D'un point de vue �conomique, et sur le plan de la protection des ressources naturelles, il est beaucoup plus raisonnable de prot�ger les r�coltes contre les pertes que d'investir pour une augmentation continue de la production agricole. Selon les enqu�tes effectu�es par la GTZ, 5 � 30 % des r�coltes de ma�s et de manioc en Afrique sont d�truits par les ravageurs des stocks apr�s 6 � 8 mois de stockage. Les pertes enregistr�es d�pendent du syst�me de stockage et de la pr�sence du Grand Capucin du Ma�s (GCM), ravageur particuli�rement dangereux. Selon les statistiques de la FAO, la production globale du ma�s en Afrique est de 36 millions de tonnes par an. Et si l'on consid�re que les trois quarts de la r�colte totale sont stock�s au niveau des paysans, la perte minimale enregistr�e s'�l�ve � 1.35 millions de tonnes tous les ans. Une grande partie de ces pertes peut �tre �vit�e en utilisant des mesures de lutte int�gr�e apr�s la r�colte.
La lutte int�gr�e post-r�colte au niveau paysan signifie la s�lection de mesures appropri�es en fonction du cas sp�cifique de chaque individu. La pr�vention des pertes � partir de la lutte int�gr�e post-r�colte associe la rentabilit� � la protection des ressources naturelles. Il y a diverses possibilit�s de r�duire ou d'�viter compl�tement l'utilisation des produits synth�tiques de protection des stocks. Il revient aux paysans et agents de vulgarisation d'analyser soigneusement les besoins avant de proc�der au choix qui convient le mieux � chacun. Des crit�res tels que la simplicit�, la disponibilit�, le co�t, la main-d'uvre doivent �tre toujours pris en consid�ration. Dans ce contexte, la brochure de vulgarisation a pour but d'apporter un appui � la lutte pour la r�duction des pertes post-r�colte et � lam�lioration de la s�curit� alimentaire.
Cependant, il y a une demande pressante pour des "technologies de lutte int�gr�e post-r�colte" toutes faites pouvant �tre transmises aux paysans par le canal d'une approche "descendante". De telles approches conna�tront invariablement d'�chec, parce qu'elles ne prennent pas en compte les conditions socio-culturelles et �conomiques qui varient suivant les cas. Le pr�sent d�pliant ne peut pr�tendre de remplir toutes ces conditions. Ii donne plut�t un aper�u global des m�thodes commun�ment utilis�es et des mesures de lutte contre le GCM et autres ravageurs des stocks, y compris la pr�vention du d�veloppement de la moisissure. Les m�thodes de lutte qui ne comportent pas l'utilisation des insecticides synth�tiques sont celles particuli�rement recommand�es dans cette brochure.
La protection post-r�colte am�lior�e permet aux paysans de tirer profit des fluctuations annuelles des prix sur le march� en vendant des produits de qualit� � un moment o� les prix sont �lev�s. Ce faisant, ils peuvent augmenter consid�rablement leurs revenus, car les fluctuations des prix sont souvent beaucoup plus importantes que la valeur mon�taire des pertes post-r�colte.
Le contenu du d�pliant est pr�sent� dans une matrice qui donne un acc�s tr�s facile aux informations pertinentes. Les �l�ments isol�s qui y sont inclus doivent �tre regroup�s par les utilisateurs du d�pliant en vue de concevoir des plans de protection int�gr�e des stocks qui r�pondent aux n�cessit�s, sus-mentionn�es.
Le d�pliant s'adresse, avant tout, aux agents vulgarisateurs et les sp�cialistes concern�s, qui sont les principaux transmetteurs des innovations en mati�re d'agriculture. Les m�thodes et mesures cit�es ci-dessous peuvent concerner diff�rents groupes cibles. Par cons�quent, les groupes cibles sont indiqu�s dans la matrice sous les abr�viations suivantes:
D D�cideurs
P Paysans
GS Gestionnaires de stocks
AP Applicateurs d'insecticides pour la protection des stocks
(commercial et priv�)
FR Femmes Rurales
Les chiffres indiqu�s dans la colonne "lnfo" se r�f�rent aux publications cit�es sous la rubrique Informations compl�mentaires" � la fin du d�pliant.
| N� | M�thodes et mesures | a) Potentiel pour application | b) Instructions et recommandations pour l'application | c) Effets sur les organismes cibles | d) Observations et combinaison avec d'autres mesures | Info | Groupes cibles | Consid�rations environnementales | ||||
| D | P | GS | AP | FR | ||||||||
| 1 | S�lection des vari�t�s tol�rantes | Ma�s entrepos�s en �pi avec spathes dans les syst�mes traditionnels de stockage. Pas d'information disponibles sur le manioc | Semer des vari�t�s dont les �pis sont compl�tement couverts par les spathes. Les vari�t�s traditionnelles remplissent g�n�ralement cette condition, mais de nouvelles vari�t�s pr�f�r�es par le paysan � cause de leur rendement �lev�. S�lectionner seulement les �pis non-endommag�s pour le stockage (voir mesure 5). | Les spathes couvrant la totalit� de l'�pi emp�chent nombre d'insectes ravageurs des stocks d'attaquer l'�pi de ma�s. | Les �pis compl�tement couverts subissent �n�ralement moins de dommages de la part du GCM et de la part des autres ravageurs. Cependant, ce ravageur n'est pas suffisamment contr�l� si cette m�thode n'est pas accompagn�e de mesures additionnelles telles que 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 11, 13, et 14 | X | X | Cette mesure n'a aucun effet n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine. | ||||
| 2 | P�riode de r�colte | Stocker le ma�s et le manioc dans toutes sortes de conditions | Ne pas r�colter avant la p�riode de maturit� physiologique, mais �viter �galement de faire une r�colte tardive. Le ma�s est bon pour �tre r�colt� lorsque les grains sont durs et vitr�s avec un point noir � la base. Quant au manioc, il est plus difficile de d�terminer la maturit�. Ici la maturit� est toujours fonction de la vari�t� | Lorsqu'il est r�colt� au bon moment, le mais est plus apte au stockage et r�siste mieux aux attaques geurs, y d'insectes et de moisissure. Le manioc donne meilleur rendement lorsqu'il atteint la maturit�. | Le ma�s qui est r�colt� avant la maturit� pourrit vite, tandis qu'une r�colte tardive conduit souvent aux attaques au champ par les ravacompris le GCM qui sera transport� au grenier ensemble avec la r�colte. Cette mesure est l'une des conditions sine qua non pour un bon stockage et va de pair avec toutes les autres m�thodes. | X | X | Cette mesure n'a aucun effet n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine. | ||||
| 3 | Despathage et �grenage | Le ma�s stock� dans des sacs ou dans des colte. Le stocker dans des conteneurs conteneurs herm�tiquement ferm�s | Despather et �grener soigneusement le ma�s imm�diatement apr�s la r�de protection, le herm�tiquement ferm�s (voir m�thode 10) ou y ajouter un insecticide recommand� sur les denr�es (voir m�thodes 12 et 13) et stocker le ma�s en sacs. | En �grenant et en utilisant des mesures additionnelles Ravageurs secondaires. Les grains endommaD�veloppement Ravageurs rest�s cach�s Dans les �pis (surtout le GCM) Peut �tre �vit�. | Eviter la cassure des grains � l'�grenage pour emp�cher l'attaque par la moisissure et les des g�s sont facilement attaqu�s par les insectes. Cependant, des mesures compl�mentaires de protection sont donc requises (voir 2, 4, 5, 6, 7, 8 9, 10, 12, 13 et 14). | X | X | Si des produits synth�tiques de protection des stocks sont utilis�s de fa�on compl�mentaire, se r�f�rer aux observations �num�r�es sous le n� 12. | ||||
| 4 | Un s�chage correct | Stocker le ma�s et les cossettes de manioc dans toutes sortes de conditions | Diff�rentes m�thodes telles que le s�chage en plein air ou des s�choirs solaires peuvent �tre utilis�es aussi bien pour le ma�s que pour les cossettes de manioc S�cher jusqu'� atteindre le seuil ae secunte en teneur en eau (ma�s: 13%, cossettes de manioc 12%) Remuer � intervalles r�guliers le produit mis au s�chage | Bien s�ch�, le mais ou les Cossettes de manioc ne Peuvent pas �tre facilement Attaqu�s par la moisissure qui peut produire des mycoToxines aangereuses. La Germination n'interviendra pas lorsque le mais est s�ch� � une temp�rature trop �lev�e. | Eviter un s�chage excessif du mals. La temp�rature maximum de s�chage des semences est de 45� C. Le ma�s destin� � la consommation peut �tre soumis � des temp�ratures allant jusqu'� 60� C. Des temp�ratures plus elevees entra�nent la perte de germination, la cassure des grains et la perte des vitamines. Un bon s�chage constitue une condition sinequa non pour toutes autres pratiques de stockage | X | X | X | Le s�chage au soleil et les structures de stockage et de s� chage n'ont aucun effet n�gatif sur lenvironnement Les bonnes pratiques de s�chage limitent les effets n�f astes cau s�s par les mycotoxi nes sur la sant�. | |||
| 5 | Triage et nenoyage des denr�es | Le ma�s et les cossettes de manioc sont stock�s dans toutes conditions possibles | S�lectionner seulement les �pis et grains de ma�s, ou les cossettes de manioc qui ne pr�sentent aucun d�g�t visible pour �tre stocker. A partir du vannage, s�parer toute sorte d'impuret�, y compris les insectes, issus des grains attaqu�s | Le triage et le nettoyage �liminent un grand nombre des insectes ravageurs venant du champ. | Tout en triant, faites scrupuleusement attention � toute sorte de d�g�ts: infestation par les insectes, moisissures et d�g�ts m�caniques. Les produits ayant subi de d�g�ts doivent �tre utilis� aussit�t que possible. Le triage et le nettoyage vont avec toutes autres m�thodes. | X | X | X | Ces mesures n'ont aucun impact n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine. | |||
| 6 | Nettoyage et r�paration des structures de stockage | Structures de stockage et r�cipients pour toutes sortes de denr�es | Enlever du r�cipient le reste des denr�es qui y �taient avant d'y stocker la nouvelle r�colte. Nettoyer soigneuse ment les r�cipients et les structures avec un balai. Boucher les trous et fissures sur les murs. D�gager la poussi�re, les ordures et les gros arbres se trouvant dans les alentours. Br�ler les ordures. | Le nettoyage et ia r�paration des structures de stockage �liminent les ravageurs et d�truisent leurs lieux de refuge. Le nettoyage des environs tient les rongeurs � l'�cart des greniers. | Les insectes se refugient souvent dans ce qui reste des vieux stocks ou dans les fissures et trous, et peuvent donc infester la nouvelle r�colte si aucune mesure d'hygi�ne n'est pratiqu�e lors du stockage. Les ordures doivent �tre br�l�es pour s'assurer de la destruction des tout petits insectes qui y sont refugi�s. Les rongeurs �vitent les lieux non prot�g�es, ouverts au vent. De telles mesures d'hygi�ne devraient toujours accompagner toutes autres m�thodes. | X | X | X | Ces mesures n'ont aucun effet n�faste sur l'environnement ou sur la sant� humaine. | |||
| 7 | Anti-rats | Greniers traditionnels construits sur des poteaux en bois | Enrouler suffisamment des feuilles de t�les assez larges autour de chaque poteau du grenier en vue d'obtenir une sorte de manche avec un minimum de 30 cm de longueur. Ces manches doivent �tre clou�es aux poteaux � une hauteur d'un m�tre du sol | Ces petites formules emp�chent les rongeurs de grimper les poteaux pour entrer dans les greniers. | Les mesures indiqu�es doivent �tre minutieusement observ�es, car beaucoup de rongeurs sont capables de sauter tr�s haut et franchir les obstacles pos�s tr�s bas. Les anti-rats peuvent compl�ter les mesures 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 13, et 14. | X | Cette mesure n'a aucun effet n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine | |||||
| 8 | Greniers en terre am�lior�s | Greniers traditionnels du genre "banco" | Pl�trer les surfaces internes et externes avec de la boue, pr�voir un couvercle et une ouverture � la base | Dans un "banco" am�lior�, la r�colte est mieux prot�g�e de toutes sortes de d�g�ts et la manipulation est ais�e. | Veiller � ce que le "banco" soit solidement construit pour pouvoir durer longtemps. Inspectez-le de fa�on r�guli�re pour d�tecter et r�parer imm�diatement tout d�faut �ventuel. Combiner avec les m�thodes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 1 1 , 1 2, 1 3, et 14 | X | X | Cette mesure n'a aucun impact n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine | ||||
| 9 | Produits locaux de protection des grains | Mais dans les greniers traditionnels. Aucune m�thode n'est connue en ce qui concerne les cossettes de manioc. | i)Ajouter
de la poussi�re min�rale dans des proportions
localement utilis�es ii) Ajouter du mat�riel d'origine v�g�tale (feuilles, poudres, huiles, cendres et autres) selon les coutumes locales iii) Enfumer le produit (ex avec du piment piquant) |
Nombre de m�thodes traditionnelles pour la protection des denr�es stock�es emp�chent ou r�duisent le d�veloppement des insectes ravageurs. | La plupart des m�thodes traditionnelles ne sont pas aussi efficaces qu'un traitement � base de produits synth�tique, mais elles contribuent, dans une certaine mesure, � la lutte contre les ravageurs de stock. Ces m�thodes, disponibles et moins ch�res, peuvent etre utilis�es en combinaison avec les m�thodes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 13, et 14. | 1 2 3 |
X | X | Les substances naturelles sont g�n�ralement saines pour l'environnement. Cependant, certains mat�riels v�g�taux peuvent �tre toxiques a l'homme. | |||
| 10 | Stockage hemm�tique | Stockage du ma�s bien s�ch� dans des zones arides et semi-arides. | Entreposer le ma�s dans des tonneaux d'huile bien propres ou r�cipients similaires et les fermer herm�tiquement. Garder ces r�cipients dans des lieux ombrag�s, de pr�f�rence dans les chambres | Les insectes ravageurs se trouvant dans les r�cipients meurent tr�s vite pour raison d'intoxication par le dioxyde de carbone | Cette m�thode est particuli�rement recommand�e dans les zones s�ches. Si le mals est trop humide, la condensation intervient par suite des changements de temp�rature et il en r�sulte un grand risque de pourriture. Utiliser cette m�thode ensemble avec 2, 3, 4, 5,13, et 14 | X | X | Cette mesure n'exerce aucun effet n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine | ||||
| 11 | Lutte biologique avec Teretriosoma nigrescens (Tn) | Lutte contre le GCM dans les greniers � maTs et cossettes de manioc | Le col�opt�re pr�dateur Tn, un ennemi naturel, introduit � partir de l'Am�rique Centrale, est l�ch� dans les zones infest�es par le GCM par des agents qualifi�s en protection des v�g�taux. L'insecte b�n�fique se multiplie et se disperse de lui m�me et cherche activement le GCM dont il se nourrit exclusivement. La campagne de l�cher comprend la prospection des populations du GCM, l'importation et l'�levage en masse de Tn, la r�p�tition des l�chers dans les zones � fortes populations du GCM et des �tudes de suivi pour �valuer l'impact. En Afrique de l'Ouest (Togo), les pr�paratifs pour la lutte biologique contre le GCM ont commenc� en 1990. | Les larves et adultes de Tn s'attaquent au GCM dont les populations sont consid�rablement diminu�es. Cet insecte b�n�fique retrouve activement les greniers infest�s par le GCM. Tn trouve la plupart de ses proies en milieu naturel, o� le GCM est souvent pr�sent dans les bois. | La lutte biologique contre le GCM est une t�che des autorit�s nationales de la protection des v�g�taux. Les paysans en tirent profit, mais sans frais ou travaux additionnels. Pour garantir un succ�s assur�, l'efficacit� de Tn et ses caract�ristiques non nuisibles ont �t� pr�alablement �tudi�es avant son importation vers l'Afrique. Apr�s les premiers l�chers en 1991, la dispersion active de Tn, ses effets sur les populations du GCM et une remarquable diminution des pertes dans les greniers de ma�s ont �t� �valu�s et confirm�s. La lutte biologique va avec les m�thodes 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 13 et 14. | 4 5 6 7 |
X | X | La lutte biologique contre le GCM contribue � la r�duction de la quantit� d'insecticide utilis�e pour la protection des denr�es stock�es. Cette lutte a ainsi des effets positifs sur l'environnement et la sant� humaine. Des tests ont d�montr� que Tn ne cause pas de d�g�ts aux denr�es stock�es et ne constitue pas une menace aux insectes b�n�fiques (ex: abeilles) ou � la faune d'insectes Indig�nes. | |||
| 12 | Application de produits synth�tiques de protection des stocks | i)
Mais � stocker pour une plus longue p�riode (plus de 3
� 4 mois) ii) Greniers, r�cipients de stockage et sacs propices pour la protection du mais �gren�, et dans une moindre mesura IPC �pis avec spathes dans les greniers ruraux. Excellents pour la protection des semences |
i)
Egrener le ma�s et le traiter avec un insecticide
recommand� et selon les instructions du fabricant. En
Afrique de l'Ouest, le sofagrain et l'Actellic super sont
les produits disponibles pour la protection du ma�s
stock�. Ajouter au ma�s la dose of ficiellement
recommand�e de la poudre insecticide et m�langer
correctement. Suivre attentivement les instructions de
s�curit�. Ne pas essayer des dosages plus fortes ou
trop faibles ou des produits tels que les protecteurs de
semence pour traiter le ma�s destin� � la consommation
ii) Avec une l�g�re couche de l'insecticde des denr�es stock�es, traiter les murs int�rieurs des greniers, des r�cipients ou sacs de stockage |
En raison de leur effet nocif efficace et r�manent, les produits synth�tiques offrent une bonne protection contre les insectes ravageurs du ma�s stock� . | Les insecticides synth�tiques peuvent �tre Recommand�s lorsque leur application est Economiquement avantageuse pour les paysans. Et c'est seulement le cas du stockage allant au-del� de 3 � 4 mois. Acheter seulement la quantit� d'insecticide requise pour une saison chez un vendeur agr�� et l'utiliser assezt, �tant donn� que ces produits ne sont efficaces que pour une p�riode tr�s courte. Ne pas accepter les vieux produits, les emballages sales ou d�chir�s ou encore des produits grumuleux. Le succ�s du traitement d�pend aussi bien d'un dosage proportionnel que de la distribution du produit. L'effet est nettement meilleur ce sur le ma�s �gren�. Le. traitement du ma�s en �pi donne des r�sultats peu satisfaisants. La combinaison du traitement � base d'insecticide avec les mesures 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 13, et 14 est recommand�e. Quant au manioc, aucune technique d'application satisfaisante n'est encore d�velopp�e jusque-l�. | 8 9 10 11 |
X | X | X | Si des produits synth�tiques de protection des stocks sont appliqu�s par des paysans sans exp�rience, il y a de grands risques aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs qui pourraient �tre intoxiqu�s par des dosages ou des produits inappropri�s. Pendant l'application, il peut y avoir pollution du sol ou l'eau de la terre. Si l'application est faite conform�ment aux instructions, les risques sont alors tr�s minimes. | ||
| 13 | Division de la r�colte | Le ma�s pour la consommation du foyer et pour la vente. | Cette m�thode est bas�e sur le syst�me de division de la r�colte en deux parties: l'une pour la consommation familiale, allant de 3 � 4 mois de conservation, et l'autre pour un stockage � plus longue dur�e. La premi�re partie de la r�colte n'est pas trait�e avec un insecticide synth�tique, car les insectes des denr�es stock�es ne causent pas de d�g�ts majeurs pendant cette p�riode. Seule la seconde partie de la r�colte est �gren�e et trait�e selon les instructions ci-haut mentionn�es (1 2b). Suivre �galement les remarques faites au 5d. | La division de la r�colte avant l'application d'insecticide offre un maximum de protection pour le mais stock� et pendant une longue p�riode, suivant les m�mes principes comme ceux d�crits au 12 c). | La division de la r�colte est particuli�rement int�ressante pour les paysans qui veulent vendre le surplus de leur ma�s ult�rieurement, lorsque les prix sont tr�s �lev�s. Ils peuvent ainsi traiter seulement la partie de la r�colte destin�e � la vente et gagner consid�rablement � r�duire le co�t du traitement, �tant donn� que la part du ma�s r�serv�e � la consommation au foyer est stock�e dans des conditions traditionnelles. Les combinaisons avec 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9. 10, 11, et 14 sont possibles. La m�thode 12 fait toujours partie de la division de la r�colte. | 8 | X | X | X | La division de la r�colte Contribue consid�rablement � la r�duction de l'utilisation des insecticides. En ce qui concerne les risques, se r�f�rer � la m�thode 12. | ||
| 14 | Surveillance du grenier et des denr�es | Toutes structures de stockage et denr�es stock�es | Inspecter r�guli�rement, au moins une fois par semaine, les espaces de stockage, ies greniers ou r�cipients, y compris les alentours et les denr�es stock�es. Surveiller sp�cialement les indices de d�g�ts aux structures du stockage tels que le toit qui coule, ce qui pourrait exposer les denr�es � l'humidit� ou aux ravageurs. Surveiller les traces de pr�sence des rongeurs, des insectes ravageurs vivants et le d�veloppement de la moisissure. | La surveillance n'a aucun impact direct sur les organismes ravageurs. Cependant, la d�tection p�riodique aussi bien des d�g�ts aux structures de stockage que de la pr�sence des ravageurs augmente l'impact de n'importe quelle mesure de pr�vention des pertes. | Chaque fois qu'un d�g�t aux structures de stockage est d�cel�, le r�parer imm�diatement afin d'�viter la progression du d�g�t sur le grenier et son contenu. La pr�sence des rongeurs peut �tre d�tect�e � partir de leurs crottes, les traces des objets rong�s, les grains r�pandus, etc. Souvent, on peut observer directement les insectes, surtout au cr� puscule. En cas d'infestation, prendre des mesures imm�diates pour emp�cher l'augmentation des pertes (ex: s�chage, nettoyage, mise en vente rapide). La surveillance va de pair avec toutes autres mesures. | 11 | X | X | X | Cette mesure n a Aucun effet n�gatif sur l'environnement ou sur la sant� humaine. | ||
Des d�pliants sp�ciaux de vulgarisation et des brochures sur certaines des mesures cit�es dans cette matrice ont �t� publi�s par ce projet (et d'autres projets) post-r�colte de la GTZ. Ils sont �num�r�s ci-dessous dans la colonne "lnfo" de la matrice. Ces publications peuvent �tre obtenues gratuitement � partir des adresses indiqu�es dans la pr�face de ce d�pliant. Les langues dans lesquelles elles sont disponibles sont indiqu�es entre parenth�ses.
Elabor� par:
GTZ/Tanzanie, Projet de Lutte Int�gr�e contre
les Ravageurs des Stocks Minist�re de l'Agriculture/Protection
des V�g�taux
M. Y. B. Nyakunga/M. W. Riwa
P.O. Box 9071,
Dar es Salaam
et
L'Agence de Coop�ration Technique Allemande
(GTZ) GmbH
Projet "Lutte Int�gr�e contre le Grand Capucin du ma�s
dans les Syst�mes d'apr�s r�colte des petits paysans"
M. Albert Bell, OE 4232
Posffach 5180
D-65726 Eschborn
Germany
E-Mail: albert.bell@gtz.de
Avec la contribution de:
Otto M�ck, Consultant en Post-r�colte, Hamburg, FRG
Traduit de l'Anglais vers le Fran�ais et adapt� aux conditions de l'Afrique de l'ouest par: Sylvain Anato et Hippolyte Affognon, IITA Benin
Financ� par:
Bundesministerium f�r wirtschaftliche Zusammenarbeit und
Entwicklung
Le Minist�re Allemand de la Coop�ration Economique et du D�veloppement
Organisme des mesures de lutte int�gr�e pour protection des denr�es stock�es