe. A l'�vidence, il est essentiel que vous ayez une bonne �coute.
Il n'y a pas qu'une seule r�ponse juste
Les activit�s PHAST sont du type ouvert. En d'autres termes, il n'y a pas une seule r�ponse ou un seul r�sultat corrects. Les d�cisions prises par le groupe refl�tent ce qui est bon pour le groupe et ce qu'il est en mesure d'assumer.
Cr�ez une atmosph�re conviviale
Comme il s'agit de tomber d'accord sur des priorit�s pour certaines activit�s ou d'�laborer un plan d'am�lioration des comportements d'hygi�ne et des infrastructures d'assainissement, les participants doivent pouvoir travailler ensemble. C'est pourquoi les s�ances participatives s'ouvrent souvent par une activit� amusante destin�e � rompre la glace et � d�tendre l'atmosph�re. Vous devez veiller � ce que l'atmosph�re soit d�tendue pendant tout le processus de planification. Dans la plupart des cultures, on trouve des jeux et des chants traditionnels qui peuvent �tre utilis�s pour favoriser l'esprit de groupe. La premi�re activit�, qui a trait aux histoires communautaires, constitue une bonne entr�e en mati�re pour d�tendre l'atmosph�re.
Que faire face aux personnalit�s dominantes
La m�thode SARAR vise tout sp�cialement � stimuler la participation du groupe dans son ensemble en emp�chant le plus possible les fortes personnalit�s d'occuper le devant de la sc�ne. Pourtant, il peut arriver que le travail du groupe soit paralys� par un individu qui essaie de tout r�genter.
Dans ce cas, renseignez-vous sur la personne - est-ce un chef d�sign� ou bien simplement une personne qui aime se mettre en avant ou qui est agressive, sans soutien ou influence particuli�re au sein du groupe? Avec ce type d'individu, il faut soit prendre la personne � part et la convaincre de l'importance de la dynamique de groupe, soit lui donner une t�che distincte qui l'occupera pendant que le groupe poursuit son travail. Si la personne en question est un responsable communautaire, adressez-vous � elle officiellement ou en priv� d�s le d�but du travail, expliquez-lui la d�marche poursuivie et essayez d'obtenir son adh�sion. Vous devriez pouvoir la convaincre que le fait de laisser les membres du groupe participer pleinement et sur une base d'�galit� d�bouchera sur la croissance personnelle et une am�lioration pour tous.
Instructions valables pour l'ensemble des activit�s
1. Tout le mat�riel doit �tre pr�t avant le d�marrage de chaque activit�.
2. Assurez-vous que les affiches sont suffisamment grandes pour �tre vues par tous.
3. Essayez de limiter la taille du groupe � 40 personnes maximum.
4. Assurez-vous que les participants peuvent se parler facilement; faites-les si possible s'asseoir en cercle.
5. Commencez chaque nouvelle s�ance par une mise en train, un jeu ou un chant par exemple.
6. Ex�cutez une activit� � la fois en suivant les instructions du manuel.
7. Laissez-vous guider par les exigences du groupe. Le temps imparti pour chacune des activit�s n'est donn� qu'� titre indicatif.
8. Lorsque vous assignez une t�che au groupe, respectez au pied de la lettre la formulation prescrite.
9. F�licitez les individus pour leurs contributions. Souvenez-vous, il n'y a pas de r�ponses fausses.
10. Animez, ne dirigez pas.
11. Efforcez-vous d'encourager la participation active de chaque participant. Dans vos r�ponses, abstenez-vous de mentionner les erreurs ou de porter des jugements critiques.
12. Tenez compte du niveau d'alphab�tisation des participants et trouvez des moyens qui leur permettent d'enregistrer ce qui a �t� d�battu et convenu.
13. Veillez � ce que le groupe range le mat�riel et les dossiers en lieu s�r.
14. A la fin de chacune des activit�s, demandez aux membres du groupe d'�valuer l'activit� en question en pr�cisant ce qu'ils ont appris, ce qu'ils ont aim� et ce qu'ils n'ont pas aim�.
15. A la fin de chaque s�ance, f�licitez les membres du groupe pour leurs efforts et donnez-leur un bref aper�u du programme de la s�ance suivante.
16. Au d�but de chaque nouvelle r�union, demandez au groupe de faire le point du travail accompli jusqu'ici et des d�cisions qui ont �t� prises.
Ranger et entreposer le mat�riel PHAST en vue d'une utilisation ult�rieure
D�cidez � l'avance comment ranger et entreposer le mat�riel � des fins d'utilisation future. Chargez une �quipe de retirer les illustrations des murs et de ranger le mat�riel (dans de grandes enveloppes ou dans des bo�tes soigneusement �tiquet�es) apr�s la derni�re r�union. Si possible, �tablissez une liste de pointage pour tous les mat�riels afin de ne rien perdre ou oublier.
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Manuel Progressif PHAST: Approche participative pour la Lutte contre les Maladies diarrh�iques (SIDA - UNDP - WHO, 1998, 71 p.)
Deuxi�me partie: D�roulement �tape par �tape
1�re �tape: Identification du probl�me
Cette �tape se compose de deux activit�s:
1. L'activit� histoires communautaires doit aider le groupe � exprimer des pr�occupations importantes et � d�crire les probl�mes auxquels la communaut� est confront�e.2. L'activit� probl�mes de sant� dans la communaut� doit permettre de concentrer la discussion sur des questions d'ordre sanitaire.
A la fin de ces deux activit�s, le groupe devrait avoir cern� les principaux probl�mes auxquels est confront�e la communaut� et d�cider si les maladies diarrh�iques posent un probl�me prioritaire. Il devrait �galement manifester l'envie et la volont� de poursuivre ce travail au cours de l'�tape suivante.
Activit� no 1: Histoires communautaires
Objectif
· permettre aux membres du groupe d'identifier les grandes questions et les probl�mes importants auxquels se trouve confront�e leur communaut�· promouvoir un esprit d'�quipe et une compr�hension mutuelle
· faire na�tre l'estime de soi et la cr�ativit�
Dur�e
· 1-2 heures
Mat�riels
· outil: affiches � s�quence libre
· ruban adh�sif
Exemples d'affiches � s�quence libre
Marche � suivre
1. Demandez aux participants de former des sous-groupes de 5 � 8 personnes.
2. Donnez aux sous-groupes la consigne suivante:
Chaque groupe doit choisir 4 illustrations dans le jeu. Tous ensemble, �laborez une histoire en rapport avec votre communaut� au moyen des 4 illustrations retenues. Donnez des noms aux personnes et aux lieux o� se d�roule l'histoire. Votre histoire doit comporter un d�but, une partie centrale et une fin.
3. Donnez aux sous-groupes de 15 � 20 minutes pour �laborer leur histoire.
4. Lorsque tous les sous-groupes sont pr�ts, demandez � chacun d'eux de pr�senter son histoire aux autres participants au moyen des illustrations retenues.
Laissez-les choisir la mani�re dont ils raconteront leur histoire aux autres participants. Diverses possibilit�s existent:
· une seule personne choisie par le sous-groupe
· plusieurs personnes choisies par le sous-groupe
· les participants jouent leurs histoires.
5. Invitez les autres participants � poser des questions sur l'histoire et demandez aux sous-groupes d'y r�pondre.
6. Lorsque toutes les histoires ont �t� racont�es, invitez le groupe � examiner les principaux points des diff�rentes histoires.
7. En l'absence de r�actions ou de commentaires, utilisez les questions suivantes pour stimuler la discussion:
· Est-ce que ces histoires traitent d'�v�nements qui se produisent actuellement dans cette communaut�?· Parmi les points soulev�s, lesquels peuvent �tre consid�r�s comme des probl�mes de la communaut�?
· Comment pourrait-on r�soudre ces probl�mes?
· A quels autres probl�mes (ou � des probl�mes identiques) votre communaut� est-elle confront�e?
8. Si le groupe n'a pas pr�sent� de probl�mes en rapport avec l'eau et l'assainissement, essayez de r�p�ter l'activit� en utilisant un jeu d'illustrations moins g�n�rales, plus directement en rapport avec les questions de sant� et d'assainissement. Jouez votre r�le d'animateur comme pr�c�demment.
9. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Laissez les sous-groupes travailler seuls. Ne les aidez pas � choisir un sujet pour leur histoire.
2. Cette activit� doit aider le groupe � soulever des questions qui le pr�occupent. Ne vous formalisez pas si les probl�mes soulev�s ne concernent pas directement la sant�. (L'activit� suivante permettra d'y rem�dier.)
3. S'il semble que le groupe aimerait aborder des questions qui ne sont pas en rapport avec l'assainissement, essayez de le mettre en contact avec des institutions, des services publics, des agences du d�veloppement ou des organisations non gouvernementales appropri�s.
4. Comme les groupes trouvent souvent cette activit� stimulante et amusante, il peut arriver qu'ils ne s'en tiennent pas � une seule histoire ou demandent � faire un second essai. Si le temps l'autorise, r�p�tez l'activit�; c'est un bon moyen d'obtenir des renseignements importants sur la communaut�.
Activit� no 2: Probl�mes sanitaires de la communaut�
Objectif:
· aider le groupe � identifier des probl�mes sanitaires importants de la communaut� et � isoler ceux d'entre eux qu'une action communautaire pourrait permettre de pr�venir
Dur�e
· 1-1 1/2 heures
Mat�riels
· outils: dessins de l'infirmi�re Tanaka
· �pingles, punaises ou ruban adh�sif
· crayons et papier
· illustrations en couleur (option)
Dessins types: Infirmi�re Tanaka
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Cette activit� peut se d�rouler avec l'ensemble du groupe � condition qu'il ne d�passe pas 30 personnes. Si le groupe est plus important, vous devrez former des sous-groupes. Il est bon de disposer d'un grand nombre d'illustrations pour que tous les membres du groupe puissent participer.
3. Affichez un dessin repr�sentant un centre de sant� et un agent de sant� (m�decin ou infirmi�re). Donnez au centre de sant� le nom du centre le plus proche que le groupe conna�t. Dans de nombreuses soci�t�s, les populations consultent un gu�risseur en plus, ou � la place, du centre de sant�. Si c'est le cas du groupe, ajoutez un dessin repr�sentant un gu�risseur local � c�t� ou � la place de celui de l'agent de sant�. Les participants peuvent choisir entre l'agent de sant� ou le gu�risseur comme ils le feraient normalement en cas de sympt�mes ou de maladies.
4. Montrez les illustrations de ces diff�rentes personnes au groupe. Donnez au groupe la consigne suivante:
Ces gens viennent voir l'infirmi�re/le docteur (indiquez un nom qui leur est familier) au centre deCes gens viennent voir l'infirmi�re/le docteur (indiquez un nom qui leur est familier) au centre deCes gens viennent voir l'infirmi�re/le docteur (indiquez un nom qui leur est familier) au centre de sant� (indiquez le nom local). Choisissez chacun un dessin de la personne, collez-le � c�t� de celui du centre de sant� et expliquez la raison de cette visite, sant� (indiquez le nom local). Choisissez chacun un dessin de la personne, collez-le � c�t� de celui du centre de sant� et expliquez la raison de cette visite.
5. Lorsque tous les dessins ont �t� utilis�s, posez la question suivante au groupe:
Avons-nous oubli� certains probl�mes?
Notez tout probl�me nouveau soulev� par les participants.
6. Si les membres du groupe sont alphab�tis�s, demandez � l'un d'eux d'inscrire sur de petites bandes de papier la raison qui incite les personnes � se rendre au centre de sant�, puis collez ces bandes de papier � c�t� de la personne. Les caract�res utilis�s doivent �tre suffisamment gros pour �tre lus par tous.
7. Posez maintenant la question suivante au groupe pour chaque probl�me identifi�:
Savez-vous pourquoi les gens ont indiqu� le probl�me soulev�?
Le groupe devrait �tre en mesure de se souvenir de ses r�ponses, toutefois, si le groupe le souhaite, on pourra �crire ces r�ponses � c�t� du probl�me.
Si des participants s'interrogent sur les causes de la maladie, renvoyez-les au groupe afin de savoir ce que d'autres en pensent. Si le groupe n'est pas en mesure de r�pondre, demandez-lui de se procurer les informations n�cessaires d'une fa�on ou d'une autre.
8. Poursuivez la discussion, mais cette fois, demandez au groupe de r�fl�chir aux causes du probl�me. Examinez ces causes les unes apr�s les autres. Posez au groupe la question suivante:
Est-ce que l'un d'entre vous sait comment on pourrait rem�dier � ce probl�me?
L� encore, le groupe devrait pouvoir se souvenir de la r�ponse, sinon notez celle-ci � c�t� des causes.
9. Demandez au groupe de classer les probl�mes selon qu'ils peuvent �tre r�solus par une action communautaire ou qu'ils n�cessitent toujours un traitement dans le centre de sant�.
10. Demandez au groupe d'identifier et d'illustrer les probl�mes qui selon lui sont en rapport avec l'eau, l'assainissement et les pratiques d'hygi�ne et auxquels il devrait �tre possible de rem�dier. Soulignez certains mots ou placez des stickers en couleur sur les figures pour indiquer les probl�mes qui, selon le groupe, sont en rapport avec les facteurs susmentionn�s. Utilisez des expressions locales pour les termes techniques, les maladies ainsi que des pratiques sp�cifiques d'assainissement et d'hygi�ne.
11. Organisez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Il importe peu que le groupe d�crive des sympt�mes (maux d'estomac, fi�vre, etc.) au lieu de maladies ou d'�tats pathologiques sp�cifiques.
2. Ne vous tracassez pas si le groupe oublie de mentionner des maladies qui sont importantes � vos yeux. C'est en soi une d�couverte. Cela signifie que vous allez devoir mettre au point un moyen d'aider le groupe � d�couvrir ce type d'information par lui-m�me. Ne mettez pas le groupe sur la voie. Laissez-le avancer des suggestions en fonction de ses propres connaissances et exp�riences.
3. Si les participants ne savent pas que choisir - infirmi�re/m�decin ou gu�risseur - vous pouvez les aider en leur rappelant que ce qui compte, c'est le type de probl�me de sant�, non le type de soignant.
4. Cette activit� aura peut-�tre r�v�l� que le groupe poss�de des connaissances insuffisantes en mati�re de sant�. Dans ce cas, l'�tape suivante consistera � amener le groupe � trouver par lui-m�me comment la maladie se propage: manipulation de l'eau, �vacuation des d�chets humains et comportements d'hygi�ne personnels. Gr�ce � ces nouvelles connaissances, le groupe changera peut-�tre d'avis sur les modes de propagation de la maladie li�s aux pratiques d'hygi�ne et d'assainissement.
2�me �tape: Analyse du probl�me
Cette �tape comporte quatre activit�s:
1. L'activit� R�alisation d'une carte des installations d'approvisionnement d'eau et d'assainissement de la communaut� aide les participants � localiser les probl�mes en rapport avec l'eau et l'assainissement qui peuvent provoquer l'apparition de maladies diarrh�iques.
2. L'activit� Bons et mauvais comportements d'hygi�ne doit amener le groupe � examiner de plus pr�s les pratiques courantes d'hygi�ne et d'assainissement et de les classer en bonnes ou mauvaises.
3. L'activit� Examen des pratiques communautaires est facultative. Ici, les participants utilisent un tableau � poches pour recueillir et analyser des donn�es sur les pratiques en vigueur. Les pratiques r�elles peuvent �tre compar�es � ce que le groupe a d�couvert au cours de l'activit� pr�c�dente (Bons et mauvais comportements d'hygi�ne).
4. L'activit� Mode de transmission de la maladie am�ne les participants � se demander comment les excr�ments peuvent contaminer l'environnement et provoquer des maladies diah�rriques.
A la fin de cette �tape, le groupe devrait avoir compris comment certaines pratiques courantes d'hygi�ne et d'assainissement de tous les jours peuvent provoquer des maladies diarrh�iques. D�s lors, il pourra se demander comment infl�chir ces pratiques et, du coup, emp�cher les maladies diarrh�iques.
Note importante:
Laissez les participants trouver par eux-m�mes ce qui provoque les maladies diarrh�iques dans leur communaut�.
N'orientez pas le groupe en lui indiquant ce dont il a besoin.
Faites confiance au bon sens du groupe. Dans la plupart des r�gions du monde, les communaut�s re�oivent depuis des ann�es des informations sanitaires scientifiques et modernes. Ce qui, par contre, leur manque bien souvent, c'est l'occasion d'en discuter et de comparer ces informations aux croyances traditionnelles en mati�re de sant�.
Activit� no 1: R�alisation d'une carte des installations d'approvisionnement d'eau et d'assainissement de la communaut�
Objectif:
· dresser une carte des installations d'approvisionnement d'eau et d'assainissement de la communaut� et mettre au jour les rapports qui existent avec la situation sanitaire· aboutir � une compr�hension et une perception communes de la communaut�
Dur�e
· 1-3 heures, selon la complexit� de la carte dress�e
Mat�riels
· outil: carte de la communaut�· tout ce qui est disponible: papier journal, marqueurs, morceaux de coton, boutons, petits cailloux, perles, petites chutes de mat�riau
· stickers en couleur, si disponibles
Source: Pretty JN et al., 1995.
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Donnez au groupe la consigne suivante:
Dressez une carte de votre communaut�. Proc�dez comme bon vous semble. Voici quelques suggestions pour commencer; vous pourrez y ajouter tout ce que vous voulez. Vous devez porter sur votre carte les points suivants:
- principales caract�ristiques physiques et limites Dressez une carte de votre communaut�. Proc�dez comme bon vous semble. Voici quelques suggestions pour commencer; vous pourrez y ajouter tout ce que vous voulez.
Vous devez porter sur votre carte les points suivants:
- principales caract�ristiques physiques et limites Dressez une carte de votre communaut�. Proc�dez comme bon vous semble. Voici quelques suggestions pour commencer; vous pourrez y ajouter tout ce que vous voulez.
Vous devez porter sur votre carte les points suivants:
- principales caract�ristiques physiques et limites g�ographiques
- routes, sentiers
- habitations
- autres b�timents: �coles, �glises, installations sanitaires, entreprises, etc.
- exploitations agricoles, champs, for�ts, plantations, parcs
- points d'eau
- infrastructures d'assainissement
- d�charges.
sanitaires, entreprises, etc.
- exploitations agricoles, champs, for�ts, plantations,
parcs
- points d'eau
- infrastructures
d'assainissement
- d�charges. sanitaires, entreprises,
etc.
- exploitations agricoles, champs, for�ts, plantations,
parcs
- points d'eau
- infrastructures
d'assainissement
- d�charges.
sanitaires, entreprises, etc.
- exploitations agricoles,
champs, for�ts, plantations, parcs
- points d'eau
- infrastructures
d'assainissement
- d�charges.
3. Lorsque la carte est termin�e, donnez au groupe un second travail:
R�partissez-vous en deux groupes. Le groupe de gauche s'efforcera d'imaginer qu'il visite la communaut� pour la premi�re fois. Le groupe de droite assure la visite guid�e. Sa t�che est de faire visiter la communaut�. C'est la premi�re fois que des visiteurs viennent ici et ils veulent en savoir le plus possible. Les guides utiliseront la carte communautaire pour la visite guid�e. Montrez le plus de choses possible aux visiteurs, notamment les infrastructures d'eau, d'assainissement et d'hygi�ne et essayez de leur d�peindre la vie d'ici en leur parlant des gens et de l'existence qu'ils m�nent. Les visiteurs devraient poser des questions sur ce qu'on leur montre afin de garantir que les guides leur ont bien montr� tous les aspects de la vie, bons et mauvais.
Le but de ce tour est de donner au groupe la possibilit� de jeter un regard nouveau sur sa communaut�. Les guides auront sans doute tendance � ne montrer que les bons c�t�s de leur communaut� alors que les visiteurs voudront en souligner les imperfections.
4. A partir des points soulev�s pendant la visite, amorcez une discussion sur le probl�me de l'eau et de l'assainissement. Demandez au groupe de d�crire:
- les infrastructures d'eau et d'assainissement dont ils sont fiers (prendre si possible des notes par �crit)- tout probl�me ou difficult� y relatif (prendre si possible des notes)
- les probl�mes les plus importants qu'ils rencontrent (qui peuvent �tre rep�r�s sur la carte au moyen de stickers en couleur).
5. Expliquez au groupe qu'il aura ult�rieurement la possibilit� d'�tudier des moyens de surmonter ces probl�mes (d'o� la n�cessit� de prendre des notes).
6. Demandez au groupe d'afficher sa carte en un point o� elle peut �tre examin�e par la communaut� tout enti�re.
7. Indiquez que cette carte doit �tre bien prot�g�e car elle sera r�utilis�e.
8. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. N'interf�rez pas dans le travail des participants par des suggestions ou des informations.
2. Cette activit� est tr�s utile, mais elle peut prendre du temps; tenez-en compte.
3. La carte communautaire constituera une r�f�rence utile pour les �tapes futures, lorsque le groupe:
- �tudiera diverses fa�ons de surmonter les probl�mes (4e �tape)
- fixera des objectifs (4e �tape)
- �laborera un plan destin� � induire des changements dans la communaut� (5e �tape).
- surveillera et �valuera ses progr�s (6e et 7e �tapes).
4. Lorsque la carte sera r�alis�e, on pourra organiser une visite de la communaut� afin de compl�ter cette carte.
5. Notez toute question sp�cifique en rapport avec la sant� soulev�e par les participants pour examen ult�rieur.
Activit� no 2: Bons et mauvais comportements d'hygi�ne
Objectif:
· �changer des informations et examiner les pratiques d'hygi�ne courantes sous l'angle de leur impact - positif ou n�gatif - sur la sant�
Dur�e
· 1-1 1/2 heure
Mat�riels
· outillage: classement en trois piles· 3 ou 4 jeux complets d'une trentaine de dessins pour classement en trois piles
· 3 ou 4 jeux de panneaux d'en-t�te portant respectivement les mentions Bon, Mauvais et Moyen, ou, � d�faut, des symboles ayant le m�me sens.
Dessins types de comportements d'hygi�ne
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Demandez aux participants de se r�partir en groupes de 5 � 8 personnes.
3. Distribuez le mat�riel et le travail aux groupes en donnant les consignes suivantes:
Classez les dessins en trois piles:
- Bon: pour les dessins qui, � votre avis, repr�sentent des activit�s bonnes pour la sant�- Mauvais: pour les dessins qui, � votre avis, repr�sentent des activit�s n�fastes pour la sant�.
- Moyen: pour les dessins des activit�s qui ne sont ni bonnes ni mauvaises pour la sant� ou dont le groupe n'est pas s�r.
4. Remettez � chaque groupe un jeu d'environ 30 dessins montrant diff�rentes activit�s et 3 cartes d'en-t�te.
Chaque sous-groupe doit utiliser un jeu de dessins identiques.
5. Au bout de 20 � 30 minutes, demandez � chaque sous-groupe de pr�senter sa s�lection aux autres participants, avec les raisons qui ont motiv� son choix. Laissez le sous-groupe r�pondre aux questions que les autres participants peuvent poser.
6. Amorcez une discussion de groupe sur les diff�rents classements. La discussion doit porter sur:
- les diff�rences concernant la s�lection d'illustrations
- les raisons qui ont motiv� cette s�lection.
Cette discussion doit permettre aux participants de partager leur savoir avec le reste du groupe. Le groupe dans son ensemble constatera peut-�tre qu'il a des lacunes et voudra y rem�dier.
7. Demandez au groupe d'�tudier les comportements qui se rencontrent couramment dans sa communaut� et d'en discuter. Demandez-lui �galement si ces pratiques s'apparentent � des comportements (bons et mauvais) identifi�s pr�c�demment.
8. Demandez au groupe d'afficher les dessins class�s en trois cat�gories afin de garder une trace de cette activit�.
9. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Il est bon d'inclure quelques dessins qui se pr�tent � des interpr�tations diff�rentes afin de rendre l'activit� plus int�ressante et de stimuler la discussion. Le but n'est pas de tester les connaissances ni de contr�ler ou de corriger des habitudes personnelles, mais plut�t d'amorcer une discussion sur les pratiques et les croyances locales en mati�re d'hygi�ne et d'assainissement.
2. N'influencez pas les choix du groupe en lui fournissant des informations. Si les participants vous posent des questions pr�cises, demandez au groupe d'y r�pondre. Si le groupe est dans l'incapacit� d'interpr�ter un dessin, proposez de remettre l'interpr�tation � plus tard.
3. Si le groupe souhaite conna�tre le nombre des personnes qui pratiquent de bons et de mauvais comportements d'hygi�ne, pensez � utiliser un tableau � poches. (Voir l'activit� suivante et la troisi�me partie pour d'autres id�es sur l'emploi de ce tableau).
4. A ce stade, le groupe souhaitera peut-�tre examiner des mesures propres � surmonter les mauvaises pratiques qu'il a identifi�es dans la communaut�. Encouragez ce type de discussion et demandez au groupe de noter toutes les suggestions. Cela sera utile au cours de la troisi�me �tape: Elaboration de solutions.
Activit� no 3: Examen des pratiques communautaires
Objectif
· aider le groupe � recueillir, � agencer et � analyser des informations sur les pratiques individuelles de la communaut� en mati�re d'assainissement
Figure
Dur�e
· 1-2 heures, selon le nombre de comportements/pratiques identifi�s et celui des personnes qui ont fourni des informations
Mat�riels
· outil: tableau � poches· tableau � poches (ou dispositif analogue r�alis� sur place au moyen de pots, bo�tes de conserve vides, etc.)
· dessins � ranger dans le tableau � poches (il est souvent possible d'utiliser les dessins du classement en trois piles)
· petits morceaux de papier, graines, petits galets, etc., tenant lieu de bulletins de vote
· papier blanc, mat�riel de dessin, etc., pour l'ex�cution d'autres activit�s propos�es par le groupe pendant la discussion
Figure
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Montrez un tableau � poches type au groupe.
Expliquez:
- � quoi sert un tel tableau- comment il peut �tre employ� pour recueillir des informations confidentielles sur le comportement r�el de la population.
3. Demandez au groupe d'indiquer les comportements et les pratiques sur lesquels il souhaiterait �tre mieux inform�. Ensuite, installez le tableau � poches.
4. Une fois le tableau en place, montrez comment les informations sont recueillies en indiquant votre propre position dans la colonne de gauche, puis le choix que vous avez fait en pla�ant un jeton dans la case correspondante de la rang�e sup�rieure. (La colonne de gauche est compos�e d'images repr�sentant divers types d'individus: une femme, un homme, un gar�on, une fille, une vieille femme). En d'autres termes, lorsque vous placez votre jeton dans une case d�termin�e, vous vous identifiez en tant qu'individu et vous indiquez votre choix. Apr�s la d�monstration, retirez votre jeton en soulignant qu'il ne s'agissait que d'un exemple. Vous devrez �ventuellement vous assurer que les participants ont bien rep�r� l'espace de la colonne par lequel ils doivent commencer, ainsi que l'option choisie. En d'autres termes, cette op�ration comporte deux volets: premi�rement, qui je suis/o� je me trouve, deuxi�mement, ce que je fait/utilise.
5. Le tableau � poches doit �tre orient� de telle sorte que les participants puissent placer leurs jetons sans �tre vus des autres. Demandez aux participants de voter.
6. Une fois cette op�ration termin�e, demandez � un volontaire de compter les jetons et d'afficher les r�sultats. Ces r�sultats devraient faire l'objet d'une discussion.
Exemple:
- Quelles possibilit�s sont le plus souvent (le moins souvent) mentionn�es? Pourquoi?- Quels facteurs environnementaux influencent le choix des gens?
- Autres pr�f�rences des gens? Pourquoi?
- Comment ces choix ont-ils/auraient-ils une incidence sur la sant� ou le bien-�tre des membres de la communaut�?
- Si le reste de la communaut� avait vot�, les r�sultats de cet exercice seraient-ils les m�mes que ceux du groupe?
- O� se situent les pratiques r�elles par rapport � celles qualifi�es de bonnes ou de mauvaises par le groupe au cours de l'activit� Bons et mauvais comportements d'hygi�ne?
- Que pourrait-on changer?
- Quels changements de comportement le groupe juge-t-il souhaitables ou b�n�fiques et comment obtenir ces changements?
7. Vous devrez examiner avec le groupe le degr� de repr�sentativit� qu'il faut attribuer � cette collecte des donn�es:
- Le groupe souhaite-t-il que tous les membres de la communaut� soient repr�sent�s?- Serait-il possible de retenir un groupe plus restreint qui soit repr�sentatif de la population totale?
- Comment le groupe choisirait-il de tels repr�sentants?
8. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Lorsque l'on utilise cet outil pour la premi�re fois, on peut �viter les confusions en pla�ant un dessin � la fois dans la colonne de gauche. Les participants indiquent ensuite leur choix au moyen des jetons. Placer ensuite le dessin suivant sous le premier dans la colonne de gauche, et ainsi de suite jusqu'� ce que tous les dessins de la colonne de gauche soient en place. Cette m�thode est in�vitablement plus lente que si l'on met en place d'embl�e tous les dessins.
2. Insistez sur la n�cessit� d'�tre honn�te pendant le vote: comme il s'agit d'un exercice d'apprentissage, il importe que les informations recueillies refl�tent la r�alit�.
3. Cette activit� peut �galement �tre utilis�e pour recueillir davantage d'informations. Il suffit d'augmenter le nombre des questions, des types, des couleurs, ou des formes de jeton. Si par exemple le groupe souhaite conna�tre la fr�quence des options propos�es (occasionnellement ou fr�quemment), chaque participant peut utiliser un type de jeton (par exemple vert) pour r�pondre � la premi�re question et un autre jeton (par exemple rouge) pour la seconde question.
4. Assurez-vous que la s�rie de dessins refl�te bien l 'ensemble des possibilit�s existant dans la communaut�. Soyez pr�t � inclure ou � r�aliser d'autres dessins qui repr�sentent les options suppl�mentaires indiqu�es ou propos�es par le groupe au cours de cette activit�.
5. Veillez � occuper le reste du groupe pendant que les participants votent car ce processus peut durer longtemps. Sinon, faites voter les participants pendant une pause.
6. Le d�compte des jetons doit se faire en face du groupe pour des raisons de transparence. Les jetons doivent �tre coll�s sur des feuilles de papier ou bien directement sur le tableau � poches pour que les participants puissent visualiser imm�diatement les r�sultats, puis compt�s sans retard de fa�on � ce qu'aucun jeton ne soit perdu ou falsifi�. Si l'on utilise des poches en plastique transparent, on pourra compter les bulletins devant tout le monde en retirant simplement la feuille qui les masque.
7. Le tableau � poches est un bon outil d'�valuation. Les informations recueillies � ce stade pourront �tre compar�es � des informations recueillies de la m�me mani�re � une phase ult�rieure du programme. En comparant les deux jeux d'informations, le groupe pourra appr�cier l'ampleur de l'�volution des comportements. Souvenez-vous que le tableau � poches peut �tre utilis� ind�finiment pour diff�rents types d'enqu�te et pour chaque question ou chaque point que le groupe souhaite �tudier.
Activit� no 4: Modes de transmission de la maladie
Objectif
· aider les participants � d�couvrir et � analyser les modes de propagation des maladies diarrh�iques
Dur�e
· 1-1 1/2 heure
Mat�riels
· outil: voies de transmission
· grandes feuilles de papier journal
· crayons ou marqueurs de couleur
· ruban adh�sif
Illustration: Modes de transmission
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Demandez aux participants de former des groupes de 5 � 8 personnes.
3. Donnez � chaque groupe un jeu de mat�riels et leur donner la consigne suivante:
L'un des dessins montre une personne en train de L'un des dessins montre une personne en train de L'un des dessins montre une personne en train de L'un des dessins montre une personne en train de d�f�quer dans la nature [utiliser un terme local] dans des latrines inappropri�es (indiquer ce qui est appropri� pour la communaut�). Une autre image montre une bouche, d�f�quer dans la nature [utiliser un terme local] dans des latrines inappropri�es (indiquer ce qui est appropri� pour la communaut�). Une autre image montre une bouche.d�f�quer dans la nature [utiliser un terme local] dans des latrines inappropri�es (indiquer ce qui est appropri� pour la communaut�). Une autre image montre une bouche.
d�f�quer dans la nature [utiliser un terme local] dans des latrines inappropri�es (indiquer ce qui est appropri� pour la communaut�). Une autre image montre une bouche.
A l'aide des dessins restants, essayer de constituer A l'aide des dessins restants, essayer de constituer A l'aide des dessins restants, essayer de constituer A l'aide des dessins restants, essayer de constituer une matrice montrant les diff�rentes voies d'infection par les mati�res f�cales (utiliser un terme local appropri�). Vous pouvez dessiner des fl�ches entre les divers dessins pour mat�rialiser les voies emprunt�es.
une matrice montrant les diff�rentes voies d'infection par les mati�res f�cales (utiliser un terme local appropri�). Vous pouvez dessiner des fl�ches entre les divers dessins pour mat�rialiser les voies emprunt�es.
4. Lorsque ce travail est termin�, demandez � chaque groupe de montrer et d'expliquer sa matrice aux autres groupes. Laissez le groupe r�pondre aux questions.
5. Examinez les similitudes et les diff�rences entre les diverses matrices.
6. Organisez maintenant une discussion afin d'aider le groupe � utiliser ses nouvelles connaissances pour examiner sa propre situation.
Examinez et identifiez:
- les voies de transmission dans la communaut�- les points critiques et les comportements d'hygi�ne qui font peser un risque d'infection sur la population.
Dans la mesure du possible, demandez � un participant de noter les points critiques au fur et � mesure qu'ils sont abord�s
7. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Au d�part, certains participants risquent d'�tre choqu�s par le sujet de cette activit�. Des doutes peuvent �tre �mis quant � la transmission des mati�res f�cales � la bouche. La meilleure fa�on d'y rem�dier est de mettre le groupe le plus vite possible au travail. Ceux des participants qui sont plus r�ceptifs aideront les sceptiques � s'impliquer.
2. Ne vous inqui�tez pas si chaque groupe n'identifie pas toutes les voies f�cale-orales ou si les matrices diff�rent de celles de la page 13. Il suffit que certaines des voies soient indiqu�es. N�anmoins, ces voies doivent �tre clairement d�finies en vue des activit�s futures. Certains membres du groupe identifieront peut-�tre des voies suppl�mentaires diff�rentes. Il est possible d'en discuter et de compl�ter ainsi la matrice.
3. Ne forcez pas ou n'orientez pas les groupes pendant l'�laboration des matrices.
4. Si les participants en tant que groupe ne parviennent pas � identifier clairement les voies de transmission, essayez de savoir pourquoi. Il peut �tre bon de lancer une discussion afin d'�valuer l'activit�, puis de faire ensuite une nouvelle tentative.
5. Cette activit� peut �tre adapt�e et utilis�e pour identifier d'autres maladies telles que helminthes, schistosomiase, dracunculose ou fi�vre dengue.
3e �tape: Elaboration de solutions
Cette �tape comporte trois activit�s:
1. Comme son nom l'indique, l'activit� Arr�ter la propagation de la maladie doit aider les membres du groupe � d�couvrir des moyens propres � pr�venir ou � bloquer la propagation des maladies diarrh�iques via les voies de transmission identifi�es lors de l'activit� pr�c�dente.
2. L'activit� Choix de moyens de barrage facilite l'analyse des moyens de barrage et le choix des mesures que les participants souhaitent prendre eux-m�mes sous l'angle de l'efficacit� et de la facilit� d'utilisation.
3. L'activit� T�ches des hommes et des femmes de la communaut� aide le groupe � identifier ceux et celles qui sont aptes � intervenir et � apporter les changements n�cessaires � la pr�vention des maladies diarrh�iques.
Au terme de ces activit�s, les membres du groupe devraient avoir identifi� divers moyens de pr�vention des maladies diarrh�iques dans la communaut�.
Activit� no 1: Arr�ter la propagation de la maladie
Objectif
· cerner les mesures � prendre pour barrer les voies de transmission de la maladie
Dur�e
· 30 minutes � 1 heure
Mat�riels
outil: barrage des voies de transmissiondessins repr�sentant des moyens de barrage des voies de transmission (1 jeu pour chaque sous-groupe)
sch�mas des voies de transmission r�alis�es au cours de l'activit� pr�c�dente
papier
crayons ou marqueurs de couleur
ruban adh�sif
Dessins types repr�sentant des mesures prophylactiques
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Demandez aux participants de continuer � travailler en petits groupes comme pour l'activit� pr�c�dente.
3. Donnez aux groupes la consigne suivante:
Maintenant que nous connaissons les modes de contamination via les mati�res f�cales (utilisez le terme local qui convient), nous devons r�fl�chir � des moyens qui permettent de stopper la propagation. Chaque groupe doit prendre un jeu de dessins et convenir ensemble des points o� les placer sur cette matrice des voies de transmission pour arr�ter ou bloquer les diff�rentes voies. Collez l�g�rement les dessins car nous devrons les r�utiliser lors de l'activit� suivante.
4. Au bout de 30 minutes, demandez � chacun des sous-groupes de pr�senter sa matrice avec ses dispositifs de barrage. Laissez � chaque groupe la possibilit� de r�pondre aux questions pos�es par d'autres participants.
5. Engagez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Soulignez que cette activit� vient prolonger et compl�ter le travail d'�laboration des matrices Voies de transmission r�alis� lors de l'activit� pr�c�dente. Les groupes souhaiteront peut-�tre modifier ou compl�ter ces matrices compte tenu des id�es qu'ils ont pu �changer entre eux et les connaissances nouvelles qu'ils ont acquises dans l'intervalle. Ces modifications sont b�n�fiques. Assurez-vous qu'elles font l'objet d'une discussion.
2. L� encore, il n'y a pas une seule r�ponse juste quant � l'emplacement du barrage sur la voie de transmission. Il faut � tout le moins que le groupe ait tent� de bloquer toutes les voies qu'il a identifi�es.
3. Il est bon que le groupe dispose de papier blanc et de stylos ou de marqueurs pour r�aliser ses propres matrices si les dessins existants ne couvrent pas toutes les situations.
4. Une bonne solution consiste � afficher les matrices dans le centre communautaire (ou dans tout autre lieu de r�union) avec une carte de la communaut� et autres documents.
Activit� no 2: Choix de moyens de barrage
Objectif
· analyser l'efficacit� des barrages et leur facilit� ou leur difficult� de mise en oeuvre
Dur�e
· 30 minutes � 1 heure
Mat�riels
· outil: tableaux de barrage
· matrices des voies de transmission avec barrages en place
· ruban adh�sif, �pingles, punaises, etc.
· crayons et papiers
Figure
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Donnez aux sous-groupes constitu�s lors de l'activit� pr�c�dente les consignes suivantes:
Retirez les barrages de cette matrice des voies de transmission et mettez-les � leur place sur ce tableau [montrez le tableau et au besoin expliquez comment il fonctionne.]. Par exemple:Cette colonne (indiquez la colonne sur le c�t� gauche du tableau) comporte trois mentions: Tr�s efficace, Moyennement efficace, et Peu efficace. Selon vous, ce barrage (montrez-le sur le dessin) est-il tr�s efficace, moyennement efficace ou peu efficace? (Mettez provisoirement le dessin en place.)
Cette rang�e (indiquez la rang�e horizontale sup�rieure) comporte trois cases: Facile � r�aliser, Moyennement facile, et Difficile � r�aliser. A votre avis, ce barrage (indiquez le m�me dessin) est-il facile, moyennement facile ou difficile � r�aliser? (Indiquez la solution choisie.)
Nous dirons donc que ce barrage est efficace et facile � r�aliser. (Indiquez le point le convergence de l'option de la colonne de gauche et celle de la ligne horizontale.) Dans ces conditions, ce barrage doit �tre plac� ici. (Placez provisoirement le dessin � cet endroit.) A vous maintemant.
3. Lorsque les groupes ont termin� le travail, invitez-les � examiner ensemble leurs tableaux:
- quels types de barrage le groupe souhaiterait-il utiliser dans la communaut�
- aspects pratiques li�s � la mise en place des barrages.
4. Engagez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Comme ce type de tableau constitue une nouveaut� pour le groupe, il peut �tre bon d'en expliquer les �l�ments point par point. Soulignez bien qu'il ne s'agit que d'une explication. C'est aux participants de placer les dessins.
2. Si le groupe ne parvient pas � se prononcer sur l'efficacit� de certaines barri�res, ne corrigez rien. Pensez plut�t � des questions qui pourraient aider le groupe � trancher.
3. Ne soyez pas inquiet � ce stade si le groupe manque d'�l�ments pour juger de l'efficacit� des barrages. L'occasion se pr�sentera plus tard de lui fournir le compl�ment d'information n�cessaire.
4. Si cette activit� semble pr�ter � confusion, on pourra proc�der comme suit: Divisez le groupe en deux et donnez � chaque sous-groupe un jeu complet de barrages. Demandez aux sous-groupes d'ex�cuter un classement en trois piles, sous l'angle de l'efficacit� (tr�s efficace, moyennement efficace, peu efficace) pour le premier sous-groupe, sous l'angle de la facilit� de mise en place des barrages (facile, moyennement facile, difficile) pour le second. Comparez ensuite les deux classements.
Autre fa�on de mener � bien cette activit�, proc�dez � un classement en trois piles des barrages sous l'angle de l'efficacit�. Prenez ensuite les barrages les plus efficaces et proc�dez � un nouveau classement en trois piles, mais cette fois sous l'angle de la facilit� d'ex�cution. Recommencez le classement en trois piles pour les barrages moyennement efficaces, etc.
Activit� no 3: T�ches pour les hommes et les femmes de la communaut�
Objectif
· faire prendre conscience des t�ches qui, dans les foyers et dans la communaut�, sont d�volues soit aux femmes, soit aux hommes· d�terminer si une modification dans l'attribution des t�ches serait souhaitable et possible
Dur�e
· 1 heure
Mat�riels
· outil: analyse des r�les par sexe
· 3 grands dessins distincts de: un homme, une femme et un homme et une femme ensemble
· 12 dessins de t�che ou plus
· crayons et papier
Figure
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Demandez aux participants de former des groupes de 5 � 8 personnes.
3. Donnez les consignes suivantes:
Chaque groupe recevra un dessin d'un homme, d'une femme et d'un homme et d'une femme (un couple), plus un jeu de dessins repr�sentant diff�rentes t�ches. Voyez entre vous qui s'acquitte normalement de cette t�che. Lorsque vous serez d'accord, placez la t�che sous le dessin de l'homme, de la femme ou bien du couple selon ce que vous aurez d�cid�. Le dessin de l'homme et de la femme ensemble signifie qu'une t�che peut �tre ex�cut�e indiff�remment par l'un ou l'autre sexe.
4. Laissez les groupes travailler � leur fa�on et discuter de leurs r�sultats. Ils peuvent faire des dessins d'autres t�ches et les ajouter. Donnez-leur des feuilles de papier � cette fin.
5. Une fois l'activit� termin�e, demandez � chaque groupe de pr�senter son choix au reste des participants, d'expliquer ce choix et de r�pondre aux questions.
6. Engagez une discussion de groupe sur les points suivants:
- qui fait quoi- volume de travail des hommes et des femmes
- dans quelle mesure les diff�rences de travail peuvent-elles avoir une incidence sur l'allocation des t�ches dans le contexte de la pr�vention des maladies diarrh�iques
- peut-on r�partir diff�remment les t�ches entre les hommes et les femmes: avantages et inconv�nients:
- potentialit�s offertes par une nouvelle r�partition des t�ches entre les hommes et les femmes.
7. Demandez au groupe d'identifier les r�les qui pourraient �tre permut�s ou modifi�s afin d'am�liorer l'assainissement et l'hygi�ne; notez les conclusions qui pourront �tre exploit�es ult�rieurement dans le cadre du contr�le.
8. Engagez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Pendant cette activit�, les hommes se plaignent parfois que leurs t�ches courantes n'apparaissent pas dans les illustrations. Ceci tient au fait que le jeu d'illustrations met essentiellement l'accent sur les t�ches en rapport avec l'hygi�ne et 'assainissement domestique et communautaire, et que dans la plupart des soci�t�s, ces t�ches incombent aux femmes. En cas de plaintes, demandez aux hommes de dessiner les t�ches dont ils s'acquittent pour compl�ter la s�rie.
2. Le groupe estimera peut-�tre que trois dessins (homme, femme et homme et femme ensemble) ne sont pas suffisants et d�cidera d'ajouter des repr�sentations de gar�ons et de filles. Il n'y a rien � redire, �tant entendu que l'analyse doit mettre l'accent sur le sexe, non sur l'�ge.
4�me �tape: Choix d'options
Cette �tape comporte trois activit�s.
1. L'activit� Choix d'am�liorations en mati�re d'assainissement doit permettre d'�valuer la situation sanitaire de la communaut� et de retenir certains changements.
2. L'activit� Choix d'am�liorations en mati�re de comportements d'hygi�ne doit aider le groupe � choisir des comportements d'hygi�ne auxquels il souhaite travailler avec la communaut�.
3. L'activit� Temps pour des questions donne aux membres du groupe la possibilit� de poser des questions et de recevoir des r�ponses des autres participants, ce qui augmente la confiance en soi et l'autonomie.
A la fin de cette �tape, le groupe conviendra de mani�re informelle des changements qu'il souhaite apporter aux infrastructures et aux comportements d'hygi�ne.
Activit� no 1: Choix d'am�liorations en mati�re d'assainissement
Objectif
Aider les participants �:
· d�crire la situation des infrastructures d'assainissement de la communaut�
· identifier une ou plusieurs possibilit�s d'am�liorations des moyens d'assainissement
· constater que ces am�liorations peuvent �tre apport�es progressivement
Dur�e
· 1-2 heures
Mat�riels outil:
· options d'assainissement
· crayons
· grandes feuilles de papier servant de support aux dessins (option)
· ruban adh�sif
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Demandez aux participants de former des sous-groupes de 5 � 8 personnes.
3. Donnez au groupe la consigne suivante:
Chaque groupe va recevoir un jeu d'options d'assainissement. Etudiez ces options et disposez-les selon une �chelle allant de la plus mauvaise au bas de l'�chelle � la meilleure au haut de cette m�me �chelle.
4. Donnez � chaque sous-groupe un jeu identique de dessins.
5. Au besoin, donnez du papier et des crayons aux participants pour qu'ils puissent r�aliser des dessins qui ne figurent pas dans le jeu d'illustrations et qu'ils souhaitent y inclure.
6. Donnez au groupe environ 20 minutes pour r�aliser ses �chelles. Rendez-vous ensuite aupr�s de chaque groupe et donnez-lui la consigne suivante:
A vous maintenant de d�cider � quel stade la communaut� se trouve actuellement et � quel point vous aimeriez la voir �tre parvenue d'ici un an. Essayez d'envisager les avantages et les difficult�s qui marqueront la progression tout au long de l'�chelle.
7. Lorsque les groupes ont termin� leur travail, demandez-leur d'expliquer leur �chelle d'assainissement aux autres participants.
8. Ensuite, amorcez une discussion de groupe sur les points suivants:
- similitudes et diff�rences concernant l'agencement des options sur l'�chelle- similitudes et diff�rences en termes de s�quence de ces options dans le temps (maintenant et plus tard)
- options consid�r�es comme les meilleures par la communaut�
- avantages de chaque option
- difficult�s ou obstacles pouvant rendre la progression difficile
- fa�on dont ces d�cisions ont �t� prises
- informations dont le groupe estime avoir besoin pour comparer plus efficacement les diverses options
9. Encouragez le groupe � s'entendre sur une �chelle d'assainissement.
10. Expliquez au groupe que la prochaine activit� les aidera � �laborer un plan destin� � progresser de la situation actuelle � une situation ou � des situations future(s) souhaitables.
11. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
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Collecte des informations A ce point du programme, il est bon que le groupe quantifie la situation sanitaire actuelle de la communaut� afin de pouvoir fixer des objectifs r�alistes. A cette fin, il peut utiliser les outils suivants: · carte de la communaut� sur laquelle sont indiqu�s avec pr�cision les types et le nombre d'installations d'assainissement Tous ces conclusions devraient �tre enregistr�es pour des activit�s futures, en particulier pour l'�laboration d'un tableau de surveillance. |
Notes
1. Avant d'entreprendre cette activit�, il serait bon de disposer d'informations sur les points suivants:
- principes qui sous-tendent l'�laboration des diff�rentes options en mati�re d'assainissement
- efficacit� des diff�rentes options
- besoins permanents d'entretien pour chaque type d'option
- co�ts des diverses options d'assainissement
- co�ts (en temps et en argent) de fonctionnement et d'entretien
- subsides disponibles
- dur�e de service de la structure et viabilit� de chaque syst�me.
2. L'�chelle d'assainissement fait appara�tre les am�liorations qui peuvent �tre r�alis�es progressivement. Le fait que la communaut� peut progresser le long de cette �chelle � des rythmes diff�rents peut se r�v�ler tr�s s�duisant pour les groupes. Ceux-ci se rendent compte que les changements peuvent �tre apport�s dans le temps, selon un rythme qui est appropri� et qu'ils peuvent soutenir. Cette d�couverte peut amener les groupes � s'impliquer davantage.
3. Quelle que soit l'option d'assainissement, il est important de tenir compte du volume d'eau exig�. Il faut �galement penser aux risques de contamination de l'environnement et des sources existantes. Assurez-vous que les participants examinent ces probl�mes.
4. Certaines options peuvent �tre aussi bonnes les unes que les autres. Elles pourront donc �tre plac�es c�te � c�te - en d'autres termes, l'�chelle peut pr�senter des embranchements. L'id�e de progression et de choix d'options pour l'avenir est plus important que la forme de l'�chelle.
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Autres types d'�chelles Cette activit� peut �tre �tendue � d'autres questions et � d'autres probl�mes. Par exemple, l'�chelle d'assainissement peut �tre adapt�e et transform�e en �chelle d'approvisionnement en eau. L'activit� sera organis�e de la m�me mani�re que pour les options d'assainissement, mais au moyen d'options diff�rentes permettant d'am�liorer la qualit�, le volume et l'accessibilit� de l'approvisionnement en eau. Les options doivent aller de la plus simple � la plus complexe. De plus, il faudrait inclure des dessins des moyens de collecte des eaux peu s�rs ou non prot�g�s pr�-existants. Toutefois, comme l'�ventail des options en mati�re d'approvisionnement en eau est plut�t moins large, l'�chelle correspondante aura moins d'�chelons. Parfois, il n'existe que deux situations possibles: la source d'approvisionnement traditionnelle actuelle et une autre possibilit� ou un syst�me d'approvisionnement en eau am�lior�. |
Activit� no 2: Choix d'am�liorations en mati�re de comportements d'hygi�ne
Objectif
Aider le groupe � identifier des comportements d'hygi�ne qu'il souhaite:
· modifier
· encourager et renforcer
· introduire dans la communaut�
Dur�e
· 1 heure
Mat�riels
· outil: dessins pour classement en trois piles utilis�s au cours de la 2e �tape, activit� no 2.
Dessins types de comportements d'hygi�ne
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Demandez aux participants de former des groupes de 5 � 8 personnes.
3. Donnez aux groupes la consigne suivante:
Parmi les dessins class�s en trois piles, choisissez un ou plusieurs comportements d'hygi�ne que vous jugez bons sous l'angle de la sant� et que vous aimeriez promouvoir, et un ou plusieurs autres comportements jug�s n�fastes que vous souhaiteriez voir dispara�tre.
4. Donnez au groupe 10 � 20 minutes pour ce travail. Ensuite, demandez � chaque groupe d'expliquer son choix aux autres participants.
5. Amorcez une discussion destin�e �:
- d�gager un consensus sur les comportements bons et mauvais qu'il faut promouvoir ou bannir en priorit�- d�terminer des moyens propres � influencer la communaut� afin qu'elle:
- se rallie durablement � de bonnes pratiques d'hygi�ne
- accepte d'adopter de nouveaux comportements
- mette un terme aux pratiques n�fastes.
6. A ce point, il peut �tre important de s'interroger sur la fr�quence des comportements s�lectionn�s dans la communaut�. Cette information peut servir � fixer des objectifs sp�cifiques. Pour obtenir ce type d'information, on pourra utiliser un tableau � poches et/ou mener une enqu�te dans la communaut�.
On trouvera ci-apr�s un exemple d'utilisation du tableau � poches pour mesurer les pratiques les plus courantes en ce qui concerne le lavage des mains apr�s la d�f�cation.
Sur ce tableau � poches, la rang�e horizontale sup�rieure correspond aux diverses possibilit�s de lavage des mains apr�s d�f�cation: � l'eau seulement, au savon et � l'eau, avec de la terre ou des cendres, aucun lavage. La colonne verticale pourrait repr�senter un homme, une femme et un enfant. Les participants utilisent deux jetons de couleur ou de forme diff�rente, l'un pour les pratiques usuelles courantes, l'autre pour les pratiques moins courantes.
Tableau � poches type pour les diverses fa�on de se laver les mains
7. Demandez au groupe de noter ses conclusions; on en aura besoin ult�rieurement pour d'autres activit�s, notamment pour la mise en place d'un tableau de surveillance (contr�le).
8. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. D'apr�s l'exp�rience pass�e, les programmes visant � la fois � induire une �volution des comportements d'hygi�ne et un changement des infrastructures sont plus efficaces dans la lutte contre les maladies diarrh�iques que ceux qui portent sur les seules installations. (On a souvent tendance � se concentrer davantage sur les installations physiques). Cette activit� doit souligner l'importance des comportements d'hygi�ne.
2. L'action � entreprendre pour induire de nouveaux comportements d'hygi�ne et/ou renforcer des comportements existants fera l'objet de la 5e �tape: Nouvelles installations et changements de comportement pr�vus.
Activit� no 3: Temps pour des questions
Objectif
· donner aux participants la possibilit� de poser des questions sur le travail en cours (ou sur d'autres sujets) et d'obtenir des r�ponses et des commentaires de la part des autres participants· aider le groupe � prendre conscience de la somme de connaissances et d'informations qu'il poss�de collectivement
Dur�e
· 1-2 heures
Mat�riels
· outil: bo�te � questions
· papier et crayons
· r�cipient (panier, chapeau, bo�te)
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Cette activit� convient pour le groupe dans son ensemble � condition qu'il ne d�passe pas 40 personnes.
3. Donner au groupe la consigne suivante:
J'aimerais que chacun d'entre vous note sur un morceau de papier ou formule au moyen d'un simple dessin une question � laquelle il voudrait qu'on r�ponde. Ensuite, pliez votre papier en deux.
4. Demandez � un participant de ramasser toutes les questions dans un r�cipient qui deviendra la bo�te � questions.
5. Lorsque toutes les questions ont �t� recueillies, faire circuler la bo�te � questions en demandant aux participants de prendre un papier chacun � tour de r�le et de r�pondre � la question qui s'y trouve. Si quelqu'un tire sa propre question, il doit la remettre dans la bo�te et en tirer une autre.
6. Si un participant ne peut pas r�pondre � une question, demandez � une autre personne du groupe de r�pondre � sa place.
7. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Une autre m�thode peut �tre envisag�e si certains des participants ne savent pas �crire: demandez � chacun de penser � une question et de faire un rep�re sur son propre morceau de papier. Il est �galement possible de donner un papier d'une couleur diff�rente � chaque participant. Les morceaux de papier sont recueillis dans la bo�te � questions. Ensuite, on fait passer la bo�te parmi les participants. D�s qu'un participant reconna�t le papier qui porte son rep�re, il se fait conna�tre et pose sa question � haute voix. Si cette m�thode ne pr�serve pas l'anonymat, elle permet au moins � chacun de participer.
2. Cette activit� offre l'avantage de montrer au groupe qu'il n'a pas besoin de faire appel � des experts ext�rieurs. Collectivement, il dispose de l'essentiel des informations et connaissances dont il a besoin.
3. Certaines des questions peuvent ne pas �tre directement en rapport avec le sujet. Ce n'est pas une raison pour les rejeter. Elles peuvent refl�ter des pr�occupations diff�rentes ou bien fournir un agr�able d�rivatif. Il ne faut pas d�courager l'humour!
5e �tape: Nouvelles installations et changements de comportement pr�vus
Cette �tape comporte trois activit�s:
1. L'activit� Planifier le changement doit aider le groupe � pr�voir des mesures pour la mise en oeuvre des solutions retenues.
2. L'activit� Pr�voir qui fait quoi concerne l'attribution des responsabilit�s pour chaque action.
3. L'activit� Identifier les risques d'�chec doit permettre au groupe d'anticiper d'�ventuels probl�mes et de voir comment les surmonter.
Activit� no 1: Planifier le changement
Objectif
· permettre aux participants d'�laborer un plan pour la mise en oeuvre de changements relatifs � l'assainissement et aux comportements d'hygi�ne
Dur�e
· 2 heures
Mat�riels
· outil: affiches de planning
· �tat actuel et futur des installations d'assainissement (voir la 4e �tape: activit� no 1)
· papier collant
· crayons et papier
Etat «actuel» et «futur» des installations d'assainissement et affiches de planning
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Affichez les dessins repr�sentant des options d'assainissement (ou des dessins d'autres options) �labor�s lors de la 4e �tape.
3. Demandez aux participants de travailler par groupes de 5 � 8 personnes.
Donnez les consignes suivantes:
Etes-vous d'accord que cet �tat d'assainissement (indiquez l'�tat des infrastructures d'assainissement que le groupe consid�re comme repr�sentatif de la situation actuelle) pr�vaut actuellement dans votre communaut�? Et �tes-vous d'avis que cette option (indiquez l'option future retenue par le groupe) serait souhaitable?Voyons maintenant ce qu'il faut faire pour passer de l'�tat actuel � la situation recherch�e. A cette fin, nous devons �laborer un plan pour combler cet �cart. Pour plus de facilit�, chaque groupe recevra un jeu de dessins illustrant certaines �tapes du processus du changement. Chaque groupe doit examiner ses dessins et les agencer dans l'ordre qui lui semble le mieux convenir pour atteindre l'objectif recherch�. Utilisez des feuilles de papier vierge pour illustrer d'autres �tapes que vous aimeriez inclure dans ce processus.
4. Donnez � chaque groupe un jeu identique de dessins repr�sentant les situations pr�sente et future et les �tapes de transformation interm�diaires.
5. Laissez de 30 � 45 minutes aux groupes pour agencer les �tapes, puis demandez � chacun d'eux d'exposer son plan aux autres participants. Chacun des groupes doit �tre pr�t � r�pondre � des questions pr�cises, les aspects plus g�n�raux n'�tant abord�s que lorsque tous les groupes auront pr�sent� leur travail.
6. Apr�s les pr�sentations, amorcez une discussion devant permettre au groupe de tomber d'accord sur un plan commun.
Cette discussion devrait porter sur les points suivants:
- similitudes et diff�rences selon les groupes entre les �tapes et leur agencement
- difficult�s pouvant survenir dans l'ex�cution de ces �tapes
- ressources �ventuellement n�cessaires pour l'ex�cution de ces �tapes
- temps n�cessaire pour l'ex�cution de ces �tapes
- temps n�cessaire pour la r�alisation du plan.
7. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Les dessins aujourd'hui et demain* peuvent porter sur des changements en rapport aussi bien avec les installations qu'avec les comportements, changements identifi�s par le groupe au moyen des options d'assainissement et du classement en trois piles.
* Dans d'autres guides, la m�thode des dessins aujourd'hui et demain est intitul�e Combler l'�cart
2. Il faudra �ventuellement r�aliser ce travail de planification pour toutes les modifications que le groupe entend apporter. Gardez en m�moire que l'objectif de cette activit� est de simplifier le processus de planification.
Tel groupe trouvera plus facile de pr�voir certaines modifications des installations, tel autre d'am�liorer l'entretien des syst�mes existants, un troisi�me d'induire des changements de comportement. Un autre groupe encore parviendra � examiner les trois aspects � la fois. Il n'y a pas de bon plan ou de mauvais plan. Votre r�le est d'aider le groupe � simplifier cette demarche pour la rendre g�rable.
3. Ne vous inqui�tez pas si le groupe n'est pas dispos� � �laborer un plan permettant d'apporter tous les changements identifi�s. A ce stade, il suffit que le groupe envisage d'introduire certains changements. La concr�tisation de ces changements donnera au groupe la motivation n�cessaire pour poursuivre son travail et pr�voir de nouveaux changements. Une action relativement modeste dans laquelle les membres du groupe sont dispos�s � s'investir pleinement a davantage de chances de r�ussir qu'un plan plus ambitieux, mais qui suscite une moindre adh�sion.
4. On pourra utiliser la carte communautaire pour mieux appr�hender l'impact des changements envisag�s.
5. A ce stade, les participants peuvent d'ores et d�j� s'�tre interrog�s sur l'attribution des responsabilit�s pour l'ex�cution de certaines parties du plan. La prochaine activit� Pr�voir qui fait quoi doit permettre au groupe d'attribuer les responsabilit�s pour que les t�ches soient effectu�es correctement et dans les d�lais.
Activit� no 2: Pr�voir qui fait quoi
Objectif
· rep�rer ceux qui seront charg�s d'ex�cuter les phases du plan
· fixer des d�lais de mise en oeuvre
Dur�e
· 1-2 heures
Figure
Mat�riels
· outil: affiches de planning s�lectionn�es lors de la s�ance pr�c�dente
· petits morceaux de papier ou de carton pour l'inscription de noms
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Fixer les affiches de planning sur le mur les unes � la suite des autres, dans l'ordre convenu.
3. Donnez la consigne suivante au groupe:
Ces affiches de planning (montrez les affiches) repr�sentent les �tapes qui, selon vous, sont n�cessaires pour l'ex�cution de votre plan. A vous maintenant de d�cider qui doit s'acquitter de quoi. Examinez ensemble chacune de ces �tapes ainsi que les qualit�s et les aptitudes personnelles requises pour les ex�cuter. Choisissez les futurs responsables. Une fois ce travail termin� et les responsabilit�s attribu�es, notez les noms des personnes sur des morceaux de papier ou de carton. Choisissez une couleur pour les hommes, une autre couleur pour les femmes. Collez ensuite chaque morceau de papier ou de carton sous l'affiche de planning.
4. En vous r�f�rant � la discussion pr�c�dente et aux conclusions de l'activit� T�ches des hommes et des femmes de la communaut�, demandez au groupe de r��xaminer l'attribution des t�ches sous l'angle de leur incidence sur les hommes d'une part, sur les femmes d'autre part, puis proc�der �ventuellement � tout ajustement n�cessaire.
5. Une fois les t�ches attribu�es, demandez au groupe de s'entendre sur une ou plusieurs personnes qui seront charg�es de coordonner l'ex�cution des �tapes du plan. Notez le nom du/des coordinateur(s) au-dessus des affiches de planning.
6. Invitez la ou les personnes retenue(s) � coordonner le reste de la r�union, notamment pour l'�tablissement d'un calendrier d�taill�.
7. Demandez au groupe de fixer des d�lais pour l'ex�cution de chacune des �tapes. Notez cette information au-dessus des affiches de planning.
8. Amorcez une discussion sur les points suivants:
- respect du calendrier- moyens dont dispose le groupe pour s'assurer que les personnes d�sign�es s'acquittent bien de leur travail
- recours dont dispose le groupe en cas de non ex�cution des t�ches
9. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
Notes
1. Ne soyez pas surpris si de nouvelles �tapes viennent s'ajouter au plan pendant la phase d'attribution des responsabilit�s. Lorsqu'ils se rendent compte qu'ils doivent mettre eux-m�mes la main � la p�te, les gens consid�rent les efforts qu'ils devront d�ployer avec davantage de s�rieux.
2. Si le groupe r�pugne � assumer lui-m�me la responsabilit� et d�l�gue l'essentiel du travail � des personnes ext�rieures, il faudra se poser certaines questions:
- pourquoi le groupe n'est-il pas pr�t � assumer la responsabilit� des t�ches- le groupe est-il vraiment convaincu que les comportements d'hygi�ne ou l'�tat de l'assainissement posent un probl�me et, si oui, que le plan aidera � r�soudre ces probl�mes?
- comment expliquer que des repr�sentants de groupe ext�rieurs n'aient pas particip� au projet?
- comment convier les repr�sentants ext�rieurs � se joindre au groupe?
- est-ce que ces repr�sentants ext�rieurs seront pr�ts � s'investir dans un plan � l'�laboration duquel ils n'ont pas particip�?
- est-ce que ce plan sera viable compte tenu de cette nouvelle attribution des t�ches?
Le manque d'adh�sion peut s'expliquer avant tout par le fait que le groupe ne croit pas � l'importance de l'assainissement. Dans ce cas, il faudra �ventuellement revenir en arri�re et reprendre certaines activit�s ou bien trouver d'autres fa�ons d'amener le groupe � d�couvrir certaines informations essentielles.
3. Le choix des personnes charg�es de s'acquitter des diff�rentes t�ches peut prendre �norm�ment de temps, parfois plusieurs s�ances, car il faut laisser libre cours � la discussion. Il peut �tre utile de recourir � un tableau � poches pour le choix de ces personnes.
Proc�dez comme suit:
- Fixez des dessins repr�sentant les diff�rentes t�ches dans les espaces de la rang�e horizontale au haut du tableau.- Placez des dessins, des noms ou d'autres moyens d'identification d'�ventuels candidats dans les espaces de la colonne verticale gauche du tableau.
- Donnez � chaque votant un jeton par t�che.
- Montrez au groupe comment placer le jeton dans la poche sous le dessin correspondant � la t�che (rang�e horizontale sup�rieure), ceci � hauteur de la personne qui semble la mieux qualifi�e pour l'ex�cution de cette t�che.
Au pr�alable, on pourra discuter des qualit�s �ventuellement requises de la personne charg�e de s'acquitter d'une t�che particuli�re.
4. Il n'existe pas de m�thode ad hoc pour l'attribution des t�ches. Il faut tenir compte des pratiques locales en la mati�re. La s�lection ne doit pas se faire uniquement par favoritisme ou en fonction de la popularit� du candidat.
Vous pourriez proposer au groupe de prendre en compte les qualit�s et les aptitudes personnelles d�finies plus haut pour l'ex�cution de la t�che. De m�me, il peut �tre bon de demander aux personnes retenues si elles s'estiment qualifi�es pour la t�che qui leur a �t� attribu�e.
Pour le processus de s�lection, incitez le groupe � r�aliser une coupe de la communaut� (en termes d'�ge, d'appartenance ethnique, de religion, d'�ducation, etc.).
5. Rappelez au groupe que l'organisation d'activit�s telles que des s�ances d'�ducation � la sant� - qui ne peuvent qu'encourager la communaut� � modifier ses comportements d'hygi�ne - est tout aussi importante que l'�laboration de plans relatifs � des modifications physiques, par exemple � la construction de nouvelles latrines.
6. Ayant termin� l'activit� Pr�voir qui fait quoi pour un plan d�termin�, le groupe souhaitera peut-�tre attendre avant de passer � d'autres plans. Ne vous inqui�tez pas. Il suffit qu'un seul plan soit �labor� du d�but � la fin. Si le lancement d'un plan est couronn� de succ�s, on peut esp�rer que le groupe aura envie de poursuivre dans cette voie. De plus, il aura acquis les comp�tences requises pour l'ex�cution ult�rieure d'autres plans.
7. Demandez au groupe d'apposer les affiches de planning, avec le nom des personnes charg�es de chacune des �tapes, dans un lieu public de la communaut�. Ainsi, chacun sera inform� des activit�s en cours.
Activit� no 3: Identifier les causes d'�chec
Objectif
· amener le groupe � imaginer des probl�mes qui peuvent se poser pendant la mise en oeuvre du plan ainsi que les moyens d'y rem�dier
Dur�e
· 1 heure
Mat�riels
· outil: bo�te � probl�mes
· papier et crayons
· r�cipient (panier, chapeau, bo�te, etc.).
Marche � suivre
Cette activit� s'apparente � l'activit� Temps pour des questions de la 4e �tape et se d�roule grosso modo de la m�me mani�re.
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.
2. Donnez les instructions suivantes:
J'aimerais que chacun d'entre vous note sur un morceau de papier un probl�me qui pourrait survenir. Vous pouvez le faire par �crit ou sous forme d'un dessin. Par exemple:Que faire au cas o� la personne form�e � l'entretien quitte la communaut�?
3. Demandez � un membre du groupe de recueillir toutes les r�ponses dans le r�cipient. Ce r�cipient s'appellera d�sormais la bo�te � probl�mes.
4. Ensuite, faites circuler la bo�te � probl�mes d'un participant � un autre en demandant � chacun d'eux de tirer un morceau de papier et de r�pondre � la question correspondante. Les participants qui tombent sur leur propre question doivent la replacer dans la bo�te et en choisir une autre.
5. Laissez au groupe autant de temps qu'il faut pour les r�ponses. Si un participant ne peut pas r�pondre � une question, demandez � un autre membre du groupe de le faire � sa place.
6. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
7. Option: Si vous en avez le temps, il peut �tre utile de demander au groupe de classer les probl�mes, par exemple en deux cat�gories (classement en deux piles):
|
- pile 1: probl�mes de |
pile 2: probl�mes permanents lancement |
|
- pile 1: probl�mes |
pile 2: probl�mes sociaux techniques |
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- pile 1: probl�mes que le groupe peut r�soudre lui-m�me |
pile 2: probl�mes n�cessitant une intervention ext�rieure |
Notes
1. Au besoin, laissez davantage de temps aux participants pour r�fl�chir aux questions. Par exemple, l'activit� peut commencer avant la pause repas ou � la fin de la journ�e et se poursuivre apr�s la pause ou le lendemain.
6e �tape: Organisation des activit�s de surveillance et d'�valuation
1. D�terminer comment v�rifier les progr�s accomplis
1. Tableau de surveillance (contr�le)
Cette �tape ne compte qu'une seule activit�: Pr�voir un contr�le des progr�s accomplis. Au cours de cette activit�, le groupe doit remplir un tableau (voir illustration page 82) destin� � surveiller (contr�ler) sa progression vers les objectifs qu'il s'est fix�s. Il s'agit de d�finir des crit�res d'�valuation, de fixer leur fr�quence d'utilisation et de d�signer un responsable pour ce travail.
Note importante:
Cette activit� n�cessite un gros travail �crit. Si les participants ont des difficult�s � lire et � �crire, vous devrez imaginer d'autres moyens, par exemple des dessins, et recourir aussi peu que possible � l'�criture. Exemple:
· au lieu de noter les objectifs en toutes lettres au tableau, les participants peuvent utiliser des dessins qui repr�sentent les activit�s/moyens qu'ils souhaitent mettre en oeuvre dans le cadre des objectifs retenus - utiliser des nombres uniquement si les participants sont en mesure de les comprendre. Par exemple, ils pourront noter le nombre d'installations que le groupe souhaite construire � c�t� des dessins de ces installations· on pourra recourir � des dessins ou � des symboles pour repr�senter des id�es ou des mots
· les participants pourront choisir un symbole tel qu'une fleur, un oiseau ou une couleur pour indiquer la personne charg�e d'ex�cuter les activit�s ou de veiller � la bonne ex�cution de ces activit�s.
Activit� no 1: Pr�voir un contr�le des progr�s accomplis
Objectif
· �laborer une m�thode de contr�le des progr�s accomplis, fixer une fr�quence des contr�les et d�signer une personne charg�e d'assurer ces contr�les· pr�voir une date pour le travail d'�valuation qui aura lieu plus tard au sein de la communaut�.
Dur�e
· 2 heures
Mat�riels
· outil: tableau de surveillance (contr�le)· papier, crayons, craie, etc.
· dessins des installations d'assainissement dont la communaut� voudrait se doter (option)
· dessins pour classement en trois piles (option) (dessins choisis lors de l'activit�) Choix d'am�liorations en mati�re de comportements d'hygi�ne.
Marche � suivre
1. S'il y a eu une interruption entre cette activit� et l'activit� pr�c�dente, commencez par revoir avec le groupe ce qui a �t� appris ou d�cid� au cours de la derni�re s�ance.2. Pour cette activit�, tous les participants travaillent ensemble. Montrez les dessins correspondants aux objectifs retenus par le groupe.
3. Le tableau de surveillance doit �tre pr�t (voir illustration � la page pr�c�dente).
4. Demandez aux personnes s�lectionn�es pour l'ex�cution des t�ches (personnes choisies lors de l'activit� Pr�voir qui fait quoi) d'organiser cette activit� en leur donnant les indications suivantes:
J'aimerais que ceux qui ont �t� retenus au cours de l'activit� Pr�voir qui fait quoi animent cette activit�. Vous aiderez le groupe � remplir les parties du tableau qui doivent �tre remplies � ce stade et � convenir d'une fa�on de poursuivre ce processus de contr�le � l'avenir.
Collez les dessins qui repr�sentent vos objectifs sur le c�t� gauche du tableau. Continuez � remplir le reste du tableau.
5. Une fois le tableau rempli, amorcez une discussion de groupe sur les points suivants:
· comment appr�cier les progr�s accomplis
· fr�quence de contr�le des progr�s accomplis
· qui doit �tre charg� d'�valuer les progr�s
· comment faire participer d'autres membres de la communaut� au contr�le des progr�s accomplis et � la r�alisation des objectifs du projet.
6. Demandez au groupe de fixer une date pour l'�valuation du projet (7e �tape).
7. Amorcez une discussion avec le groupe sur ce qui a �t� acquis pendant cette activit� en lui demandant d'indiquer ce qu'il a aim� et ce qu'il n'a pas aim�.
8. Terminez la s�ance par une f�te, une c�l�bration, une pri�re ou tout autre activit� festive.
7e �tape: Evaluation participative
Cette activit� doit se d�rouler apr�s que la communaut� ait exc�cut� son plan, par exemple six mois ou une ann�e apr�s le lancement du programme.
L'�valuation participative doit solliciter le plus grand nombre possible de membres de la communaut� ainsi que d'autres travailleurs communautaires, fonctionnaires, voire des repr�sentants de communaut�s voisines. Cette �tape doit �tre amusante et �tre l'occasion de c�l�brer les r�sultats du groupe. Au cours de l'�valuation, le groupe identifiera les points suivants:
· ampleur du travail accompli au sein de la communaut�
· travail restant
· r�ussites
· probl�mes ou difficult�s rencontr�s
· action corrective requise.
Cette �valuation peut prendre diff�rentes formes; le groupe peut, par exemple:
· se charger lui-m�me de certaines activit�s d'�valuation, puis communiquer les r�sultats � l'ensemble de la communaut� par voie d'affichage· d�cider de faire intervenir la communaut� tout enti�re dans le travail d'�valuation. Les gens peuvent �tre convi�s � participer � un �v�nement communautaire au cours de l'activit� du tableau � poches
· combiner les activit�s ci-dessus, d'une part en ex�cutant s�par�ment certaines activit�s bien pr�cises d'�valuation, d'autre part en organisant une activit� d'�valuation communautaire sous forme, par exemple, d'un sociodrame sur le programme devant une audience �largie.
Par voie de cons�quence, le groupe devra �ventuellement organiser ses propre r�unions de planification afin de pr�parer l'�valuation ou l'�v�nement � l'intention d'un groupe �largi.
Il vous incombe d'aider le groupe �:
· d�finir une m�thode d'�valuation des progr�s accomplis
· fixer des modalit�s de participation d'une frange plus importante de la communaut�
· rendre cette �valuation plus agr�able et plus satisfaisante pour tous.
Il est important que le groupe sache ce qu'il veut. C'est pourquoi, plut�t que fixer une orientation pr�cise, nous donnons une liste de suggestions valables pour diff�rents types d'activit�s d'�valuation participative. Si le groupe a des difficult�s � d�finir une m�thode d'�valuation, vous pouvez utiliser ces suggestions pour animer une discussion. Choisissez uniquement celles d'entre elles qui vous semblent adapt�es au groupe. Tenez compte de son aptitude � lire et � �crire, des diff�rents types de personnalit� et de comp�tence des membres du groupe et de leur aptitude au travail d'�quipe.
Essayez d'inciter le groupe � �laborer un sociodrame si ces suggestions ne lui conviennent pas. Les agents communautaires qui ont particip� � des programmes PHAST signalent que cette activit� est g�n�ralement tr�s bien accueillie par le reste de la communaut� et est tr�s amusante � pr�parer.
Activit�: Contr�le des progr�s accomplis
Option 1: Tableau de surveillance (contr�le)
Objectif
· d�terminer si les objectifs ont �t� atteints
Dur�e
· 2 heures
Mat�riels
· outil: Tableau de surveillance r�alis� au cours de la 6e �tape, activit� no 1
· crayons et papier
Conseils d'ordre g�n�ral
1. Incitez le groupe � examiner si les objectifs ont �t� atteints au moyen du tableau de surveillance (contr�le). Demandez-lui ensuite de comparer ces objectifs aux r�sultats obtenus depuis la r�alisation du tableau. Le groupe souhaitera �ventuellement noter les diff�rences entre ce qui avait �t� pr�vu et ce qui a �t� r�alis�. Encouragez le groupe � faire toutes les comparaisons qu'il souhaite au moyen de crayons, de papier, de dessins, oralement, etc.
2. Demandez-lui ensuite d'examiner les points suivants:
· r�ussites
· probl�mes.
3. Demandez-lui �galement de noter (au moyen de dessins ou par �crit) les probl�mes et de les classer comme suit:
· probl�mes que la communaut� peut r�gler elle-m�me - probl�mes qui �chappent partiellement � la compr�hension des participants· probl�mes que la communaut� ne peut pas r�soudre seule.
4. Affichez les trois types de probl�mes et demandez aux participants de d�cider:
· pour les probl�mes qu'ils peuvent r�soudre - ce qu'ils entendent faire· pour les probl�mes dont la compr�hension leur �chappe partiellement - comment obtenir davantage d'informations, quand et � qui confier ce travail
· pour les probl�mes qu'ils ne peuvent pas r�soudre seuls - comment ils comptent se procurer une aide ext�rieure pour surmonter ces probl�mes.
5. Terminez la s�ance par une f�te, une c�l�bration, une pri�re ou tout autre activit� permettant de f�liciter le groupe pour son travail.
Option 2: Carte communautaire
Objectif
· d�terminer si des changements d'ordre physique ont �t� apport�s dans la communaut�
Dur�e
· 2 heures
Mat�riels
· outil: carte communautaire �tablie au cours de la 2e �tape, activit� no 1· crayons et papier
· papier de couleur ou stickers permettant d'indiquer les changements sur la carte communautaire
· mat�riel suppl�mentaire pour r�alisation d'une carte - le groupe d�cidera peut-�tre de dresser une nouvelle carte pour mieux faire appara�tre les changements
Conseils d'ordre g�n�ral
1. Demander au groupe d'observer la carte communautaire et d'y rep�rer les changements qui sont intervenus depuis la r�alisation de cette carte. S'il le souhaite - et s'il en a le temps - il peut �galement r�aliser une nouvelle carte.
2. Demander ensuite au groupe d'examiner les points suivants:
· changements apport�s
· �cart entre ce qui avait �t� pr�vu et ce qui a �t� r�alis�.
3. Poursuivez l'activit� en reprenant les instructions � partir du point 2 de l'option 1.
Option 3: Affiches de planning et Pr�voir qui fait quoi
Objectif
· d�terminer si les objectifs ont �t� atteints
Dur�e
· 2 heures
Mat�riels
· outil: affiches de planning et tableau repris de la 5e �tape, activit� no 2
· crayons et papier
Conseils d'ordre g�n�ral
1. Demandez au groupe d'examiner les affiches de planning et le tableau Pr�voir qui fait quoi, puis de comparer les objectifs pr�vus aux objectifs atteints. Le groupe voudra peut-�tre noter les diff�rences constat�es. Encouragez-le � faire cette comparaison de la mani�re qui lui convient au moyen de crayons, papier, dessins, phrases, en portant des indications sur les affiches de planning ou sur le tableau Pr�voir qui fait quoi.
2. Poursuivez l'activit� conform�ment aux instructions donn�es � partir du point 2 dans l'option 1.
Option 4: Tableau � poches
Objectif
· d�terminer si les comportements d'hygi�ne ont chang�
Dur�e
· Fonction du nombre de votants
Mat�riels
· outil: tableau � poches
· dessins repr�sentant certains comportements d'hygi�ne � placer sur le tableau � poches
· jetons de vote en nombre suffisant pour toutes les personnes pr�sentes
Conseils d'ordre g�n�ral
1. Demandez � un participant qui conna�t le syst�me du tableau � poches d'animer cette activit�.
2. Agencez le tableau � poches en vue de l'�valuation d'un comportement d�termin�, expliquez en quoi consiste ce syst�me et comment l'utiliser. Placez vous-m�me un jeton de vote � titre d'exemple. Veillez � retirer ce jeton en expliquant qu'il s'agissait d'une d�monstration.
3. Orientez le tableau de telle sorte que les participants puissent voter sans �tre vus des autres, puis demandez-leur de venir voter � tour de r�le.
4. Lorsque tout le groupe a vot�, demandez � un participant de faire le d�compte des jetons et d'afficher les r�sultats. Assurez-vous que cette op�ration se d�roule publiquement afin d'�viter tout risque de fraude.
5. Amorcez une discussion de groupe sur les points suivants:
· qu'a r�v�l� le tableau � poches?
· le r�sultat correspond-il � une am�lioration?
· comment ce r�sultat se situe-t-il par rapport au plan du groupe?
· interpr�tation des r�sultats du vote.
6. Apr�s cette discussion, poursuivez l'activit� conform�ment aux instructions donn�es � partir du point 2 de l'option 1.
Notes
1. La technique du tableau � poches peut �tre �tendue � d'autres aspects. Exemples:
· lieux de d�f�cation
· lavage des mains
· t�ches d�volues aux hommes et aux femmes
· points de collecte de l'eau.
Option 5: Visite de la communaut�
Objectif
· observer concr�tement la situation qui r�gne dans la communaut� afin de savoir si les objectifs ont �t� atteints
Dur�e
· Fonction de la taille de la communaut�
Mat�riels (option)
· crayons et papier
· mat�riel de dessin
· appareil de photo, si disponible
Conseils d'ordre g�n�ral
1. Demandez aux participants de se constituer en paires. (Des groupes plus importants risqueraient d'�veiller l'attention.)
2. Sugg�rez que chaque �quipe d�ambule dans la communaut� et note ce qu'elle voit. Il serait bon que cette promenade ait lieu � un moment de la journ�e propice � l'observation de sc�nes en rapport avec l'eau et l'assainissement - vraisemblablement t�t le matin ou � la tomb�e de la nuit. Il importe d'apporter une attention particuli�re aux points suivants:
· changements d'ordre physique (i.e. installations) qu'il est pr�vu d'apporter
· types de comportements � encourager
· types de comportements � bannir.
Incitez les participants � noter ce qu'ils voient avec les moyens de leur choix: mots, dessins, photos, etc.
3. Demandez � chacune des �quipes de communiquer les r�sultats de ses observations aux autres participants ou � la communaut� dans son ensemble. Ces r�sultats peuvent �tre pr�sent�s oralement, dessin�s, mim�s, chant�s, etc.
4. Amorcez une discussion afin de comparer le r�sultat des observations aux objectifs du plan.
5. Poursuivez cette activit� conform�ment aux instructions donn�es � partir du point 2 de l'option 1.
Option 6: Sociodrame
Objectif
· tenir la communaut� inform�e des progr�s accomplis � ce jour· fournir l'occasion de c�l�brer la r�ussite du projet, faire ressortir certains aspects du projet � l'intention de visiteurs d'autres communaut�s, de repr�sentants officiels et de donateurs
Dur�e
· 1 � 2 heures de pr�paration et de r�p�tition
Marche � suivre
1. Cette activit� s'adresse � des groupes de 4 � 8 personnes. Les invit�s auront la possibilit� de se joindre � n'importe lequel des groupes.
2. Donnez la consigne suivante au groupe:
Tous ensemble, choisissez une partie du projet et d�crivez-le sous forme d'une courte histoire de 10 minutes. Chaque groupe racontera une partie diff�rente de l'histoire. Vous pouvez choisir la mani�re qui vous convient et utiliser tout ce dont vous avez besoin pour rendre votre histoire attrayante. Votre repr�sentation ne doit pas durer plus de 10 minutes. Vous avez 30 minutes pour la pr�parer et r�p�ter.
3. Assurez-vous que chacun des groupes pr�pare une partie diff�rente de l'histoire.
4. Lorsque les groupes sont pr�ts, demandez-leur de jouer leurs sociodrames.
Apr�s la repr�sentation, les participants souhaiteront peut-�tre revenir sur certains aspects particuli�rement importants qui n'ont pas �t� trait�s.
Notes
1. Laissez chaque groupe �laborer son sociodrame � sa mani�re, sans interf�rer.
2. Les groupes recourront certainement � des moyens divers pour raconter leurs histoires: musique, danse, th��tre, humour.
3. Cette activit� par nature distrayante offre une fa�on int�ressante de r�sumer l'exp�rience et les impressions du groupe pendant le projet. Une autre fa�on plus structur�e consiste � demander au groupe de choisir 8 � 15 membres, de monter une pi�ce de th��tre avec comme th�me l'�laboration du projet. La pr�paration pourrait commencer un � deux jours avant la f�te de cl�ture de l'�valuation.
4. Il faut imp�rativement prendre le temps de c�l�brer la r�ussite. Des r�sultats positifs renforcent la foi du groupe en lui-m�me et l'encourage � poursuivre son travail sur la voie du changement. L'examen des probl�mes peut avoir le m�me effet car il montre que le groupe a les moyens de r�soudre ces probl�mes.
5. Le groupe poss�de maintenant le savoir-faire et la volont� de poursuivre lui-m�me le processus de mise en place d'am�liorations planifi�es propres � combattre les maladies diarrh�iques. Qui plus est, les comp�tences ainsi acquises seront vraisemblablement appliqu�es � la r�solution d'autres probl�mes communautaires. A long terme, la qualit� de vie de toutes les personnes concern�es devrait s'en trouver sensiblement am�lior�e.
Conclusions
Constatations possibles
Le degr� de r�ussite varie selon les cas. Certaines communaut�s seront peut-�tre en avance sur le programme, d'autres se seront heurt�es pr�matur�ment � des difficult�s. Tout indice tangible d'am�lioration doit inciter la communaut� � poursuivre ses efforts. Les gens ont besoin de voir les r�sultats de leur travail faute de quoi ils perdent confiance dans ce qu'ils ont appris et en eux-m�mes. En tant qu'animateur, vous pouvez contribuer � emp�cher cette perte de confaince en aidant le groupe � identifier les am�liorations, aussi faibles soient-elles. Au besoin, vous pouvez utiliser les activit�s que vous connaissez bien pour relancer le processus. Ainsi, vous aiderez le groupe � cerner les probl�mes qui ont entrav� sa progression, � les analyser, � pr�voir des solutions, choisir des options, �laborer un nouveau plan, attribuer des t�ches, surveiller et �valuer enfin les r�sultats.
Corriger le cap
Le processus de surveillance et d'�valuation est continu. Il renseigne le groupe et lui permet d'exploiter ses erreurs. Sur la base de ces informations, le groupe peut modifier ses plans et, du m�me coup, accro�tre notablement ses chances de r�ussite.
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Manuel Progressif PHAST: Approche participative pour la Lutte contre les Maladies diarrh�iques (SIDA - UNDP - WHO, 1998, 71 p.)
Troisi�me partie: Elaboration d'un kit d'animation
Conseils � l'intention des animateurs PHAST et des responsables de programme
Dans les pays qui ont test� l'initiative PHAST, les r�sultats sont encourageants: am�lioration des comportements d'hygi�ne et des infrastructures d'assainissement, prise en charge communautaire des moyens d'assainissement et d'approvisionnement en eau. Les investissements consentis pour la mise au point des moyens requis par cette m�thode se sont r�v�l�s payants.
Les kits d'animation interviennent de fa�on d�terminante dans l'acquisition des comp�tences et de la confiance dont les participants ont besoin pour examiner les probl�mes, identifier des solutions et prendre des mesures en vue du changement. Nous ne saurions trop vous recommander d'accorder tout le temps et le soin n�cessaires � l'�laboration de votre kit d'animation avec l'aide d'un ou de plusieurs dessinateurs. (Reportez-vous aux lignes directrices suivantes ainsi qu'aux instructions � l'intention des artistes PHAST). Pour de plus amples renseignements sur la r�alisation d'un kit d'animation, voir Srinivasan (1991).
Types de kits d'animation
Le kit d'animation id�al se compose de dessins, r�alis�s par des artistes locaux, qui refl�tent la culture et les conditions locales. La plupart des instructions ci-apr�s concernent ce type de kit d'animation.
Prototypes de kits d'animation: Il s'agit de dessins utilisables � l'int�rieur d'une vaste aire culturelle qui pr�sente une grande homog�n�it� au plan des coutumes, de l'habitat et de la fa�on de se v�tir. Une fois ce prototype de kit d'animation r�alis�, il suffit parfois de modifier quelques dessins pour rendre compte du contexte local particulier dans lequel vous serez appel� � travailler. Les changements seront beaucoup plus simples � apporter sur des dessins r�alis�s en noir et blanc. Il est en effet possible de d�calquer ou de photocopier les dessins d'origine, puis de les colorier pour faire appara�tre des variations r�gionales. Un prototype de kit d'animation est un bon investissement � l'�chelon national. Souvenez-vous pourtant que les zones rurales et urbaines correspondent � des environnements physiques tr�s diff�rents et qu'elles posent des probl�mes diff�rents en ce qui concerne l'approvisionnement en eau, l'assainissement et l'hygi�ne. C'est pourquoi vous ne pourrez g�n�ralement pas utiliser le m�me kit d'animation pour les villes et les campagnes, m�me � l'int�rieur d'un m�me pays.
La r�alisation de nouveaux dessins pour chaque kit d'animation peut �tre co�teuse, mais il existe des moyens de r�duire les co�ts en combinant les diff�rents mat�riels dont vous disposez �ventuellement. Voici quelques suggestions.
Photographies: On pourra recourir � des photographies existantes pour la conception d'outils particuliers. Ces photos peuvent �tre reproduites dans des formats qui conviennent pour l'activit�, � raison de plusieurs jeux. Cela peut �tre une technique efficace pour certains outils, par exemple pour les options d'assainissement et pour les affiches de planning, tout particuli�rement si on peut se procurer facilement des photographies de techniques et de proc�d�s existants. La photo est cependant loin d'�tre id�ale car elle peut montrer des d�tails qui distraient les participants de l'objet de discussion. La pr�sence d'individus et de lieux connus peut �galement �tre cause de m�prises et provoquer une personnalisation du d�bat, voire susciter un r�flexe de d�fense.
Mat�riels existants: Les mat�riels existants d'�ducation � l'hygi�ne, tels qu'affiches et tableaux � feuillets mobiles peuvent �tre utilis�s de mani�re cr�atrice et pour un faible co�t. Les dessins diff�rents seront tri�s ou bien d�coup�s et utilis�s par exemple pour le classement en trois piles. De tels mat�riels devront �ventuellement �tre compl�t�s par d'autres dessins. L'inconv�nient des mat�riels existants, c'est qu'ils ne laissent g�n�ralement pas de place � diff�rentes interpr�tations, ce qui peut poser des probl�mes pour l'animateur, singuli�rement lors des activit�s sans finalit� tr�s pr�cise. Les manuels techniques et autres guides de projet renferment �galement des illustrations et des dessins qui peuvent �tre d�coup�s et class�s en vue d'activit�s sp�cifiques.
Quand confectionner un kit d'animation
En g�n�ral, vous disposerez d'ores et d�j� d'un prototype de kit - compos� le plus souvent de dessins en noir et blanc - que vous vous serez procur� aupr�s d'un atelier de formation PHAST. Ce kit pourra �tre modifi� au gr� des circonstances locales.
Il faut environ un mois pour �laborer un kit local. En effet, vous devrez:
- trouver un ou plusieurs artistes- exposer � l'artiste ou aux artistes la m�thodologie qui sous-tend l'approche PHAST afin que la finalit� des dessins soit bien claire
- emmener l'artiste dans la communaut� pour qu'il se familiarise avec les lieux et faire des dessins r�alistes.- l'artiste devra effectuer quelques �bauches
- ces �bauches devront �tre pr�test�es aupr�s de membres de la communaut�
- il faudra r�aliser un grand nombre de dessins.
CoCo�t
R�mun�ration des artistes
Vous devez �tablir un budget pour la r�alisation du kit d'animation. Ce budget d�pendra du nombre de dessins n�cessaires. Si les conditions le permettent, le mieux est de demander des devis � trois artistes diff�rents pour le m�me travail, ainsi que des �chantillons de leur travail. Ainsi, vous pourrez comparer les prix et les talents respectifs. Le meilleur march� n'est pas forc�ment le meilleur. Tel artiste un peu plus cher r�alise peut-�tre de bien meilleurs dessins et comprend mieux ce que vous voulez. Dans ce cas, et pour autant que vous puissiez vous le permettre, choisissez cet artiste.
Les artistes confirm�s ou professionnels ont tendance � se faire payer � la pi�ce, alors que d'autres sont r�mun�r�s au jeu de dessins, ou en fonction de la dur�e du travail requis. Si le plan de travail et les d�lais sont bien d�finis, en particulier dans le cas d'un atelier, il peut �tre bon d'�tablir un contrat pour une dur�e de 2, 4, voire 6 semaines. Il peut �tre �galement utile d'envisager une relation � long terme, en donnant la pr�f�rence � des artistes employ�s par certains organismes de d�veloppement ou � des artistes ind�pendants qui manifestent de l'int�r�t et une sensibilit� particuli�re pour les activit�s participatives et de d�veloppement. Enfin, au moment de n�gocier les conditions, il est bon de garder � l'esprit que les dons artistiques sont souvent sous-�valu�s.
Frais de d�placement
N'oubliez pas de pr�voir d'�ventuels frais de d�placement si l'artiste doit visiter la communaut�.
Fournitures
Il faudra acheter des fournitures (telles que papier et peintures), faire des copies des dessins et peut-�tre les faire plastifier.
Formulaire pour devis
Il peut �tre bon de soumettre un formulaire de devis � l'artiste. Vous pourrez utiliser ce formulaire pour comparer les prix de plusieurs artistes. De plus, c'est un moyen d'inclure l'�l�ment co�t d�s le d�part. De r�elles difficult�s peuvent surgir si l'artiste omet d'inclure dans le devis le co�t du papier, des crayons sp�ciaux ou d'encres d'un type particulier et demande ensuite un suppl�ment d'argent.
Trouver un artiste
La meilleure solution consiste � trouver un artiste qui vit � l'int�rieur ou � proximit� de la communaut� ou du groupe ethnique avec lequel vous serez appel� � travailler. De plus, cette fa�on de proc�der fait gagner du temps et de l'argent dans la mesure o� l'artiste doit se rendre � plusieurs reprises dans la communaut� pour observer les habitants, les b�timents et les installations, etc.
Expliquer � l'artiste ce qu'on attend de lui
Expliquez que l'approche participative ne consiste pas dans le transfert d'un message particulier de l'animateur aux participants. C'est plut�t l'inverse qui est vrai, l'important �tant que les participants partagent leurs exp�riences, leurs id�es, leurs sentiments et leurs croyances et, par la m�me, parviennent � r�soudre eux-m�mes leurs probl�mes (voir Srinivasan, 1991). Expliquez que les dessins serviront de support pour aider les membres du groupe � penser par eux-m�mes et � participer au processus d'am�liorations de l'environnement. Donnez un bref aper�u des activit�s, expliquez leur finalit� et montrez des exemples de dessins.
Indiquez le nombre de dessins n�cessaires, les sujets � traiter et la pr�sentation. (Reportez-vous aux Instructions � l'intention des artistes PHAST dans cette 3e partie).
Soulignez que les personnes, l'habitat, la v�g�tation, les v�tements et les installations qui seront dessin�s doivent �tre repr�sentatifs de la communaut� ou du groupe ethnique avec lequel vous allez travailler car cela aidera les participants � mieux tirer parti des dessins.
Invitez l'artiste � visiter la communaut� avec vous.
Visite de la communaut�
Donnez un rendez-vous � l'artiste � un moment o� vous pourrez vous promener ensemble dans la communaut� et vous familiariser vraiment avec l'habillement, l'habitat, les installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement et les probl�mes qui peuvent se poser, en particulier ceux en rapport avec l'eau et l'assaissement.
Prenez des notes et faites de petits croquis de ce que vous voyez afin de pouvoir discuter plus facilement des dessins � r�aliser.
Une fois la visite termin�e, installez-vous avec l'artiste dans un endroit tranquille - soit le m�me jour, soit le lendemain - et discutez de ce que vous avez vu ensemble. Dressez une liste des dessins dont vous aurez besoin.
Participation des artistes � un atelier de formation
Les artistes devraient autant que possible participer � un atelier de formation PHAST complet.
Lors de la visite de la communaut�, l'artiste devrait accompagner les participants et faire une premi�re s�rie de croquis. Ensuite, pendant que l'atelier de formation se poursuit, l'artiste devra r�aliser ses dessins. Les �bauches pourront �tre utilis�es et discut�es pendant les s�ances de formation ainsi que pendant d'autres visites de la communaut�, et modifi�es en cons�quence. C'est un mode pratique et participatif de pr�contr�le.
Superviser le travail de l'artiste
Le travail de l'artiste devrait �tre soigneusement supervis�. Il est conseill� de revoir p�riodiquement les croquis au crayon avant r�alisation des dessins d�finitifs; il est difficile de retoucher un dessin termin�.
Pr�contr�le des dessins
Les dessins devraient �tre pr�alablement test�s aupr�s de membres de la communaut�. Demandez � ces personnes ce qu'elles voient sur ces dessins et d'indiquer si elles jugent ces dessins conformes � la r�alit� physique et culturelle. Les dessins devraient �tre retouch�s conform�ment aux commentaires �mis.
Qualit� des dessins
Les dessins r�alis�s pour le programme PHAST ou autres activit�s SARAR sont g�n�ralement de simples dessins au trait. Ils doivent �tre clairs, sans surcharge, et de pr�f�rence en couleur. Toutefois, les dessins originaux cr��s pour les prototypes de kits d'animation devraient de pr�f�rence �tre d'abord r�alis�s en noir et blanc, au trait, dessins dont on fera un grand nombre de copies par d�calquage ou par photocopie. Ces copies peuvent �tre adapt�es au gr� des situations r�gionales locales beaucoup plus facilement que des dessins en couleur.
Copies des dessins
Les animateurs auront g�n�ralement besoin d'un certain nombre de jeux de dessins. Il convient donc de conserver un jeu principal en noir et blanc (souche) qui peut �tre photocopi�, les copies pouvant elles-m�mes �tre colori�es.
Instructions � l'intention des artistes PHAST
Instructions g�n�rales
1. Les dessins doivent correspondre � la communaut� ou au groupe ethnique avec lequel ils seront utilis�s. C'est pourquoi les personnes, les maisons, les installations d'eau et d'assainissement repr�sent�es doivent �tre ressemblantes.
2. Visitez la communaut� ou le groupe ethnique avec lequel vous serez appel� � travailler. Vous devriez prendre des notes sur le mode de vie des personnes, leur fa�on de s'habiller, d'interagir et de travailler, leurs jeux et leurs loisirs, les probl�mes qu'ils rencontrent et la fa�on dont ils les r�solvent g�n�ralement. Int�ressez-vous plus particuli�rement � l'utilisation (ou � la mauvaise utilisation) que les gens font de l'eau, aux moyens d'approvisionnement et de stockage de l'eau, � l'�tat sanitaire de l'environnement. Prenez note de certaines pratiques hygi�niques (ou non hygi�niques) courantes.
3. Participez � un atelier de formation PHAST et r�alisez vos dessins pendant cet atelier; commencez par quelques dessins que vous soumettrez � l'animateur PHAST afin de vous assurer qu'ils conviennent. De cette mani�re, vous recevrez des commentaires sur vos dessins et des conseils de la part des organisateurs.
4. Les dessins doivent repr�senter des hommes, des femmes et des enfants et une combinaison d'individus de mani�re � rendre compte des situations r�elles de la communaut�.
5. Les dessins doivent �tre simples, sans d�tails excessifs ni arri�re-plans surcharg�s. Des couleurs franches et des contours simples donnent les meilleurs r�sultats. Trop de d�tails risque de rendre le dessin confus. Vos dessins n'ont pas � �tre parfaits. Mieux vaut des croquis clairs r�alis�s rapidement, � traits pleins, de sc�nes reconnaissables.
6. Dans l'approche PHAST, les dessins ne v�hiculent g�n�ralement pas un message pr�cis. Ils refl�tent plut�t une situation ou un �tat dont les gens peuvent discuter. Dans un jeu de dessins, il importe d'en faire figurer certains qui se pr�tent � des interpr�tations diff�rentes. Voir le dessin type ci-dessus.
Ce dessin a �t� r�alis� aux Etats-Unis.
Certaines personnes penseront que ce dessin repr�sente une personne qui va au travail, d'autres quelqu'un qui a un rendez-vous chez le m�decin.
C'est voulu: ce dessin peut �tre utilis� pour cr�er des histoires diff�rentes ou parler de sujets diff�rents. Telle est la fonction des dessins ouverts. A l'inverse, s'il contenait trop de d�tails, par exemple une pancarte au-dessus de la porte portant la mention BUREAU ou DISPENSAIRE, le dessin exclurait toute possibilit� d'interpr�tation, ce qui entraverait la cr�ativit�, l'imagination et la capacit� de projection.
7. Soumettez vos dessins � un contr�le pr�alable aupr�s de repr�sentants de la communaut� ou du groupe ethnique.
Instructions sp�cifiques
1. Commencez par des dessins au trait en noir et blanc que vous conserverez comme dessin-souche.
2. R�alisez chaque dessin sur une feuille de papier distincte.
3. Les dessins doivent �tre suffisamment grands pour �tre vus de loin.
4. Les dessins doivent �tre r�alis�s sur des feuilles d'au moins 21 cm (8 1/4 po) de large sur 29,5 cm (11 3/4 po) de haut, soit au format A4 ou papier � lettre courant. Des instructions sp�ciales relatives au format des dessins sont fournies pour chaque activit�.
5. Le papier utilis� pour les originaux et les copies doit �tre �pais et robuste car les dessins seront fr�quemment manipul�s.
6. Les dessins doivent �tre r�alis�s dans des tailles et des formes diff�rentes adapt�es aux diverses activit�s. Les formats sont indiqu�s avec les instructions ci-apr�s. Dans certains cas, les m�mes dessins pourront servir � deux ou trois activit�s distinctes, mais il est pr�f�rable que ces dessins existent en tailles diff�rentes. Si vous avez acc�s � une photocopieuse, vous pourrez l'utiliser pour agrandir ou r�duire les dessins. Il est donc conseill� d'�tablir au pr�alable une liste des dessins afin de pouvoir identifier ceux qui doivent �tre agrandis ou r�duits.
7. Si vous avez acc�s � une photocopieuse, photocopiez les dessins avant de les colorier.
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Liste de pointage pour les artistes · participez � un atelier de
formation PHAST |
8. Coloriez les dessins d�finitifs. L'aquarelle est la technique la plus simple et la plus rapide.
9. Il est bon de plastifier les dessins.
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Instructions pour les artistes PHAST | |
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R�aliser un jeu de dessins de r�f�rence |
Conserver en lieu s�r |
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Photocopier le nombre requis de jeux | |
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Colorier les photocopies | |
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Plastifier les dessins colori�s | |
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Utiliser les dessins dans le cadre de la communaut� | |
Listes de dessins types pour les activit�s
La liste suivante doit vous aider � cr�er votre premier kit d'animation pour un sujet pr�cis - comportements d'hygi�ne et �limination des excr�ments. Ainsi, lorsque vous utiliserez ces m�thodes participatives pour d'autres probl�mes, vous aurez une bonne id�e du nombre et du type de dessins dont vous aurez besoin. (Voir Srinivasan, 1991.) Pour d'autres probl�mes en rapport avec l'approvisionnement en eau et l'assainissement - �vacuation des d�chets solides, des maladies telles que dengue, paludisme ou schistosomiase, ou des probl�mes de sant� tels que sida, alcoolisme ou tabagisme - il faudra r�aliser des dessins appropri�s.
La liste des dessins donn�e dans les pages suivantes n'est fournie qu'� titre indicatif. Eliminez les dessins qui ne concernent pas la communaut� avec laquelle vous travaillez. Si par exemple les gens n'ont pas pour habitude d'enterrer les excr�ments, n'incluez pas de dessin repr�sentant cette pratique. Ajoutez d'autres dessins qui semblent plus appropri�s.
Outil: Affiches � s�quence libre
Format des dessins
· environ 21 cm (8 1/4 po × 29,5 cm (11 3/4 po) d�sign� ci-apr�s par format A4)
Nombre et type de dessins
· 10-15 dessins repr�sentant des sc�nes de la vie courante de la communaut�. Certains dessins devraient porter sur certains aspects plus s�rieux, mais n�anmoins r�els de la vie de tous les jours tels qu'une maladie, une dispute entre deux personnes ou encore une f�te. D'autres devraient repr�senter des sc�nes plus paisibles et plus banales. Les dessins devraient �tre tels qu'ils donnent lieu � plusieurs interpr�tations. Par exemple, un dessin montrant une personne qui se dirige vers un b�timent peut vouloir dire que cette personne va d�poser une plainte, ou bien se rend au travail, ou bien encore va enregistrer la naissance d'un enfant. Autre exemple, un petit groupe de personnes en train de courir pourrait �tre interpr�t� comme des gens � la poursuite d'un criminel ou d'un animal, ou bien des personnes fuyant devant un s�isme ou des poursuivants. Les dessins doivent �tre tels qu'ils puissent �tre pr�sent�s dans des ordres diff�rents afin de raconter des histoires diff�rentes. Ces dessins ne doivent �tre ni num�rot�s, ni class�s; d'o� l'expression � s�quence libre.
Exemples de dessins
· deux femmes en train de parler, dont l'une tenant un b�b�
· conversation entre un homme et une femme
· une f�te
· une r�union
· homme se dirigeant vers un b�timent public
· deux personnes en train de discuter avec une tierce personne assise � un bureau
· homme ou femme assis, plong�(e) dans ses pens�es
· personne charg�e de valises, de cartons et de balots
· groupe d'hommes en pleine conversation
· groupe de femmes en pleine conversation
· groupe d'enfants en train de jouer
· d�saccord entre deux personnes
· petit groupe de personnes en train de courir
· femme en pleurs
· petit groupe de personnes en train de rire
Figure
Outil: Infirmi�re Tanaka
Format des dessins
· A4
Nombre et type de dessins
· dessin d'une infirmi�re/d'un docteur dans un centre de sant�· dessin d'un gu�risseur - le cas �ch�ant
· jusqu'� 30 dessins de personnes de la communaut� (elles ne doivent pas avoir l'air malade) ou en nombre suffisant pour que tous les membres du groupe puissent participer
Nota: Les personnages peuvent �tre d�coup�s en silhouettes, ou, si on le pr�f�re, dot�s de bras et de jambes articul�s - ces personnages peuvent �tre utilis�s avec des silhouettes d'animaux, de plantes et de b�timents, y compris dans le cadre d'autres activit�s. (Voir Srinivasan, 1991).
Figure
Exemple de dessins de personnes
· vieil homme
· femme avec b�b�
· femme enceinte
· gar�ons d'�ges divers - i.e. adolescents, �coliers
· filles d'�ges divers - i.e. adolescentes, �coli�res
· homme adulte
· femme adulte
· vieille femme
· adulte avec jeune enfant
Nota: On aura peut-�tre besoin de dessins analogues pour les activit�s avec tableau � poches. C'est pourquoi il peut �tre bon de photocopier et de r�duire ces dessins avant de les colorier.
Outil: Classement en trois piles
Format des dessins
Un quart (1/4) de A4 - pour qu'ils tiennent dans les poches du tableau
Nombre et type de dessins
· une trentaine de dessins· les dessins doivent repr�senter des pratiques d'hygi�ne courantes dans la culture locale, � la fois bonnes et mauvaises
· le sens de certains dessins ne doit pas sauter aux yeux. Les participants doivent soupeser soigneusement le pour et le contre avant de d�cider si les dessins doivent �tre rang�s dans les piles Bon, Mauvais ou Moyen.
· carte avec la mention Bon; carte avec la mention Mauvais; carte avec la mention Moyen. Au lieu d'utiliser des mots, on pourra recourir � des symboles, par exemple � un visage souriant pour Bon, un visage aux sourcils fronc�s pour Mauvais et un visage sans expression pour Moyen. Il est �galement possible d'utiliser des cartons en couleur, par exemple vert pour Bon, rouge pour Mauvais et blanc pour Moyen.
Exemple de dessins
Figure
Sur l'assainissement
· adulte en train d'essuyer le derri�re d'un b�b�· adulte en train de nettoyer des latrines/une toilette
· enfant en train de d�f�quer derri�re la maison
· adulte en train d'obturer un trou de latrine
· adulte en train de balayer des excr�ments derri�re la maison
· adulte en train de verser des cendres dans une fosse de latrine
· personne en train d'utiliser une latrine/toilette (montrer tous les types utilis�s localement)
· d�f�cation en plein air (dans les champs, dans les buissons, sur le ballast du chemin de fer - r�aliser des dessins de tous les endroits diff�rents utilis�s pour la d�f�cation en plein air dans la r�gion)
· personne en train de rincer des latrines/toilettes (si appropri�)
· chien ou cochon en train de manger des excr�ments
Sur le lavage des mains
· adulte montrant � un enfant comment se laver les mains
· gar�on en train de se laver les mains � l'ext�rieur des latrines/toilettes
· lavage des mains � l'eau
· lavage des mains � l'eau et au savon
· lavage des mains � l'eau, avec des cendres ou de la terre
A propos de l'eau
· citerne d'eau � l'ext�rieur d'un b�timent· chien en train de boire dans un r�cipient rempli d'eau
· poule en train de boire dans un r�cipient rempli d'eau
· adulte en train de laver le visage d'un enfant
· adulte en train de laver des enfants
· adulte puisant de l'eau dans un r�servoir au moyen d'une cruche et versant cette eau dans une tasse pour un enfant
· adulte en train de boire de l'eau � la bouteille
· enfant puisant de l'eau � l'aide d'une cruche dans un grand r�cipient d'eau
· adulte en train de laver la vaisselle
· adulte de corv�e d'eau (r�aliser de nombreux dessins montrant toutes les sources locales d'approvisionnement en eau: robinet dans la cour, robinet dans la maison, camion-citerne, fontaine, etc.)
· femme en train de faire bouillir de l'eau
· personne utilisant ses mains en coupe pour boire ou remplir un r�cipient � partir d'une grande citerne
· personne en train de faire sa toilette
· personne en train d'arroser un jardin ou des r�coltes
· personne en train de nager ou de se laver dans une source
· animaux dans le bassin d'une source ou � proximit�
Sur la pr�paration et la manipulation des aliments
· adulte en train de pr�parer des aliments
· adulte en train de se laver les mains avant de pr�parer des aliments
· enfant et chat mangeant dans le m�me bol
· famille en train de manger avec les doigts
· r�cipient plein d'eau, non couvert
· plats, tasses et couverts � m�me le sol
· plats non couverts sur une table � l'ext�rieur de la maison
· plateaux de nourriture non couverts
Outil: Tableau � poches
Tableau � poches type pour les diverses fa�on de se laver de mains
L'animateur choisira les dessins de la rang�e horizontale dans les cartons du classement en trois piles. La plupart des tableaux � poches peuvent recevoir six dessins dans la rang�e sup�rieure. Le nombre retenu d�pend du point � �tudier.
Les dessins de la rang�e verticale sont d�crits ci-apr�s. Le nombre de ces dessins doit �tre r�duit au minimum, g�n�ralement entre 5 et 7.
Types de dessins verticaux on devra fr�quemment utiliser les dessins repr�sentant diff�rents types de personnes de la communaut� ou du groupe ethnique. Certains de ces dessins pourront �tre pris dans le kit Infirmi�re Tanaka si le type de tableau � poches s'y pr�te.
Exemple de dessins de personnes, colonne de gauche
· homme adulte
· femme adulte
· gar�on
· fille
· personne �g�e
· b�b�
· personne malade
Outil: Voies de transmission
Format des dessins
· A4
Nombre et type de dessins
· 10 ou plus· repr�sentez des situations dans lesquelles des personnes peuvent entrer accidentellement en contact avec des excr�ments humains et les germes qu'ils renferment. Vous devez r�fl�chir soigneusement aux situations concr�tes qui peuvent rendre ce type de contact possible. On en trouvera quelques exemples plus loin. Dessinez les situations appropri�es et ajoutez-en d'autres que vous avez observ�es dans la communaut�.
· incluez �galement des situations permettant d'�viter tout contact avec des excr�ments humains. Cette fa�on de proc�der aide les gens � r�fl�chir soigneusement aux voies de transmission.
Nota: Certains des dessins du jeu pour classement en trois piles peuvent �tre utilis�s pour cette activit�. Toutefois, ces dessins devront �tre agrandis (par exemple au moyen d'une photocopieuse) avant d'�tre colori�s. Les dessins qui ne servent pas pour d'autres activit�s sont indiqu�s en premier et pr�c�d�s d'un ast�risque*.
Exemples de dessins
Illustration: Modes de transmission
Voies de transmission f�cale-orale
· *bouche ou visage d'une personne
· *main
· *champs de cultures vivri�res ou jardin potager
· *pied nu
· *mouches, cafards, etc.
· *traite des vaches
· *d�f�cation en plein air (si appropri�)
· animaux dans des sources
· personnes en train de se laver dans des sources
· plats de nourriture non couverts
· quelqu'un en train de remplir un r�cipient d'eau
· animaux mangeant dans des plats ou des assiettes
· r�cipients d'eau non couverts
· assiettes, bols, couverts
· latrines/toilettes sales, ou latrines/toilettes cass�es, ou latrines/toilettes inond�es
· personne utilisant ses mains en coupe pour boire l'eau d'un r�cipient
· quelqu'un en train de pr�parer des aliments
· chiens ou cochons en train de manger des excr�ments
Outil: Barrage des voies de transmission
Taille des dessins
· moiti� (1/2) A4 avec d�coupe en ovale. Cette forme permet de distinguer ces dessins de ceux repr�sentant des voies de transmission
Figure
Nombre et type de dessins
· 15 dessins repr�sentant diff�rentes fa�ons de bloquer les voies de transmission de la maladie. Retenez uniquement les dessins en rapport avec la situation de la communaut� ou du groupe ethnique. Ajoutez des dessins qui peuvent se r�v�ler utiles dans le contexte local, mais qui ne figurent pas dans la liste suivante d'exemples.
Nota: Certains des dessins du jeu pour classement en trois piles peuvent �tre utilis�s pour cette activit�. Toutefois, ces dessins devront �tre agrandis (par exemple au moyen d'une photocopieuse) avant d'�tre colori�s. Les dessins qui ne servent pas pour d'autres activit�s sont indiqu�s en premier et pr�c�d�s d'un ast�risque*.
Exemples de dessins
· *aliments recouverts· *point d'eau prot�g� par une cl�ture
· *animaux dans un enclos
· *personne en train d'enterrer des ordures
· *personne en train de ramasser des excr�ments d'enfant dans la cour
· *pulv�risation contre les mouches et les insectes
· *stockage de l'eau dans des r�cipients couverts
· *chaussure
· personne en train de laver les mains d'un enfant
· eau en train de bouillir
· lavage des mains avec du savon
· cuisson ou r�chauffage de la nourriture
· plats sur une table ou sur un �gouttoir
· personne utilisant une louche ou un bol pour puiser de l'eau de boisson dans un grand r�cipient
· latrine
Outil: Analyse des r�les par sexe
Figure
Taille des dessins
· A4 ou plus
Nombre et type de dessins
· 3 grands dessins distincts de: un homme, une femme et un homme et une femme ensemble· on pourra ajouter les dessins d'un gar�on, d'une fille et d'un gar�on et d'une fille ensemble si la communaut� le souhaite. Mais souvenez-vous, cette activit� met l'accent sur le sexe, non sur l'�ge.
· 12 dessins ou plus repr�sentant diverses t�ches
· les dessins doivent repr�senter des t�ches domestiques ou communautaires courantes, dont certaines plus pr�cis�ment en rapport avec l'approvisionnement en eau et l'hygi�ne. Les dessins doivent montrer soit un homme, soit une femme en train d'ex�cuter toutes ces t�ches. Le sexe de la personne n'est pas important, c'est la t�che qui compte. Une fa�on de privil�gier la t�che consiste � ne montrer que des mains, des bras ou un corps ou bien la personne de telle mani�re qu'on ne sait pas s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Les dessins qui ne servent pas pour d'autres activit�s sont indiqu�s en premier et pr�c�d�s d'un ast�risque*.
Exemples de dessins
· *lessive
· *nettoyage d'un b�b� apr�s d�f�cation
· *comment apprendre aux enfants � utiliser des latrines
· *faire manger un enfant
· *construction des parois d'une latrine/toilette
· *�vacuation des ordures m�nag�res
· *creusement d'une fosse de latrine
· *collecte de mat�riaux pour la construction d'une latrine/toilette
· *nettoyage � l'int�rieur de la maison
· *achat de savon
· *remplacement du savon lorsqu'il est us�
· *travaux agricoles (plusieurs t�ches diff�rentes)
· *personne au travail (divers types de travail)
· *ramassage ou transport du bois
· *pansage des animaux
· laver des enfants ou leur donner le bain
· apprendre aux enfants comment se laver les mains
· personne donnant � manger � un enfant
· pr�paration des repas
· vaisselle
· nettoyage autour de la maison
· collecte d'eau
Outil: Options d'assainissement
Taille des dessins
· A4
Figure
Nombre et type de dessins
· de 2 � 10, selon les options utilis�es ou possibles· les dessins doivent repr�senter diverses m�thodes d'�vacuation des excr�ments humains utilis�es ou possibles dans la communaut�, tant hygi�niques que non hygi�niques. Les dessins devront montrer toute une gamme de possibilit�s, depuis la m�thode la plus �l�mentaire d'�vacuation des excr�ments (i.e. d�f�cation en plein air) jusqu'� de meilleures options. Ces derni�res doivent �tre abordables et disponibles pour la communaut� ou le groupe ethnique.
Nota: On pourra �galement r�aliser des dessins de diverses m�thodes de collecte et de transport de l'eau (options eau). Assurez-vous que vos dessins repr�sentent bien la situation locale et sont en rapport avec la maladie combattue.
Dessins types
· chiens ou cochons en train de manger des excr�ments
· d�f�cation en plein air
· latrine � fosse
· latrine � fosse avec dalle
· latrine � fosse avec couvercle
· latrine � fosse avec de quoi se laver les mains
· latrine � fosse am�lior�e, ventil�e
· latrine � fosse am�lior�e, avec de quoi se laver les mains
· latrine � chasse d'eau
· toilette � chasse d'eau
· personne en train d'enfouir des excr�ments
· toilettes publiques
· toilette � chasse d'eau avec de quoi se laver les mains
· raccordement sur un syst�me d'�gout (bon march� ou standard)
Outil: Affiches de planning
Taille des dessins
· A4
Nombre et type de dessins
· jeu d'affiches de planning illustrant certaines phases du travail qui peut �tre r�alis� pour am�liorer une situation. Veillez � inclure diverses activit�s dont les gens peuvent s'acquitter eux-m�mes ainsi que d'autres activit�s n�cessitant une aide ext�rieure suppl�mentaire gr�ce � la collaboration d'autres groupes et organisations.· 2 affiches de grande taille, l'une repr�sentant une situation � probl�me (Aujourd'hui) et une autre montrant une situation nettement am�lior�e ou un probl�me r�solu (Demain). Assurez-vous que la sc�ne Aujourd'hui rappelle, sans forcer le trait, le contexte local et l'environnement quotidien. La sc�ne Demain doit montrer les am�liorations qui peuvent �tre apport�es dans un laps de temps relativement court et � moindre co�t sans modifications majeures des b�timents, des routes, etc. (modifications qui pourraient �tre co�teuses).
Nota: Dans d'autres guides, la m�thode des dessins Aujourd'hui et Demain est intitul�e Combler l'�cart.
· l'animateur vous indiquera quelles sc�nes Aujourd'hui et quelles sc�nes Demain dessiner, ainsi que les phases de mise en oeuvre � illustrer. Les exemples ci-apr�s ne sont donn�s qu'� titre indicatif.
Nota: Dans ce guide, il est conseill� � l'animateur de choisir les dessins des sc�nes actuelles et futures sous l'angle de l'assainissement et des comportements d'hygi�ne.
Exemple 1
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Situation actuelle - dessin d'une sc�ne de d�f�cation en plein air Affiches de planning - r�union communautaire |
Situation future - dessin de latrines avec de quoi se laver les mains |
Exemple 2
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Situation actuelle - eau puis�e dans une source sale Affiches de planning - r�union communautaire - construction autour du point d'eau d'une culture destin�e � tenir les animaux � l'�cart - collecte d'argent - achat de mat�riaux pour la r�alisation d'un puitsommunautaire am�lior� - construction du puits |
Situation future - eau puis�e dans un puits am�lior� |
Exemple 3
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Situation actuelle - �coliers en trains de d�f�quer en plein air. Affiche de planning - r�union communautaire - discussion entre deux ou trois personnes - visite � l'�cole - am�lioration des latrines � l'�cole - enseignants montrant aux enfants comment utiliser les latrines |
Situation future - �coliers utilisant des latrines |
Outil: Tableau des barrages
Taille
· feuille de tableau � volets mobiles ou toute feuille d'un format d'environ 100 cm (40 po) sur 65 cm (27 po)· dessinez un tableau comme celui repr�sent� ci-dessous. On pourra utiliser des couleurs ou des symboles � la place de mots
Figure
Outil: Tableau de surveillance
Figure
Taille
· feuille de tableau � volets mobiles ou toute feuille d'un format d'environ 100 cm (40 po) sur 65 cm (27 po)· dessiner un tableau comme celui repr�sent� ci-contre. On pourra utiliser des couleurs ou des symboles � la place de mots
Nota: En l'absence de grandes feuilles de papier, l'animateur peut confectionner un tableau en utilisant des morceaux de carton pour les en-t�tes et de la ficelle ou du ruban adh�sif pour les lignes verticales et horizontales. Une autre solution consiste � r�aliser un tableau � m�me le sol en utilisant des b�tons pour les lignes verticales et horizontales.
Comment r�aliser un tableau � poches et autres exemples d'utilisation
Comment r�aliser un tableau � poches
Figure
Pour la confection d'un tableau � poches, on peut utiliser du papier, du plastique, du tissu ou bien encore de petits pots. Dans le cas de papier, de plastique ou de tissu, les dimensions les plus pratiques sont de 1-1,5 m de c�t�. Un tableau � poches de cette taille peut �tre facilement roul� ou pli�.
1. Confectionnez une rang�e horizontale sup�rieure avec des poches destin�es � recevoir des dessins. Les dessins repr�senteront des sujets sur lesquels il faut recueillir des informations, par exemple sur les lieux de d�f�cation. Le nombre des poches de la rang�e sup�rieure peut aller de 3 � 7.
2. Confectionnez une colonne verticale pour le c�t� gauche du tableau, l� encore avec des poches pour les dessins. Cette colonne peut par exemple repr�senter des personnes ou des variables diff�rentes. Le nombre de poches peut �tre compris entre 5 et 10.
3. Fixez ensuite des rang�es de poches, � raison d'une par option, � la fois verticalement et transversalement de mani�re � former une grille. Voir mod�le ci-contre.
Utilisation du tableau � poches
Le tableau � poches peut �tre agenc� de multiples mani�res en fonction de l'objet de l'enqu�te. Les participants re�oivent des jetons ou des morceaux de papier pour le vote. Tournez ensuite le tableau dos au groupe pour pr�server la confidentialit� du scrutin. Si les poches du tableau sont r�alis�es en plastique transparent, placer un carton vierge dans chacune des poches. Les participants peuvent ensuite placer leurs jetons derri�re ce carton. Lorsque le vote est termin�, retirez les cartons pour faire appara�tre la r�partition des jetons. Un volontaire compte les jetons et indique les r�sultats au groupe. Une discussion peut alors d�marrer sur les pratiques r�elles en vigueur dans la communaut� que ce vote r�v�le. On trouvera ci-apr�s d'autres exemples d'utilisation d'un tableau � poches.
Autres exemples d'utilisation de tableau � poches
Figure
Exemple 1: Lieux de d�f�cation
· Les dessins repr�sentant divers lieux ou installations utilis�s pour la d�f�cation seront fix�s horizontalement au haut du tableau. Ces dessins peuvent �tre pris parmi ceux utilis�s pour le classement en trois piles.· La colonne verticale de gauche repr�sente un homme, une femme, un gar�on, une fille, une vieille personne, une personne malade, une femme enceinte, etc.
Apr�s s'�tre identifi�s dans la colonne de gauche, les participants indiqueront le lieu ou l'installation qu'ils utilisent normalement, puis placeront leurs jetons dans la poche correspondante.
Les participants peuvent proc�der de la m�me mani�re pour indiquer les lieux utilis�s pour uriner. Donnez-leur deux jetons de couleurs diff�rentes (ou de formes diff�rentes) (l'un repr�sentant le lieu utilis� pour d�f�quer, l'autre pour uriner) qu'ils placeront ensuite dans les poches appropri�es.
Exemple 2: Points d'eau et utilisation de l'eau
· La rang�e sup�rieure se compose de dessins (pris dans le jeu pour classement en trois piles) repr�sentant les lieux d'approvisionnement en eau tels que ruisseau, rivi�re, puits, robinet, mare, citernes d'eau de pluie, vendeur d'eau/camion-citerne.· Dans la colonne de gauche figurent les diverses utilisations de l'eau: pour boire, pour cuisiner, pour laver les animaux, pour la vaisselle, pour se laver les mains et le visage, pour laver un b�b�, se baigner, arroser le jardin, etc.
Les participants utiliseront plusieurs jetons pour indiquer les points d'approvisionnement en eau et les utilisations qui en sont faites. Exemple: Je me lave les mains avec l'eau de la citerne, j'arrose mon jardin avec l'eau de la rivi�re, etc.
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Remerciements aux personnes qui ont �labor� les activit�s, confectionn� les kits d'animation et r�alis� les dessins
Un certain nombre d'instructions pour activit�s qui figurent dans ce guide s'inspirent de travaux ant�rieurs men�s par Lyra Srinivasan (1990) et Deepa Narayan et Lyra Srinivason (1994). Il s'agit plus pr�cis�ment des points suivants: 1re �tape: Activit� no 1; 2e �tape: Activit�s nos 1, 2 et 3; 3e �tape: Activit� no 3 et 5e �tape: Activit� no 1.
Les outils pr�sent�s dans ce guide ont �t� r�alis�s par les personnes suivantes:
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Affiches � s�quence libre |
Lyra Srinivasan |
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Infirmi�re Tanaka |
Keith Wright |
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Classement en trois piles |
Jake Pfohl |
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Tableau � poches |
Lyra Srinivasan |
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Voies de transmission |
Ron Sawyer et William Samson |
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Blocage des voies de transmission |
Ron Sawyer |
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Matrices de barrage |
Ron Sawyer |
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Analyse des r�les par sexe |
Deepa Narayan |
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Options d'assainissement |
Josiah Omotto |
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Bo�te � questions |
Ron Sawyer |
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Bo�te � probl�mes |
Ron Sawyer |
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Tableau de surveillance |
Mayling Simpson-H�bert, Sara Wood et Ron Sawyer |
Les dessins pr�sent�s ici ont �t� r�alis�s par Mr M. Makolo (D�partement de l'Information, Botswana); Mr Charles Kut (CARE-Kenya); Mr Taffy T. de Naisho (Communication Concepts, Kenya); Mme Alicia Sawyer (SARAR Transformacion SC, Mexique); Mme Christine Achieng (RUWASA, Ouganda), Mr Bob Mugisha (Minist�re de l'Environnement, Ouganda) et Mme Juliet Waterkynd (Studio A.H.E.A.D., Zimbabwe).
L'�laboration des mat�riels participatifs a demand� un travail de longue haleine et est le fruit d'une collaboration pouss�e. Outre les artistes susmentionn�s, nous aimerions remercier les personnes dont il n'est pas possible de citer les noms.
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Glossaire
activit�: ce manuel d�signe le travail effectu� par le groupe pour identifier les informations et les comp�tences n�cessaires � l'obtention d'un consensus ou � la prise d'une d�cision.
recensement: d�nombrement des habitants par une autorit� locale, un gouvernement national, etc.
autonomiser: aider les gens � acqu�rir les aptitudes et les connaissances n�cessaires pour prendre des d�cisions sur des sujets qui les concernent.
�valuation: examen p�riodique des r�sultats � des stades importants d'un projet.
animer: faire en sorte qu'une activit� se d�roule de fa�on harmonieuse et rationnelle et que les participants en tirent un profit maximum.
voies f�cale-orales: (eau de boisson ou ustensiles de cuisine, etc. contamin�s) voies de transmission de mati�re f�cale � la bouche.
contr�le r�troactif: r�ponse ou r�action � une activit� qui peut �tre utilis�e pour am�liorer cette activit�.
latrine: lieu ou b�timent, situ� g�n�ralement en dehors des maisons ou des b�timents, utilis� pour d�f�quer et uriner. Les termes latrine et toilette sont souvent utilis�s dans le m�me sens; toutefois, une latrine d�signe le plus souvent une structure temporaire.
m�thodologie: ensemble de m�thodes et de r�gles.
surveillance: contr�le r�gulier des progr�s accomplis pendant toute la dur�e d'un projet visant � garantir que les objectifs sont atteints et sont atteints efficacement.
affiche: grand dessin (taille A4 ou plus) fix� sur une paroi et utilis� pour la discussion.
projet: activit� planifi�e avec des objectifs r�alisables couvrant un laps de temps d�termin� et dot�e d'un budget.
programme: poursuite ininterrompue d'objectifs planifi�s avec le soutien � long terme d'une institution pour l'ex�cution et l'entretien; peut se composer d'une s�rie de projets.
assainissement: mesures destin�es � rompre le cycle de la maladie; l'assainissement communautaire passe g�n�ralement par l'�limination hygi�nique des excr�ments humains et animaux, des eaux us�es et des d�chets solides ainsi que d'autres comportements d'hygi�ne.
�gout: tuyau ou drain g�n�ralement enterr� et utilis� pour �vacuer les eaux us�es.
�tape: une ou plusieurs activit�s qui, prises ensemble, permettent d'atteindre un objectif global.
exploitation durable: dans le cadre de projets d'assainissement, aptitude de la communaut� � maintenir le syst�me en �tat. Cela concerne tant l'exploitation que l'entretien, y compris les aspects financiers et environnementaux. L'utilisation efficace des ressources, la protection contre l'�puisement et la surutilisation, les mesures de pr�vention contre la pollution et la conservation des ressources sont autant d'aspects importants de l'exploitation durable.
outil: dans ce manuel, technique ou mat�riel utilis� par l'animateur pour faciliter le travail du groupe.
kit d'animation: dans ce manuel, jeu de dessins ou d'autres mat�riels qui repr�sentent des gens, des situations, des coutumes, etc., connus des participants et qui facilitent le travail en tant que support visuel.
affiches � s�quence libre: dessins que l'on peut utiliser dans des ordres diff�rents pour raconter des histoires diff�rentes. Ce type d'affiche est � distinguer tr�s nettement d'autres mat�riels utilis�s pour l'�ducation sanitaire (tels que tableaux � feuillets mobiles ou bandes dessin�es) qui doivent �tre pr�sent�s dans un ordre bien d�termin�.
eau us�e: eau d'�gout.
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R�f�rences
Almedon AM, Blumenthal U & Manderson L. Hygiene evaluation, procedures: approaches and methods for assessing water-and sanitation-related hygiene practices. International Nutrition Foundation for Developing Countries (INFDC), 1997.
Narayan D. & Srinivasan L. Participatory development tool kit, training materials for agencies and communities. Washington, Banque mondiale, 1994.
Pretty JN et al. A trainer's guide for participatory learning and action. London, International Institute for Environment and Development, 1995 (IIED Participatory Methodology Series).
Simpson-H�bert M, Sawyer R & Clarke L. L'initiative PHAST. Participation � la transformation de l'hygi�ne et de l'assainissement. Une nouvelle m�thode de travail avec les communaut�s. Gen�ve, Organisation Mondiale de la Sant� 1996 (document non publi� WHO/EOS/96.11).
Srinivasan L. Tools for community participation: a manual for training trainers in participatory techniques. New York, PNUD, 1990 (PROWWESS/PNUD Technical Series Involving Women in Water and Sanitation).
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Winblad U & Dudley E. Primary school physical environment and health. WHO Global School Health Initiative. Gen�ve, Organisation Mondiale de la Sant� (WHO Information Series on School Health: Document Two; unpublished document WHO/EOS/97.15).
Historique de l'initiative PHAST
La m�thodologie SARAR a �t� con�ue par Lyra Srinivasan dans les ann�es 70. Au fil des ans, Lyra et ses proches coll�gues, Ron Sawyer, Chris Srini Vasan et Jake Pfohl ont entrepris d'�laborer des activit�s participatives qui devaient donner une meilleure estime de soi � des individus et � des groupes communautaires et les aider � acqu�rir les comp�tences n�cessaires pour induire une �volution significative gr�ce � une prise de d�cision et une planification efficaces. Au d�but des ann�es 80, le Programme des Nations Unies pour le D�veloppement (PNUD) a lanc� le projet PROWWESS (acronyme de l'anglais Promotion of the Role of Women in Water Supply and Environmental Sanitation Services/Promotion du r�le des femmes dans les services d'approvisionnement en eau et d'assainissement) afin de d�terminer des strat�gies et de mettre au point des instruments propres � accro�tre la participation des femmes dans ce domaine. Emmen�e par Lyra Srinivasan, directrice de formation, l'�quipe PROWWESS (avec Siri Melchior, Deepa Narayan, Aminata Traor� et Ron Sawyer) a continu� de d�velopper la m�thodologie SARAR en l'adaptant aux besoins sp�cifiques de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement. En 1990, le PNUD a publi� un manuel de formation des formateurs aux techniques participatives (Tools for community participation, a manual for training trainers in participatory techniques).
L'int�gration en 1990 de PROWWESS dans le Programme de l'Eau et de l'Assainissement du PNUD/Banque mondiale a permis de renforcer cette approche. En tant que sp�cialistes du d�veloppement participatif pour le Groupe r�gional de l'Eau et de l'Assainissement du PNUD/Banque mondiale � Nairobi, Ron Sawyer et Rose Lidonde ainsi que d'autres collaborateurs de PROWWESS se sont attach�s � former des agents communautaires africains et � faire conna�tre cette m�thode dans d'autres pays d'Afrique.
En 1992, le Programme de l'Eau et de l'Assainissement du PNUD/Banque mondiale et l'OMS ont entrepris conjointement d'am�liorer les m�thodes d'�ducation � l'hygi�ne en adaptant la m�thodologie SARAR aux probl�mes de l'assainissement et des comportements d'hygi�ne. De cette collaboration devait na�tre l'initiative PHAST: Participation � la transformation de l'hygi�ne et de l'assainissement.
Un processus de collaboration a �t� engag� en 1993 dans quatre pays africains (Botswana, Kenya, Ouganda et Zimbabwe) afin de perfectionner ces m�thodes et de les tester sur le terrain. Parall�lement � la cr�ation d'activit�s nouvelles, l'initiative PHAST a permis de regrouper et d'adapter un certain nombre d'activit�s SARAR qui avaient d'ores et d�j� �t� mises en place et valid�es dans le cadre du projet PROWWESS. Ce transfert a concern� entre autres plusieurs activit�s qui avaient �t� con�ues par Ron Sawyer et ses collaborateurs et test�es au Mexique dans le cadre d'un programme national de lutte contre la diarrh�esoutenu par l'UNICEF. Gr�ce � une s�rie d'ateliers de dessin cr�atif et de formation, PHAST a pu int�grer les suggestions de nombreuses personnes qui s'�taient attach�es � faire �voluer les comportements d'hygi�ne en Afrique. La liste des cr�ateurs de ces diverses activit�s figure � la rubrique Remerciements aux personnes qui ont �labor� les activit�s, confectionn� les kits d'animation et r�alis� les dessins.
Les bureaux de l'UNICEF au Botswana, au Kenya et au Zimbabwe sont intervenus � ce stade et, de concert avec les services publics concern�s, ont test� cette approche dans un grand nombre des districts dans lesquels ils exercent leurs activit�s.
Depuis lors, l'initiative PHAST a �t� adopt�e par plusieurs pays de la r�gion africaine et quelques autres en dehors de cette r�gion.
Activit�s de formation et d'information PHAST
CREPA
03 BP 7112
Ouagadougou 03
Burkina Faso
NETWAS
PO BOX 15575
Nairobi
Kenya
IWSD
Universit� du Zimbabwe
Box MP 422
Mt
Pleasant
Harare
Zimbabwe
SARAR Transformacion, SC
AP 8, (Tepoztlan)
Morelos
62520
Mexique
Eau, Assainissement et Sant�
Protection de l'Environnement
Humain
Organisation mondiale de la Sant�
20, avenue Appia
1211 Gen�ve
27
Suisse
PNUD/Banque mondiale RWSG/EA
PO Box
30577
Nairobi
Kenya