Table
des mati�res - Pr�c�dente
- Suivante
Table de d�termination des acariens des
denr�es entrepos�es les plus importants
Denr�es entrepos�es et listes des acariens que
l'on y rencontre
par Gisela Rack
(avec planches I � XIX)
Les acariens qui peuvent se multiplier dans les fourrages et les denr�es alimentaires sont le plus souvent des arthropodes de taille inf�rieure � 0,5 mm. Il y a presque toujours possibilit� d'infestation de ces produits, car de nombreuses esp�ces d'acariens nuisibles pr�sentent des stades caract�ris�s par une morphologie particuli�re, dits hypopes, qui peuvent soit �tre v�hicul�s par des insectes (hypopes mobiles), soit constituer des formes de r�sistance (hypopes immobiles). Ces derni�res leur permettent de survivre, parfois durant des ann�es, � des situations d�favorables telles que la s�cheresse. Le retour � des conditions normales provoque le plus souvent une rapide multiplication qui, chez les esp�ces caract�ris�es par une grande f�condit�, par une succession rapide des g�n�rations ou par un d�veloppement parth�nog�n�tique, peut conduire � des pullulations n�fastes pour l'homme.
Si, d'une fa�on g�n�rale, les acariens ne jouent pas un aussi grand r�le que les insectes comme ravageurs des denr�es entrepos�es, ils peuvent cependant, dans de nombreux cas, occasionner des d�g�ts importants, compromettre la fabrication ou la conservation de maints produits ou en rendre immangeables de grandes quantit�s. Quelques individus d'acariens nuisibles sont presque toujours pr�sents dans toutes les habitations, les entrep�ts et dans de nombreuses r�serves alimentaires. En raison de leur petitesse et de leur coloration peu apparente (le plus souvent blanc sale, faiblement jaun�tre ou incolore) ils passent inaper�us et restent inoffensifs aussi longtemps qu'ils sont peu nombreux. Mais lors d'une pullulation, ils apparaissent en si grande abondance que les denr�es infest�es semblent vivantes et les r�cipients qui les renferment, recouverts int�rieurement d'une couche mouvante de poussi�res.
Les denr�es alimentaires, les fourrages et autres produits infest�s, souill�s par les innombrables individus vivants, par leurs excr�ments et leurs exuvies, subissent de fortes diminutions de poids. Les graines perdent leur facult� germinative, car ce sont les germes que les acariens attaquent de pr�f�rence. A la suite de fortes infestations, de nombreux produits perdent leur valeur comestible, si bien qu'il en r�sulte souvent de grosses pertes �conomiques.
Il existe des produits qui, en raison de leur nature, sont difficiles � conserver exempts d'acariens, tels les fruits secs (raisins, figues, pruneaux), les orangeats, les fruits confits et certains fourrages avec forte humidit�. La plus faible attaque peut, dans une marchandise fra�che, devenir rapidement d�sastreuse; elle rend probl�matique sa conservation en silo ou d'autre mani�re. Cela conduit � d'innombrables r�clamations de commer�ants ou de clients.
Aux acariens nuisibles aux denr�es s'associent, le plus souvent assez vite, des acariens pr�dateurs; en raison de l'abondance de leurs proies, ils se multiplient � leur tour tr�s rapidement, contribuant aussi � la souillure des denr�es. Ils ne sont, le plus souvent, pas capables de freiner la pullulation des acariens ou des insectes nuisibles. Quelques-uns de ces pr�dateurs peuvent manifestement se nourrir aussi de denr�es.
Les esp�ces d'acariens nuisibles aux denr�es alimentaires et aux fourrages sont principalement des repr�sentants de l'ordre des Acaridida et se rattachent aux familles des Acaridae, Rhizoglyphidae, Lardoglyphidae, Glycyphagidae, Chortoglyphidae et Carpoglyphidae. Les acariens pr�dateurs, presque toujours pr�sents aux c�t�s des esp�ces nuisibles, se rattachent aux ordres des Gamasida et des Actinedida
Le nombre des esp�ces d'acariens nuisibles ou pr�dateurs que l'on rencontre dans les denr�es entrepos�es n'est pas tr�s grand en regard de celui des esp�ces parasites de l'homme et des animaux et de celles qui vivent dans le sol, mais il est toutefois trop grand pour que nous puissions les citer toutes. Nous devons nous borner � ne mentionner et repr�senter que les plus fr�quentes d'entre elles.
La plupart des acariens pondent des oeufs. De chacun d'eux �cl�t une larve hexapode qui, � la suite d'une mue, se transforme en une nymphe octopode. Au cours du d�veloppement qui conduit � l'�tat adulte peuvent appara�tre jusqu'� trois stades de nymphes, parfois d'aspect tr�s diff�rent. M�le et femelle sont souvent tr�s dissemblables et quelques esp�ces pr�sentent deux � trois types de m�les. Les divers stades de d�veloppement sont bri�vement d�crits ci-apr�s en prenant comme exemple les Acaroidea auxquels se rattachent la plupart des esp�ces nuisibles aux denr�es entrepos�es.
Oeuf: Les Acaroidea pondent en g�n�ral des oeufs ovales et allong�s dans lesquels le d�veloppement embryonnaire est parfois fort avanc�. De l'oeuf �cl�t la larve apr�s que son enveloppe ait �clat� dans sa longueur.
Larve: La larve se distingue des stades ult�rieurs par l'absence de la 4e paire de pattes, de l'ouverture g�nitale et des soies ad- et postanales. Elle poss�de par contre, sur les 2e coxae, deux organes de Clapar�de ou �coxal rods� dont la fonction est inconnue. On ne les rencontre pas chez les larves de toutes les esp�ces; celles des Carpoglyphidae, par exemple, en sont d�pourvues. La larve est librement mobile, puis passe par un stade de repos au cours duquel se forme � l'int�rieur de son t�gument, et � la suite de profondes transformations tissulaires, la protonymphe qui s'en �chappe par une fente dorsale.
Protonymphe: Chez la protonymphe apparaissent la 4e paire de pattes et l'ouverture g�nitale. Cette derni�re est entour�e d'une paire de palpes g�nitaux et d'une paire de soies. De part et d'autre de l'ouverture anale sont ins�r�es 3 paires de soies adanales. Les organes de Clapar�de sont absents. Avant de donner naissance au stade suivant, la protonymphe, tr�s mobile, passe par un stade de repos d'o� �cl�t, suivant l'esp�ce ou les conditions de milieu, soit une deutonymphe hom�omorphe, soit une deutonymphe h�t�romorphe ou hypopus.
Deutonymphe hom�omorphe: La deutonymphe hom�omorphe est morphologiquement tr�s semblable � la protonymphe. L'ouverture g�nitale appara�t l�g�rement report�e en avant; elle est entour�e de 2 paires de palpes g�nitaux et de 3 paires de soies. Les pattes sont pourvues de davantage de soies. Entre la protonymphe et la deutonymphe hom�omorphe peut s'intercaler un stade suppl�mentaire, dit hypope, qui appara�t soit comme hypope mobile, soit comme hypope immobile.
Deutonymphe h�t�romorphe (= hypope)
a) Hypope mobile (Pl. VIII, fig. 1, 2, 6; Pl. XI, fig. 5-6; Pl. XVI, fig. 3-6)
L'hypope mobile est caract�ris� par une morphologie tr�s particuli�re. Le corps est aplati, le dos �tant recouvert de 2 boucliers. Les pi�ces buccales sont atrophi�es, ce qui exclut le pr�l�vement de nourriture. A l'extr�mit� ant�rieure, on observe ventralement un organe en forme de langue muni de quelques soies de diff�rentes longueurs. Le caract�re le plus frappant est la grande plaque adh�sive � l'extr�mit� post�rieure ventrale, munie de 8 ventouses dispos�es en trois rang�es. A l'aide de cet organe, l'hypope mobile se maintient solidement sur des insectes ou d'autres animaux, se laissant v�hiculer par eux.
b) Hypope immobile (Pl. VIII, fig. 3; Pl. XVIII, fig. 2)
La protonymphe peut aussi se d�velopper en un hypope immobile, ce qui se produit toutefois plus rarement et d�pend aussi de certaines conditions de milieu. Cette �volution ne se manifeste pas chez les esp�ces de tous les genres. Des hypopes immobiles apparaissent, par exemple, chez les repr�sentants des genres Acarus et Glycyphagus. Ils sont, comme les hypopes mobiles. aplatis, ovales, mais poss�dent des pattes r�duites qui ne leur permettent que de faibles d�placements ou qui ne sont pas fonctionnelles. La plaque adh�sive est atrophi�e (Acarus gracilis, Acarus immobilis, Lepidoglyphus destructor) ou absente dans les cas extr�mes. L'hypope immobile peut finalement rester � l'�tat de kyste � l'int�rieur de la protonymphe, sans devenir libre (Glycyphagus domesticus) Il est extraordinairement r�sistant aux conditions d�favorables de milieu et peut subsister vivant des mois durant, voire des ann�es.
Adultes. Femelle: Les plus importants caract�res morphologiques des femelles sont: la grande ouverture g�nitale qui se trouve entre les coxae III et IV, les quatre paires de soies adanales et les deux paires postanales, la pr�sence d'un orifice ou d'un tube copulateur � l'extr�mit� post�rieure du corps.
M�le: Les m�les sont g�n�ralement plus petits et plus �lanc�s que les femelles et s'en distinguent normalement par les caract�res suivants: une ouverture g�nitale avec p�nis et renforcement scl�rotinis� entre les coxae IV, puis, imm�diatement en arri�re, l'orifice anal qui peut pr�senter deux ventouses de part et d'autre de son extr�mit�. Les tarses IV sont �galement munis de deux ventouses. Ces ventouses anales et tarsales servent � retenir la femelle lors de la copulation. Elles sont absentes chez quelques repr�sentants des Acaroidea, ainsi par exemple chez les Carpoglyphus et les Gohieria.
Polymorphisme des m�les: Chez les repr�sentants de quelques genres, par exemple Caloglyphus, Rhizoglyphus et Schiwiebea, se manifeste un remarquable polymorphisme des m�les, qui ne doit pas �tre confondu avec le dimorphisme sexuel normal. A c�t� des m�les hom�omorphes, dont les pattes sont normalement constitu�es comme celles des femelles, peuvent appara�tre, selon la terminologie de TUERK et TUERK (1957), des m�les Bi-, h�t�ro- et pl�omorphes, soit seuls, soit avec des m�les hom�omorphes. Ils se distinguent des femelles et des m�les normaux, soit seulement par de plus longues soies du corps (bimorphes), soit par des pattes III nettement plus renfl�es dont les tarses sont transform�s en organes semblables � des ongles (h�t�romorphes). Enfin, il se peut que les soies du corps soient plus longues que celles des femelles et que les pattes III soient renfl�es (pl�omorphes). Les quatre types de m�les n'ont jusqu'� maintenant, jamais �t� observ�s chez une seule esp�ce.
Renseignements techniques
Les acariens doivent tout d'abord �tre s�par�s des produits infest�s, ce que l'on peut r�aliser, suivant le substrat et la quantit� disponible, � l'aide des entonnoirs de BERLESE (Pl. I, fig. l) utilis�s pour la r�colte des acariens du sol. Il est indiqu�, si l'on en a la possibilit�, de recourir � des entonnoirs de diverses grandeurs munis de tamis plus ou moins fins Avec un substrat tr�s fin, par exemple des produits c�r�aliers pulv�rulents, il est recommand� de d�poser sur le tamis une l�g�re couche d'ouate afin d'�viter que trop de particules tombent dans le r�cipient collecteur. La construction et l'utilisation des entonnoirs de BERLESE sont suffisamment connues pour que nous puissions nous dispenser de les d�crire Pour extraire de grandes quantit�s d'acariens des produits infest�s et y appr�cier avec exactitude la densit� de leurs populations, des m�thodes ont �t� d�crites et publi�es. Le plus souvent, il suffira, et cela sera n�cessaire lorsque les acariens sont morts, d'examiner les produits infest�s � l'aide d'un microscope st�r�oscopique. Les acariens seront captur�s � l'aide d'une fine aiguille, dont la pointe a �t� tremp�e dans de l'alcool ou de l'acide lactique, puis transf�r�s dans une petite soucoupe ou dans une goutte d'acide lactique � 50% sur un porte-objet Cette m�thode est suffisante pour l'appr�ciation qualitative d'une infestation et pour une estimation approximative de la densit� de l'attaque, si bien que l'on peut renoncer � une s�paration par lavage. En raison de leur petitesse et du grand nombre d'esp�ces difficiles � distinguer, les acariens ne sont pas d'une d�termination facile. Au mieux, on fera des pr�parations microscopiques dans un milieu sp�cial, la gomme au chloral de BERLESE (voir p. 13). Dans quelques cas, on pourra se contenter d'un examen rapide dans de l'acide lactique � 50%, apr�s que les animaux sous le couvre-objet auront �t� chauff�s avec prudence. Mais dans la majorit� des cas, on devra s'adresser � un sp�cialiste.
Liste syst�matique des plus importantes esp�ces d'acariens apparaissant dans les denr�es entrepos�es
Table de d�termination des acariens des denr�es entrepos�es les plus importants
(Pour la d�signation des r�gions du corps, etc., voir PI. VII, fig. 1 et 2)
1. Le tibia des pattes I et II porte, ins�r�e sur son c�t� dorsal, une longue soie sensorielle en forme de fouet qui, presque toujours, atteint l'extr�mit� du tarse (PI. VIII, fig. 4). Corps le plus souvent blanch�tre avec t�gument mou, souvent muni de longues soies
- Tibia des pattes I et II sans longue soie sensorielle en forme de fouet
2. De chaque c�t� du milieu du corps, un stigmate auquel fait g�n�ralement suite un p�ritr�me qui s'�tend fort en avant (Pl. 1, fig. 4) ............... Gamasida
Repr�sentants de familles et de genres les plus divers. pour la plupart pr�dateurs d'acariens nuisibles aux denr�es, mais aussi consommateurs de moisissures.
- Les deux stigmates et les p�ritr�mes adjacents dans la partie ant�rieure du corps. Palpes tr�s d�velopp�s, fortement pro�minents, semblables � des pattes ravisseuses (Pl. V, fig. 1) .............................................................. Cheyletidae 3
Pr�dateurs d'insectes et d'acariens nuisibles aux denr�es entrepos�es. Divers genres et esp�ces dont seuls les plus fr�quents peuvent �tre mentionn�s.
3. Avec des yeux. Pattes ant�rieures tr�s longues, � leur extr�mit� d�pourvues d'ongles et de lobes adh�sifs. Rouge�tre. Lg. 0,3-0,6 mm. (Pl. V, fig. 2)............................ Cheletomorpha lepidopterorum (SHAW 1794)
Vit de petits insectes et d'acariens, en particulier d'acariens myc�tophages en compagnie desquels on le rencontre.
- Sans yeux. Pattes ant�rieures pas anormalement longues, avec deux ongles � leur extr�mit�
4. Tarses des palpes avec une soie pectin�e. Corps rouge-orange, long d'environ 0,5-0,6 mm. M�le avec palpes maxillaires tr�s longs (Pl. V, fig. 4 et Pl. VI, fig. 6)............... Acaropsellina docta (BERLESE, 1886)
Dans les denr�es entrepos�es, comme pr�dateur de petits insectes et d'acariens, ainsi que de leurs oeufs.
- Tarse des palpes avec deux soies pectin�es. Corps incolore � jaun�tre
5. Ongle tibial des palpes avec trois tubercules � sa base. Corps jaun�tre, long de 0,35-0,45 mm. (Pl. Vl, fig. 3) ....................... Cheyletus trouessarti OUDEMANS, 1902
M�me genre de vie que l'esp�ce pr�c�dente.
- Ongle tibial des palpes avec un ou deux tubercules � sa base
6. Ongle tibial des palpes avec normalement un seul tubercule � sa base (Pl. Vl, fig. 2). Sur le tarse de la premi�re paire de pattes, solenidion nettement �largi � sa base (Pl. Vl, fig. 5). F�mur de la quatri�me paire de pattes avec une soie. Corps jaun�tre, long de 0,3-0,6 mm ....................................... Cheyletus malaccensis OUDEMANS, 1903
M�me genre de vie que les deux esp�ces pr�c�dentes.
- Ongle tibial des palpes avec normalement deux tubercules � sa base (Pl. Vl, fig. 1). Sur le tarse de la premi�re paire de pattes, solenidion cylindrique et mince (Pl. Vl, fig. 4). F�mur de la quatri�me paire de pattes avec deux soies. Corps incolore, long de 0,45-0,62 mm... Cheyletus eruditus (SCHRANK, 1781)
Esp�ce de Cheyletus la plus fr�quente dans les denr�es entrepos�es Vit principalement comme pr� dateur d'acariens myc�tophages et de petits insectes.
7. Surface du corps avec un fin r�seau squamiforme ou avec des champs ray�s longitudinalement (Pl. XIV, fig.4 et 5). Deux soies particuli�rement longues � l'extr�mit� post�rieure du corps (Pl. XIV, fig. 1)
- Surface du corps le plus souvent lisse et brillante ou recouverte de fines papilles qui lui conf�rent un aspect mat. A l'extr�mit� du corps, au moins quatre tr�s longues soies, ou bien seulement de courtes soies
8. Surface du corps finement stri�e longitudinalement et simultan�ment divis�e en champs transversaux irr�guliers (Pl. XIV, fig.4). Les soies he sont beaucoup plus longues que les tr�s courtes soies hi (Pl. XIV, fig.1). M�le sans ventouse anale. Lg.0,27-0,34 mm....... Suidasia nesbitti HUGHES, 1948
Dans le son de froment et divers autres sons, ainsi que dans le riz.
- Surface du corps sans stries longitudinales; le plissement de la cuticule lui conf�re un aspect �cailleux (Pl. XIV, fig. 5). Les soies he et hi sont courtes et presque semblables. M�le avec deux grosses ventouses anales aplaties. Incolore. Lg.0,29-0,36 mm.......... Suidasia medanensis OUDEMANS, 1924
Dans le son de riz, les arachides, les pois, etc.
9. Sur le dos, entre les 2e et 3e paires de pattes, un sillon transversal (Pl. VII, fig. 1 et 2: qu).
- Sur le dos, pas de sillon entre les 2e et 3e paires de pattes
10. Corps bien scl�rotinis�, brun-ros�; t�gument des faces dorsale et ventrale marqu� de fossettes. Base des articles des pattes finement et longitudinalement c�tel�e (Pl. XVIII, fig.4-6). Lg.0,3-0,42 mm ................. Gohieria fusca (OUDEMANS, 1902)
Dans les denr�es c�r�ali�res, la farine, le son, le riz, souvent en grand nombre.
- Corps faiblement scl�rotinis�, jaun�tre ou blanc; t�gument des faces dorsale et ventrale sans fossettes. Base des articles des pattes lisse
11. Soies du corps longues, nettement plumeuses. Femelle avec un tube copulateur � l'extr�mit� de son corps (Pl. XVII, fig. 5). Surface du corps mate, munie de petites papilles.
- Soies du corps le plus souvent courtes et lisses. Femelle sans tube copulateur � l'extr�mit� de son corps
12. Toutes les soies du corps courtes. Ch�lic�res grandes et fortes. R�gion g�nitale de la femelle anormalement large. Sur la partie ant�rieure du corps, pas d'organes semblables � des yeux simples (Pl. XIX, fig. 1,2). Corps rose, long de 0,25-0,4 mm.................Chortoglyphus arcuatus (TROUPEAU, 1879)
Nuisible aux produits entrepos�s d'origine v�g�tale les plus vari�s, tels que bl�, seigle, avoine, semences de tr�fle incarnat, de pavot et de gramin�es, aliments pour volailles, d�chets de soja, r�sidus farineux, paille de liti�re et paille hach�e.
- Quatre tr�s longues soies � l'extr�mit� du corps. R�gion g�nitale de la femelle normale. Tous les stades de d�veloppement poss�dent dorsalement, de chaque c�t� de la partie ant�rieure du corps, un petit organe semblable � un oeil simple (Pl. XIX, fig. 3). Lg. 0,35-0,44 mm. Corps incolore, vitreux Acarien du pruneau, Carpoglyphus lactis (LINN�, 1758) Connu sous le nom anglais de "dried fruit mite", cet acarien cosmopolite est un ravageurs important des fruits secs, tels que pruneaux, raisins, p�ches, abricots, figues. bananes, dattes, etc.
13. Article terminal des pattes avec une longue �caille ventrale dens�ment velue (Pl. XVII, fig.2, 3). En avant, sur le dos, pas de crista metopica (Pl. XVII, fig.1). Corps blanch�tre, long de 0,35-0,55 mm ................................... Lepidoglyphus destructor (SCHRANK, 1781)
Souvent en tr�s grand nombre dans les substances v�g�tales et animales en d�composition, telles que c�r�ales, graines de lin, fruits secs, fourrages, riz, drogues, th�, fromage, etc.
- Article terminal des pattes sans �caille velue. En avant, sur le milieu du dos, une crista metopica (Pl. XVII, fig.5). Corps arrondi, blanch�tre, long de 0,3-0,75 mm..............Glycyphagus domesticus (DE GEER, 1778)
M�me genre de vie que l'esp�ce pr�c�dente.
14. Extr�mit� post�rieure du m�le avec appendice en forme de lobe nettement scl�rotinis� (Pl. XIII, fig. 1,3). Chez le m�le et la femelle, la pilosit� dorsale est incompl�te; sont absentes les soies sci, hi,d1 et d2 (comparer Pl. VII, fig.1 et 2)
- Extr�mit� post�rieure du m�le sans appendice caudal. Chez le m�le et la femelle, la pilosit� dorsale est compl�te
15. Appendice caudal du m�le arrondi et lisse (Pl. XIII, fig.3). Corps blanc laiteux � jaun�tre, ovale allong�, mesurant jusqu'� 0,6 mm de long et 0,27 mm de large...................Thyreophagus entomophagus (LABOULB�NE, 1852)
Dans les c�r�ales et produits c�r�aliers, les plantes m�dicinales s�ches, etc.
- Appendice caudal quadripartite, en forme d'�ventail (Pl. XIII, fig. l) Corps incolore, long de 0,45-0,52 mm Histiogaster carpio (KRAMER, 1881)
Occasionnellement en grand nombre dans les noix moisies.
16. Soies de la paire ve bien d�velopp�es, ins�r�es pr�s des angles ant�rieurs du bouclier propodosomal, � peu pr�s � la m�me hauteur que les soies vi (comparer Pl. VII, fig.1 et 2).
- Soies de la paire ve rudimentaires ou absentes; lorsque pr�sentes, ins�r�es lat�ralement � mi-hauteur du bouclier propodosomal, nettement en arri�re des soies vi
17. Pattes courtes et �paisses, munies de larges �pines. Soie ba du tarse de la premi�re paire de pattes transform�e en �pine (Pl. XII, fig.3 ba)
- Pattes plus longues et moins �paisses; �pines allong�es et plus �troites. Soie ba du tarse de la premi�re paire de pattes non transform�e en �pine
18. Soie supracoxale �troite. Soie sae � l'extr�mit� post�rieure du corps pas tr�s longue (Pl. X, fig.4). Corps incolore, brillant; pattes et ch�lic�res bruns. Lg. 0,6-1,0 mm.............Caloglyphus berlesei (MICHAEL, 1903)
Dans les denr�es entrepos�es humides et moisies, telles que froment, copra, graines de lin, arachides, haricots tonca, etc.
- Soie supracoxale large (Pl. XI, fig. 1). Soie sae � l'extr�mit� post�rieure du corps plus de deux fois plus longue que la soie d1 (Pl. XI, fig.2). Corps incolore, long de 0,4-0,8 mm...Cosmoglyphus oudemansi (ZACHVATKIN, 1937)
M�me genre de vie que l'esp�ce pr�c�dente.
19. Soie dorsale sci minuscule, de moins de 1/10 de la longueur de la soie sce (Pl. XII, fig. 2).
Corps ramass�. incolore. lisse et brillant. Lg. jusqu'� 1 mm ....... Rhizoglyphus robini CLAPAR�DE. 1869
Nuisible aux bulbes et racines de plantes � fleurs les plus diverses, aux oignons, pommes de terre, racines de froment, d'avoine, � la vigne, champignons, c�r�ales et � de nombreux autres v�g�taux pourris.
- Soie dorsale sci plus longue, atteignant environ 1/3 de la longueur de la soie sce (Pl. Xll, fig. 1). Corps incolore et brillant. Pattes brun-roux. Lg. env. 0,8 mm....................Rhizoglyphus echinopus (FUMOUZE & ROBIN, 1868)
M�me genre de vie que l'esp�ce pr�c�dente.
20. Toutes les pattes de la femelle se terminent par deux ongles. Chez le m�le, la 3e paire de pattes ne se termine pas par deux ongles, mais par deux grosses �pines (Pl. XV, fig.2 et 4)
Toutes les pattes de la femelle se terminent par un seul ongle. Chez le m�le, la 3e paire de pattes a la m�me structure que celle de la femelle
21. Soie dorsale d4 trois fois plus longue que la soie d3. Les premi�re et seconde paires de pat tes du m�le avec 2 ongles terminaux (Pl. XV, fig.2 et 3). Corps mat, de couleur cr�me, long de 0,4 -0,6 mm ...................... Lardoglyphus zacheri OUDEMANS, 1927
Sur produits d origine animale, tels que os, peaux, fourrures, d�chets d'abattoirs. Soies dorsales d3 et d4 � peu pr�s de m�me longueur. Les premi�re et seconde paires de pattes avec un seul ongle (Pl. XV, fig.6). De m�me couleur et grandeur que l'esp�ce pr� c�dente, mais corps un peu plus arrondi.......................................... Lardoglyphus konoi (SASA & ASANUMA, 195-1)
M�me genre de vie que l'esp�ce pr�c�dente.
22. Chez le m�le adulte, le f�mur de la premi�re paire de pattes pr�sente, sur son c�te inf�rieur, une forte �pine tr�s frappante (Pl. Vll, fig. 2). Extr�mit� du corps des deux sexes avec 4 longues soies; soies dorsales (d1-d4) courtes. (Pl. Vll, fig. I et 2) ................ Acarus
L'esp�ce la plus commune, A. siro LINN�, 1758 ou �mite de la farine� est un ravageur typique des denr�es entrepos�es. Elle se d�veloppe dans les c�r�ales les plus diverses ainsi que dans les produits c�r�aliers, mais aussi dans d'autres denr�es amylac�es, dans le fromage, le foin, etc. Lg. 0,4 mm. Au complexe A. siro se rattachent d'autres esp�ces difficiles � distinguer et dont l'identification n�cessite le recours � une litt�rature sp�cialis�e.
M�le sans fort appendice sur le f�mur de la premi�re paire de pattes. Corps des deux sexes avec de nombreuses longues soies.
23. Les soies dorsales sci sont plus courtes que les soies dorsales sce. Pattes et ch�lic�res brun-roux. Corps incolore, long de 0,48 0,67 mm...................................... Aleuroglyphus ovatus (TROUPEAU, 1878)
Souvent en grand nombre dans le son, le froment, la farine et les aliments pour volaille. Les soies dorsales sci sont plus longues que les soies dorsales sce. Pattes et ch�lic�res incolores
24. La soie dorsale la est plus de deux fois plus longue que la soie dorsale d,. Corps transparent, presque incolore, long de 0,45-0,70 mm (Pl. IX, fig.6)......................... Tyrolichus casei OUDEMANS, 1910
Dans les c�r�ales, la farine humide, le fromage, etc.
La soie dorsale la est � peu pr�s aussi longue que la soie dorsale d, (Pl. IX, fig.2). Corps tr�s semblable � celui de l'esp�ce pr�c�dente. Lg. 0,3-0,4 mm........................Tyrophagus putrescentiae (SCHRANK, 1781)
Quelques autres esp�ces du genre Tyrophagus peuvent appara�tre dans les denr�es entrepos�es. Leur identification n�cessite le recours � une litt�rature sp�cialis�e. T. putrescentiae est de loin l'esp�ce la plus fr�quente. Elle est cosmopolite et peut causer de grands d�g�ts. On la trouve en particulier dans les graines de lin, les oeufs en poudre, les arachides, le jambon, le fromage, la farine de hareng, le copra, les bananes dess�ch�es. le froment, l'avoine, l'orge et la farine. D'autre part, les abricots et champignons dess�ch�s, le poivre de Cayenne, le son de froment et beaucoup d'autres denr�es peuvent �tre fortement attaqu�es et rendues impropres � la consommation.
Denr�es entrepos�es et listes des acariens que l'on y rencontre
Les acariens que l'on peut s'attendre � trouver dans les denr�es entrepos�es sont cit�s dans les listes suivantes dans un ordre tel que les esp�ces les plus fr�quentes, � savoir celles sur lesquelles on peut avant tout compter lors de l'examen d'un �chantillon, figurent en t�te de chacune d'elles, les autres dans l'ordre de leur fr�quence. A la fin de chaque liste sont ainsi mentionn�es les esp�ces que l'on observe le plus rarement dans les produits consid�r�s. Ravageurs et pr�dateurs sont class�s s�par�ment et chaque fois dans l'ordre de leur fr�quence.
C�r�ales et produits c�r�aliers, foin, semences de gramin�es herbag�res
C�r�ales et produits c�r�aliers, foin, semences de gramin�es herbag�res - continue
C�r�ales et produits c�r�aliers, foin, semences de gramin�es herbag�res - continue
C�r�ales et produits c�r�aliers, foin, semences de gramin�es herbag�res - continue
Fig. 1 et 2. Blattisocius tarsalis
Fig. I et 2. Uroobovella marginata
Fia. 1-3. Gnathosoma en vue dorsale de:
Fig. 1. Acarus siro, hypope mobile, vue dorsale:
Fig. 1 - 4. Tyrophagus putrescentiae
Fig. 1 - 6. Cosmoglyphus oudemansi:
Fig. 1. Rhizoglyphus echinopus
Fig. 1 - 4. Lardoglyphus zacheri
Fig. 1-3. Lepidoglyphus destructor:
Fig. 1 et 2. Lepidoglyphus destructor:
Fig. 1 et 2. chortoglyphus arcuatus